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L'atout Loko Depuis le début de la saison, ils sont quelques jeunes à se faire leur place au top. Aujourd'hui, gros plans sur le nantais Loko et le mulhousien Keller. A quelques décisions près, Patrice Loko ne serait plus au FC Nantes aujourd'hui. Mais prêté à la filiale de La Roche-sur-Yon avec Maufay et Saint-Guily. "Ça ne m'aurait pas gêné, dit-il. Plutôt que de jouer en réserve, je préférais tenter ma chance en division 2. En tout cas, voir autre chose." Arrivé d'Amilly au centre de formation du FCN en juillet 1985, cet attaquant de dix-neuf ans était alors à mi-chemin de l'équipe première et de l'étage au-dessous. Difficile de prendre une décision à son sujet. Finalement, c'est Miroslav Blazevic qui donnera le feu vert. Après avoir été un des premiers à vouloir s'en débarrasser. "Ce que je voulais, se défend l'entraîneur nantais, c'est le provoquer. Eveiller chez lui un sentiment de révolte pour qu'il ait envie de se battre. On me l'avait décrit comme quelqu'un de craintif, et je n'ai pas besoin de ce genre de joueur. Jusqu'au jour, lors d'un entraînement, où je l'ai vu pousser Deschamps lui-méme pour marquer un but. Là, j'ai décidé de le garder dans le groupe." Résultat ? Loko a toujours fait partie des treize depuis le début de ce Championnat (dont trois fois titulaire). A l'évidence, cet international minimes, cadets, juniors, né en février 1970, convoité par Monaco, Auxerre et Saint-Étienne après une pré-sélection interligue à Vichy, n'est pas loin d'être mûr. Celui qui le connaît le mieux, celui qui l'a fait et conduit à ce niveau, Reynald Denoueix, avoue : "C'est quelqu'un qui est sensible et qui prendra donc son temps pour réussir. Mais, Il réussira. Quand il est arrivé, sa maîtrise, sa finesse, son adresse nous avaient impressionnés. Il possède toujours ces qualités, mais ne les expriment pas encore au plus haut niveau. Pourquoi ? Il n'est pas encore totalