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- 24 juillet 1998

Loko pour le plaisir

REVENANT. Dans un Paris-SG nouvelle époque, pour sa quatrième saison au club, l'attaquant international compte bien effacer les frustrations engrangées ces derniers mois. Le voisinage de son ancien complice nantais, Nicolas Ouédec, devrait l'y aider.

"Je n'en ai pas encore fini de mon expérience avec le Paris-Saint-Germain." La déclaration ne recèle ni violent désir de revanche personnelle, ni quête acharnée de rachat à tout prix. Pas de poing serré et haut levé; au contraire, toujours cette douceur qui coule du regard. Patrice Loko se veut simple joueur professionnel au cœur de l'été, prêt à entamer une nouvelle saison. "Ma quatrième avec le PSG, déjà. Le temps est passé si vite... "

Le très court silence qui suit englobe les mois de troubles personnels mais aussi les soixante quinze matches de Championnat disputés et, surtout, les diverses Coupes engrangées chaque année. "Cette fois, j'espère bien accrocher le titre de champion. Pour l'avoir remporté avec Nantes, je sais quelle joie il procure. C'est mon objectif principal." Pour l'atteindre, il ne sera plus entouré de Rai, de Guérin, de Le Guen, de Fournier (en partance), ou de Ricardo et de Bats, autant de grognards parisiens qui ont migré plus ou moins de bon gré. "C'est vrai, avec Francis (Llacer) et Bernard (Lama), je suis l'un des plus anciens de l'effectif. Pour autant, je ne me considère pas comme faisant partie des meubles. J'ai encore des choses à prouver. "
La saison dernière, Patrice Loko n'a participé qu'à dix rencontres de championnat (aucun but inscrit), la plupart du temps en situation de remplaçant. "Les deux ou trois derniers mois, c'est vraiment devenu pesant. Ma blessure était guérie et je me sentais capable d'apporter quelque chose à l'équipe Enfin, il faut accepter le choix de l'entraîneur."
Justement, l'intéressé est reparti au Brésil. Pour Loko, cette grande lessive décidée par le PSG est l'occasion de donner un nouveau souffle au club. "C'est marrant, j'ai l'impression d'avoir été transféré ! Les structures, les lieux sont identiques, mais les têtes sont quasiment toutes nouvelles, dans le staff, chez les dirigeants et chez les joueurs. Le PSG prend un nouveau départ et, grâce à ce rajeunissement, l'équipe va gagner en enthousiasme. Cette politique va nous donner un second souffle et nous permettre de sortir du train-train qui nous a parfois freiné la saison passée." La remarque le concerne directement. Le milieu et le public attendent de retrouver le Loko jaillissant des heures nantaises. A Paris, ses coups d'éclat ont été trop rares, quoique marquants (NDLR : un triplé contre AEK Athènes en mars 1997, un autre contre Nice le mois suivant. Lui-même ne se rappelle plus son dernier but en match officiel (le 13-8-97 contre Steaua Bucarest).

Le mois prochain, il bouclera donc une triste année sans avoir vécu cette sublime fulgurance réservée aux buteurs de calibre. "Ça me manque. Un attaquant ne s'habitue jamais à ne plus marquer. En fait, je suis en manque des plaisirs du football : se concentrer avant un match, courir, dribbler et, bien sûr, marquer.". Pour assouvir ces besoins, l'ex-Nantais, vingt-huit ans, devra d'abord surmonter la concurrence. Le départ prévisible de Marco Simone devrait lui libérer une place au côté de Ouédec, son ami des heures canarie. Mais le brésilien Adailton et le jeune Laurent Leroy sont ambitieux. Pour l'heure, une entorse à la cheville droite a privé Patrice Loko de trois des quatre premières parties amicales du Paris-SG, mais il devrait être sur pied pour affronter l'Athletic Bilbao samedi, à Evry-Bondoufle.

"Le discours de Giresse m'a rassuré"

"De toute façon, comme la préparation est pour l'instant essentiellement axée sur le foncier, il est trop tôt pour présager des choix offensifs d'Alain Giresse. En tout cas, son discours m'a rassuré. Il préconise un football d'attaque avec prise de risques. Avec lui, les attaquants devront tenter, provoquer pour pratiquer un football digne de Paris.". A ce sujet, persuadé de retrouver des automatismes si longuement usinés à la Jonelière, il attend avec impatience d'être associé à Nicolas Ouédec afin de donner de la vie aux futures offensives parisiennes.

Concentré sur la saison à venir, Patrice Loko ne pourra toutefois jamais compenser les tonnes d'extase et de gloire récemment engrangées par vingt-deux Bleus devenus illustres pour la vie. La Coupe du monde, les exploits de ses camarades de promotion, il les a vécus sur les bords de la Méditerranée. Malgré une présence de vingt-sept minutes contre l'Angleterre lors du Tournoi de France en 1997, le parisien n'a jamais entretenu l'illusion de figurer dans la sélection définitive d'Aimé Jacquet. "Dans la mesure où je ne jouais pas en club, je ne pouvais pas y prétendre. C'est triste car, en 1993, j'étais dans le groupe et je m'étais dit que je jouerais la prochaine Coupe du monde."
Il parle sans émotion apparente, simplement reconnaît-il qu'à l'évocation de l'âge de Thierry Henry, il prend un léger coup de vieux. Mais, pour lui, ce n'est pas le plus crucial. Il veut d'abord retrouver le jeu et le plaisir qu'il procure. Des mots qui reviennent sans cesse dans sa bouche.

Christophe LARCHER

 

- 15 septembre 1998

Simone, partenaire particulier

CURIOSITE. Que ce soit Patrice Loko ou Nicolas Ouédec, les attaquants parisiens, à l'image de Florian Maurice la saison dernière, éprouvent beaucoup de peine à exister aux côtés du virevoltant Italien Marco Simone. La faute à leurs propres insuffisances, à un collectif encore en rodage, ou au talent égoïste de l'Italien ? Eléments de réponse.

Le PSG version Biétry-Giresse n'a certes plus grand-chose à voir avec le PSG tendance Denisot-Ricardo-Bats. N'empêche, Marco Simone est resté. Et, avec lui, ce mal inconnu qui frappe immanquablement le deuxième attaquant titulaire du club de la capitale. Si l'italien marque des buts, son partenaire en pointe, quel qu'il soit, reste muet. Comme si l'indéniable talent du premier annihilait celui du ou des joueurs qui l'entourent. En cinq matches de Championnat - et même s'il est encore trop tôt pour crier à là sorcellerie -, le beau Marco a froissé les filets à trois reprises. Ouédec, Loko et Adailton, qui n'a certes joué que cinq minutes contre Lorient (4e journée), avancent, quant à eux, le même pauvre bilan : zéro but !
A titre de comparaison, les attaquants des autres équipes candidates aux places d'honneur du Championnat ont pratiquement tous inscrit au moins un but. A Bordeaux, Wiltord et Laslandes ont marqué. A Marseille, Ravanelli, Maurice et Dugarry en ont fait autant. A Monaco, Henry, Ikpeba, Spehar et Trezeguet aussi. A Lens, pareil pour Nouma, Vairelles et Smicer.
Le phénomène parisien passerait presque inaperçu si Florian Maurice n'avait pas rencontré pareille mésaventure la saison passée. Tandis que l'Italien flambait en Championnat et passait à juste titre pour le Zorro parisien des finales de Coupes de France et de la Ligue, Maurice, lui, comptait à chaque match ses ballons exploitables sur les doigts d'une seule main et finissait péniblement sa saison avec sept buts au compteur. Faible pour un candidat au Mondial.

Un improbable exploit individuel

Du coup, l'ex-Lyonnais a quitté le PSG pour Marseille sans le moindre regret. "Footballistiquement parlant, il valait mieux que je quitte Paris, déclarait-il en début de saison. J'avais l'impression que mes partenaires jouaient de moins en moins avec moi au fil des semaines. Entre deux solutions devant - Marco Simone ou moi -, ils choisissaient systématiquement Marco. "
Rebelote cette saison. Seul le nom des acteurs a changé. Vendredi dernier à Nancy (0-0), c'est Patrice Loko qui s'y est collé. Titularisé d'entrée, le joueur a multiplié les courses et les appels de balle pour un bien maigre butin. Combien de fois a-t-il été sollicité dans de bonnes conditions ? Aucune, ou presque. Loko n'a pas frappé une seule fois au but en soixante-dix­huit minutes de jeu (il fut remplacé par Ouédec qui, lui, tenta une fois sa chance d'un tir écrasé sans danger). Et s'il a quand même touché le ballon, c'était soit pour le remettre en retrait, soit pour le dévier en direction d'un partenaire. Triste soirée, même si on ne peut pas dénigrer le travail d'usure et de pressing - aussi ingrat soit-il - du Français dans la gueule d'une défense lorraine aux dents acérées. Mais ce n'était quand même "que" Nancy.
Simone, lui, a donné le toumis à ses adversaires directs et aurait pu marquer sur deux bonnes frappes en première période. L'Italien a tâté du ballon. On l'a vu. Comme à chaque fois. Ce qui appelle deux observations :

1. Soit Marco est à la fois plus remuant, plus guerrier, plus technique, plus personnel et plus réaliste que ses partenaires d'attaque, ce qui fait beaucoup d'autant que Ouédec, Loko et Maurice (tous trois internationaux) ne sont pas n'importe qui.
2. Soit, et c'est l'hypothèse la plus solide, l'Italien fait l'objet d'un traitement de faveur de la part de ses coéquipiers, Okocha en tête (son ombre en fait, tellement le nigerian peine à retrouver ses sensations de la coupe du monde), qui préfèrent le solliciter lui, plutôt que d'autres. Ce qui cernerait évidemment les limites d'une équipe en panne de confiance, obligée de solliciter quasi systématiquement un improbable exploit individuel de son meilleur attaquant pour sauver les meubles, et qui expliquerait qu'elle soit déjà reléguée à huit points du leader Bordeaux.
"D'après ce que j'ai vu à Marcel-Picot, tout ce que les Parisiens sont capables de faire, ils le font pour eux­même, a observé Laszlo Bôlôni, l'entraîneur nancéien. Ils jouent peu pour le collectif, surtout Okocha et Simone, même si ce dernier, qui parvient à se retourner face au but en une seule touche de balle, reste toujours dangereux".

Les footballeurs marathoniens

Pour l'heure, Loko et Ouédec (qui a marqué quand même plusieurs buts en matches amicaux) évitent de dramatiser et s'accommodent tant bien que mal de leur rôle ingrat de "footballeur marathonien" sans ballon. "L'équipe se met en place progressivement, souligne Ouédec. Le PSG est en chantier. Il affine ses réglages et soigne les automatismes entre des joueurs qui, pour la plupart, ont débarqué cette saison. On manque certes de percussion et de complicité devant, mais il est trop tôt pour tirer des conclusions. Comment avoir plus de ballons ? Il faut travailler nos passes à l'entraînement et notre fonds de jeu. C'est la seule réponse que je peux donner aujourd'hui."
Après l'intermède européen contre les Israéliens du Maccabi Haïfa, jeudi, les Parisiens recevront l'AS Monaco, dimanche, pour un test bien plus significatif.

Laurent CAMPISTRON, à Nancy

 

- numéro 15

Loko et Ouédec auront-ils le temps de se retrouver ?

En réunissant Loko et Ouédec, Charles Biétry a reconstitué un duo que tout le monde s'arrachait mais que personne ne pouvait s'offrir il y a seulement trois ans. Les premières rencontres amicales ont permis, à l'ancien attaquant de l'Espanyol, en l'absence de Marco Simone, de faire éclat de tout son sens du but. Malheureusement pour lui, le début du championnat a été bien plus délicat. Contrarié par une blessure au gros orteil contractée à l'entraînement, Nicolas a suivi son compère Loko depuis le banc de touche à plusieurs reprises. Ce dernier a beau se créer des brèches dans les défenses adverses aux côtés de Marco Simone, il n'arrive pas à concrétiser ses efforts en scorant. Si bien que Charles Biétry s'est mis sur la piste d'un autre Breton, Stéphane Guivarc'h, afin de remédier aux carences offensives du PSG. Pour un président qui voulait se donner du temps, l'ancien patron du service des sports de Canal semble bien pressé de tirer un trait sur ses espoirs offensifs nantais. Ouédec a été acheté près de 41 MF soit 13 MF de plus que Marco Simone, Patrice Loko a été conservé alors qu'il s'était fait à l'idée de partir. Pourtant, jamais les deux hommes n'ont été associés à la pointe de l'attaque parisienne, hormis durant quelques bribes de fin de rencontre. Biétry a évoqué la faute professionnelle après la déroute sochalienne. N'est-ce pas également une grave erreur que de se passer d'un duo d'attaque si complémentaire quand on veut reconstruire une équipe ?

 

- 17 décembre 98

LORIENT, 17 déc (AFP)

Pour Patrice Loko, la prochaine rencontre du championnat possède une saveur particulière, alors que son club est en position de relégation. Le joker lorientais, arrivé il y a un mois, s'est très bien acclimaté à la Bretagne, et il attend le Paris SG de pied ferme, samedi, sans pour autant s'enflammer.
"C'est certain, ce sera particulier pour moi, avoue l'ex-joueur du Paris SG, l'essentiel c'est tout de même les trois points de la victoire, le PSG n'est pas bien actuellement, à nous d'en profiter, on peut gagner".
L'attaquant des Merlus, après cinq matches sous les couleurs morbihannaises, a inscrit trois buts.
Le premier d'entrée de jeu contre Toulouse, ensuite une égalisation remarquée face à Lens et la dernière réalisation mercredi à Lyon. Sa présence pèse sur les défenses adverses et Loko a apporté depuis son arrivée 8 points au club du président Noël Couëdel.
"J'ai été très bien accueilli par les dirigeants lorientais et les joueurs, les idées de l'entraîneur, Christian Gourcuff, me conviennent. Elles me rappellent le jeu à la nantaise à une touche de balle, le jeu basé sur un pressing haut donne des solutions en attaque, avec des ballons en profondeur ."
Loko, mis sur la touche par Artur Jorge, a retrouvé dans la cité aux cinq ports une nouvelle motivation. "J'avais vraiment envie de jouer au PSG. On ne me faisait plus confiance et ça ne pouvait plus durer. En début de saison les matches de Lorient étaient régulièrement télévisés, j'avais pu voir que cette équipe jouait bien au ballon, cela m'impressionnait. De mon côté, j'essaie d'apporter un petit plus pour le maintien du club. J'y crois. Ce challenge me convient".
A 28 ans, Patrice Loko a de beaux jours encore devant lui. Il sera libre de tout engagement à la fin de la saison. Le Paris SG est prévenu, ce sera un match comme un autre mais, comme l'assure le président Noël Couëdel, "Patrice Loko crée constamment le danger dans les défenses, il use ses adversaires, il crée des espaces et des occasions de buts". L'entraîneur Christian Gourcuff estime que "c'est l'attaquant qu'on attendait".

 

- 21 novembre 1998

Loko, le remonte-pente

Dans un match, de faible émotion et de faible qualité, Lorient a repris trois points importants à Toulouse et passe devant son adversaire grâce à la différence d'un but signé Loko, arrivé jeudi.

Puisqu'il ne fallait pas attendre de belles choses des deux équipes les plus mal classées du Championnat, l'une, Lorient (5 défaites consécutives), étant affublée de la plus mauvaise attaque à domicile et l'autre, Touluse (5 matches sans victoire), de la plus faible à l'extérieur, la différence s'est faite par un élément qui n'était pas encore concerné par cette affiche de bas de tableau, il y a trois jours encore. Venu de Paris, Patrice Loko est arrivé à point nommé pour relancer, suite à un penalty raté, des Lorientais qui n'ont jamais été aussi mal inspirés. Ils signent toutefois leur deuxième succès de la saison, le premier à domicile, avant de recevoir Nancy et d'aller à Sochaux, autre mal classé qui n'a pas pu se défaire de Strasbourg et se présente désormais à portée de victoire des Morbihanais. Lorient avait, hier soir, besoin de points, de points de suture. Loko, et est son immense mérite, leur en a donnés. En attendant mieux dans le jeu.

En attendant, ils sont venus pour lui. Pour Loko qui a quitté sans regret son strapontin parisien pour une place de choix, en pleine lumière, dans le Morbihan. C'est une image, bien sûr, car le jeu lorientais n'a rien de lumineux et il reste difficile pour un seul homme, surtout un attaquant, de métamorphoser un ensemble. Pourtant, Noël Couëdel, le nouveau président du club, avouait juste avant la rencontre avoir senti une nouvelle ambiance dans le groupe depuis l'arrivée de la recrue jeudi.
Dans ce match déjà capital, le public s'impatiente. Il est long, le temps de la renaissance. Les premières minutes ne disent rien de beau. En verrou défensif avec le jeune stagiaire Nafti, qui n'avait effectué jusqu'ici que des remplacements, Oceano est déjà sollicité. Pour le reste, quand Toulouse ne prend pas les initiatives (tir de Nafti à la 18e), les ballons lorientais vont mourir à droite, ou se perdre à gauche. Le match des derniers est aussi celui des déchets.

Pendant ce temps, Loko court, heureux de rejouer. Mais le mangeur d'espaces n'a pas grand-chose à dévorer. En liberté surveillée par Diatta ou Galdames et parfois les deux, l'ancien Parisien ne peut reprendre avec efficacité une action de Bouafia (3e) et enrage d'une talonnade malheureuse, alors qu'il filait au but (21e). Mais son expérience et cette formidable volonté, qui lui a permis d'avoir une telle carrière, lui commandent d'insister. Toujours et encore.
Une dernière fois, le public manifeste. Sur un centre de Pédron, Loko se retrouve à terre dans la surface entre Galdames et Santini. Penalty évident ou pas, l'arbitre n'hésite pas. Bouafia non plus. Mais le poteau repousse le ballon, alors que le gar-dien est pris à contre-pied. Un seul joueur suit. Un seul, venu d'une autre planète où il faut sans arrêt y croire pour gagner. Une planète loin d'ici. C'est plus qu'une image. Loko surgit et marque. Lorient, qui n'avait pas connu la joie du but depuis le 6 novembre à Bastia (1-2), revit. Pendant que les joueurs se replacent, Camadini sourit et Bouafla vient taper dans la main du buteur.

Hugues arrête un penalty

Les espaces s'ouvrent. Loko aimerait bien prolonger. Lorient également. A trois reprises, le meilleur buteur du Championnat de France 1995 est en situation : deux fois avant la pause (35e et 41e), une fois après (48e), face à un Gouaméné sans doute jaloux de voir Hugues sortir aussi loin pour participer au jeu. Il aura bientôt une autre occasion d'envier son homologue breton. Alors que le jeu se concentre essentiellement au milieu, Toulouse ose et s'enfonce. Jau hérite du ballon dans la surface, Kerhuiel est surpris et commet la faute. Maharzi tire le penalty que Hugues se fait un plaisir d'arrêter aussi fermement qu'il avait été tiré mollement.
Sur la route de leur cauchemar en D 1, les Lorientais sont convaincus que la chance vient de tourner enfin. Une frappe de Camadini, puis un nouveau raid de Loko (58e), mais aussi ce handicap encore léger et donc rattrapable, décident Guy Lacombe de modifier sa formation pour colmater à l'arrière gauche et passer à trois attaquants.
Gourcuff use également de la possibilité de remplacer trois joueurs : deux milieux et un attaquant. Difficile de se passionner pour la fin de la partie, un immense gâchis devant les deux buts, Hugues faisant le peu de spectacle en sortant souvent de façon spectaculaire à la limite de sa surface.

Marc CHEVRIER

 

- 22 novembre 1998

Loko retrouve un but

L'ancien parisien a, en arrivant en Bretagne, retrouvé la joie de jouer et le chemin des filets. Du coup, Lorient, victorieux de Toulouse (1-0), croit de nouveau en l'avenir.

La meilleure façon de marquer, c'est encore la sienne. Le match qualifié de la peur par Christian Gourcuff lui-même aurait, pu s'éterniser entre Lorient et Toulouse, vendredi soir au Moustoir. Mais Loko est arrivé... Un diamant dans une ville sans richesse. Un ancien international dans un club aux structures encore amateurs. Un dévoreur d'espaces dans une belle équipe sans profondeur. Tirant le jeu depuis vingt-cinq minutes, il a surgi derrière un Bouafia déjà dépité d'avoir tiré son penalty sur le poteau. Loko, seul à y croire, seul à courir, seul à marquer évidemment.

"Depuis combien de temps je n'avais pas marqué ? Je ne sais pas ", sourit-il sans vraiment chercher à se souvenir. Puis, devant notre insistance, il ajoute, franchement rigolard : "Si, si, je me souviens de la demière fois. C'était jeudi à l'entraînement."
Le meilleur buteur de France en 1995 n'avait pas marqué en Championnat depuis mai 1997, toutes compétitions confondues depuis son tir au but le 4 avril dernier, face à Bordeaux, en Coupe, de la Ligue (2-2, 4 t.a.b. à 2).

Lorient n'avait pas gagné un match à domicile depuis le printemps dernier contre Wasquehal pour la montée (1-0). Les deux destins devaient absolument se croiser pour faire de l'addition de leurs malheurs un bonheur commun.
"On savait ce qu'il pouvait nous apporter, on connaissait ses qualités, raconte l'entraîneur lorientais. On a tapé dans le mille. Les solutions qu'il offre en profondeur sont intéressantes. Il pèse toujours sur l'adversaire, même quand on est dominé. On sait maintenant qu'à tout moment on peut porter le danger. Je peux dire même que sans lui, on aurait eu du mal à finir le match. Il a toujours constitué une menace pour l'adversaire."

Le fax de Denisot

"Le plus important pour moi, c'est de jouer" explique à son tour Patrice Loko, accueilli comme la providence. Les choses n'ont pas traîné depuis son arrivée mercredi soir dans le Morbihan. Dès jeudi matin, Christian Gourcuff lui faisait découvrir pendant une heure les déplacements de ses joueurs sur ordinateur.

L'après-midi, plusieurs centaines de spectateurs sont au Moustoir pour découvrir ce superbe cadeau de Noël, inespéré en début de saison, inenvisageable même avant l'arrivée du nouveau président... Noël Couëdel, heureux comme un enfant vendredi soir au bar du club après le match. Les félicitations sont empreintes de beaucoup de respect.
"Je ne l'avais jamais rencontré avant ", précise Patrice Loko, redevenu une star, sollicité par les chasseurs d'autographes, ami de toujours de tout le monde. Personnage attachant, profond et sincère quand on a pris la peine et le temps de le découvrir, Patrice Loko s'aperçoit, avec son épouse, que son bonheur fait celui des autres. Des fidèles comme son ancien président au PSG, Michel Denisot, auteur d'un fax d'encouragement avant le match, ou Nicolas Ouédec, son ancien coéquipier avec lequel il n'aura pratiquement pas joué à Paris, Mais aussi des Lorientais qui se voyaient condamnés à la D 2 se reprennent à rêver alors qu'ils viennent de céder la lanterne rouge et de trouver un guide. Lorient est sous le charme.
"C'est gentil de savoir que l'on vous trouve des qualités, dit Patrice Loko. Mais je ne vais pas soulever des montagnes à moi tout seul. Cela ne marchera que si tout le monde s'y met. Les joueurs manquaient de confiance, j'espère qu'ils en auront maintenant. Contre Toulouse, ce n'était pas le meilleur match de Lorient, d'après ce qu'on m'a dit. Peu importe, la victoire était impérative. On va apprendre à se connaître et travailler ensemble."
"Il va retrouver ses racines nantaises dans le jeu, assure Christian Gourcuff. Il faudra peut-être même qu'il oublie ses années parisiennes."
Patrice Loko n'oublie rien. Il s'en sert pour avancer. Il a quitté Paris pour un pari de huit mois dans un club en rien comparable avec ce qu'il a connu. A Lorient, où le soleil se lève...

Marc CHEVRIER

 

- 20 décembre 1999

Loko enfonce Paris

C'est un F.C. Lorient retrouvé qui a triomphé, sans contestation possible, d'un triste PSG, réduit à 10 rapidement. Deux buts signés Loko, l'ex-parisien...

"Le match aller est celui qui a commencé à mettre le PSG en mauvaise posture.". Patrice Loko, parisien à l'époque, se souvenait parfaitement, avant la rencontre d'hier soir, de la manche initiale, qui avait vu la première victoire en D1 de ses futures couleurs (2-1). La revanche a contribué à enfoncer un PSG d'une rare insignifiance et qui a confirmé ses dernières affligeantes sorties.

Lorient, plus mauvaise équipe de D 1 à domicile (jusqu'alors une seule victoire, sur Toulouse, et six buts en dix rencontres), continue sa remontée, à la fois sur le plan mathématique et celui du jeu. Le Paris-SG n'a plus gagné depuis le 20 novembre (2-1), face à Rennes (déjà des Bretons), et reste sur 473 minutes sans marquer.

Et maintenant, trêve... de plaisanterie pour les deux clubs. Le "Père Noël ", Couëdel, président des Merlus, se doit d'offrir à Christian Gourcuff, pour les fêtes, plusieurs renforts, afin de confirmer tous ces renforts. En aura-t-il seulement les moyens financiers ?
Mais que dire de son homologue et ami, Charles Biétry ? Il est aujourd'hui confronté aux mêmes obligations, quatre renforts sont réclamés par Artur Jorge afin de rebâtir un PSG qui n'en finit plus de décevoir et de s'enfoncer. Mais quatre,sera-ce suffisant pour redonner vie à cette équipe ?

"Ce ne sera sans doute pas évident au départ." Les craintes du néo-Lorientais Loko, très heureux de retrouver ses anciens coéquipiers un mois après les avoir quittés, apparaissent, à la lecture de la fouille de match, davantage d'ordre affectif que purement sportif. Artur Jorge a, en effet, opté pour un dispositif pour le moins frileux. Wörns tient bien sa place en défense centrale, ce qui fait remonter Carotti d'un cran. Le milieu de terrain parisien est complété par Llacer, Ducrocq et Yànovski, Okocha étant chargé d'epauler Simone, quelque peu esseulé en pointe. Pas un joueur à vocation offensive dans l'entre-jeu... Le technicien portugais redoute-t-il à ce point les Bretons ?

Le FC Lorient, de son côté, aligne un Pédron retrouvé depuis plusieurs rencontres, mais qui était incertain jusqu'au matin. En revanche, Fischer est, lui, forfait pour le plus grand bonheur de Triki, réintégré en défense centrale. Un secteur qui souffre également de l'absence de Dugbatey remplacé par Montero. La surprise lorientaise émane, en définitive, de la titularisation, en attaque, d'Ousmane Soumah. L'adcien Bastiais, qui n'a plus joué depuis une cuisante défaite à Montpellier (1-5), le 3 octobre dernier, a sans doute encore en mémoire son unique but de la saison, inscrit... lors du match aller.

La frilosité affichée des Parisiens, alliée aux nombreux changements de dernière minute chez les Lorientais, sont-ils à l'origine d'une entame de partie que l'on qualifie traditionnellement de round d'observation ? Probablement. Mais, soudain, la rencontre, à défaut de s'emballer, prend un jour nouveau. En effet, M. Kalt sort de sa chemise trois cartons jaunes coup sur coup. Le problème, pour le PSG, c'est que deux reviennent au malheureux Yanovski (17è et 22è). C'en est donc déjà fini pour le Russe, un peu sévèrement (semble-t-il) envoyé en vacances avant tout le monde.
Les Merlus, trop heureux de voir, à priori, leur tâche facilitée, se décident alors à prendre le jeu à leur compte. Druon se jette dans la surface, sur un coup franc de Pédron, mais le latéral morbihannais est trop court (27è). Puis, à l'issue d'un beau mouvement collectif, Pédron marque, mais est nettement en position de hors-jeu (31è). Dans la foulée Soumah trouve le petit filet extérieur de Lama (33è).
Mais, alors que l'on croit à une accalmie locale (la tête de Rabesandratana étant même sauvée sur la ligne par Le Bert, suite à un corner, 38è), le FC Lorient est finalement récompensé. Soumah, bien lancé dans la surface par Pédron, est accroché par Carotti. Le penalty, indiscutable, est transformé, sans trembler, par Loko (1-0, 42è). Dans ces conditions, comment les Parisiens vont-ils s'en sortir ?
Les réponses semblent difficiles à apporter à la lecture des chiffres. En effet, à la reprise, les coéquipiers du capitaine Simone n'ont plus marqué en Championnat depuis plus de sept heures. Alors, à dix, le tout face à une équipe lorientaise qui retrouve ses vertus collectives...

Mais, malgré ces données défavorables, les Parisiens entrent au mieux dans ce second acte. Ainsi, le coup franc direct, des 30 mètres, de Rabesandratana vient s'écraser sur le poteau gauche d'Hugues. Llacer, qui a suivi, ne peut reprendre correctement (57è).
Le PSG va tenter le tout pour le tout, laissant à son adversaire les joies du contre. Autre indice qui ne peut tromper, Ouédec, l'enfant du pays, remplace Carotti (67è), puis c'est au tour d'Adailton de suppléer Ducrocq (75è).
Cependant, les occasions restent bretonnes. La frappe de Montero est bien captée par Lama (71è). Puis Loko échoue à son tour sur le portier international (74è). Mais ce n'est que partie remise. Sur un caviar de la gauche de Pédron (4ème passe décisive de la saison), Loko, à bout portant, fusille Lama (2-0, 77è). C'est le 5e but en six matches de l'ancien Nantais.
Il ne peut désormais plus rien arriver aux Lorientais qui font tourner la « chique » sous les hourras des supporters lorientais, qui n'en demandaient pas tant. Les Parisiens font presque (?) pitié, ridiculisés par une succession de passes à dix locales. "Mais ils sont où, les Parisiens ? " chante le public, ravi de l'aubaine. Le pire, c'est que cette question si banale reste sans réponse. Peut-être sont-ils restés dans la capitale. A moins qu'ils ne soient jamais vraiment venus...

Franck LE DORZE

 

- janvier 1999

Patrice Loko : “J'ai été le déclic de Lorient !”

Après un début de saison transparent au PSG, Patrice Loko à retrouvé les terrains et le chemin des buts avec son nouveau club. Mais si les Normands marquent le pas depuis la reprise, Loko, lui, a toujours de grandes ambitions. Lorient, le PSG, sa carrière, Loko à répondu en exclusivité à toutes nos questions. Entretien...

Patrice, la situation actuelle à Lorient n'est pas trés facile... ?
Non, c'est vrai que nous sommes sur une série de mauvais résultats, notament avec nos deux éliminations en Coupe de France et en Coupe de la Ligue. Pour un petit club il est nécéssaire de bien figurer dans ces compétitions là. Financièrement c'est toujours important , pour le renom du club aussi et c'est dommage d'être éliminé dès les premiers tours

Lorient semble avoir perdu le jeu qui, jusqu'alors, lui permettait de faire de bons résultat et de tenir tête aux grosses cylindrés du championnat. Puis tout d'un coup, plus rien...
C'est depuis la reprise du championnat, on a eu un mois avant la trève où on était euphoriques et tout nous réussissait. Depuis le début de l'année, on enchaîne les mauvais matches, le fond de jeu a disparu et on se cherche un peu. J'espère que ça va revenir mais apparemment certains joueurs en font un peu moins sur le terrain et c'est ce qui nous met en difficulté en ce moment.

Pourtant le groupe a l'air de bien s'entendre ?
Oui, mais quand on perd une série de matches comme ça et que l'on n'arrive pas à bien jouer, ça peut créer des problèmes. Pour l'instant il n'y en a pas, mais on se pose des questions et l'entraîneur lui même a du mal à cerner les joueurs en ce moment.

Comment s'est passé ton intégration dans cette nouvelle équipe ?
Trés bien, depuis que je suis à Lorient les résultats ont été légèrement meilleurs, j'ai été un peu le déclic de tout ça et j'en suis vraiment content. On a gagné des matchs, on a fait des nuls prometteurs. Je suis surpris qu'on démarre mal cette année et j'espère qu'on va pouvoir se ressaisir.

Ton bilan personnel est plutôt satisfaisant avec 5 buts depuis ton arrivée.
Oui, mais il faut que cela continue pour que le club puisse se maintenir.

Laissons un peu de côté l'aspect sportif pour parler de la vie à Lorient, cela à dû te changer beaucoup par rapport à Paris ?
C'est sur que c'est complétement différent. A Paris il y a énormément de distractions, tu mênes une vie plus euphorique. Même pour ta famille il y a toujours quelque chose à faire. Lorient c'est différent, c'est plus calme. En ce moment ça nous parait monotone. Avec l'hiver le temps n'est pas terrible et on peut pas sortir beaucoup parce que Lorient est une petite ville.

On vient d'évoquer Paris, quel bilan fais-tu des trois années et demi passées au PSG ?
C'est un bon bilan. J'étais venu au PSG pour réussir de bonnes choses; J'ai joué deux finales de Coupe d'Europe dont une victorieuse, j'ai remporté les deux Coupes Nationales, ce qui me manque c'est le championnat mais c'est pas trop mal. En fait j'aurais aimé partir du PSG en ayant participé aux dernières rencontres et en ayant bien joué avant tout. Mais ça n'a pas été le cas avec Arthur Jorge qui ne m'a pas fait confiance, il fallait que je puisse jouer dans un autre club et maintenant je suis à Lorient et je suis très content.

Toi qui à vécu avec le groupe parisien en début de saison, comprends-tu les difficultés qu'ils rencontrent actuellement ?
Quand on les voit joué comme en ce moment on se dit qu'il manque beaucoup de choses à cette équipe et notamment un fond de jeu. On ne peut pas bien jouer sans faire un bon amalgame des joueurs qui sont en place.

Que penses-tu du retour de Giresse à Toulouse ?
C'est bien. C'est vrai qu'à Paris il n'avait pas trop de résultats, mais ses idées étaient bonnes et il était dommage que le football français se passe d'un entraîneur comme lui. Il aura peut-être de meilleurs résultats avec Toulouse. Le problème c'est qu'au PSG on lui a demandé trop de choses tout de suite. Mais c'est un peu normal aussi, il faut des résultats quand on sait l'argent qui est mis chaque année dans le club. Avec les joueurs qui arrivent , et qui sont des joueurs de renom, on ne peut pas comprendre que le Paris St-Germain soit à la place qu'il occupe actuellement.

Revenons à toi. Comment vois-tu la suite de ta carrière ?
J'ai signé à Lorient pour sept mois le temps de retrouver une bonne carburation, jouer beaucoup de matches, marquer des buts et me montrer dans ma meilleur forme, et bien sûr réussir à maintenir Lorient en Première Division. Si j'arrive à ça c'est que j'aurais fait une bonne saison avec mon club et que je pourrait aspirer à jouer dans un club avec de plus gros objectifs.

Tu penses à un club étranger ou ta préférence est de rester en france ?
Pour l'instant je ne me pose pas vraiment ces questions là, mais que se soit un club français ou étranger, à partir du moment où le club est ambitieux pour moi ce sera trés bon. J'ai envie de retrouver un grand club où je pourrais bien jouer et m'exprimer. Je suis venu à Lorient pour me montrer à nouveau.

Et l'équipe de France...
On y pense toujours un peu, surtout aprés avoir participé à beaucoup de matches (NDLR : 26 sélections, 7 buts), mais avant ça il faut que je redevienne performant sur le terrain. C'est ce que me permet de faire Lorient, mais il faut faire encore plus pour être sélectionné, alors à moi de prouver de quoi je suis capable au selectionneur, mais pour le moment ce n'est pas la priorité.

Ta situation actuelle se rapproche des autres nantais champions de France en 95. Karembeu est champion du monde c'est vrai, mais à de grosses difficultés dans son club, Pédros a presque disparu et Ouédec connait aussi une saison difficile. Pourquoi les joueurs qui sortent de cette très bonne école nantaise ont du mal à confirmer après ?
C'est vrai (il réfléchit quelques secondes), il y a ce qu'on appelle régulièrement "le jeu à la nantaise", et je pense que les joueurs qui partent doivent s'adapter au jeu de leur nouveau club, et ce n'est pas toujours le cas. Moi au PSG j'ai essayé de changer mon jeu pour me mettre au service de l'équipe. On ne joue pas à Nantes comme à Paris ou ailleurs. Il faut tenter d'oublier un peu les conceptions qu'on a eu, et se fondre dans les nouvelles tactiques. Souvent il faut se montrer un peu plus et joué moins collectif que l'on pouvait le faire à Nantes.

Tu suis toujours les résultats des Canaris ?
Oui, avec d'autres équipes, même s'il est vrai que lorsqu'on passe plusieurs années dans un club, on fait plus attention. Et là, en voyant tous ces jeunes faire de bonnes choses, je me dis que c'est une génération prometteuse qui revient.

Tu parles de génération, on a l'impression que Nantes fonctionne en terme de cycle avec une jeune génération qui a du talent, qui pour des raisons économiques quitte le club et ainsi de suite.
C'est vrai qu'on voit ces jeunes jouer au FC Nantes parce qu' ils ont la chance de pouvoir s'exprimer plus qu'ailleurs. C'est dû au travail des entraîneurs qui savent recruter les meilleurs jeunes et les faire progresser jusqu'à l'équipe première et ça c'est trés important. Le club ne peut pas prendre de vedettes à coup de millions alors il laisse partir les meilleurs et tout recommence.

Dernière question qui intéresse directement nos lecteurs, connais-tu internet ?
Pas encore, mais je vais avoir mon site personnel, alors je vais m'y intérresser de plus prés. Je vois qu'il y a beaucoup de gens et notamment les supporters qui me demandent si j'ai quelque chose sur le web, ils aiment bien avoir des infos qu'ils ne voient pas forcément dans les journaux et pour eux c'est un bon moyen d'en savoir plus.

Entretien réalisé par Olivier BAMMEZ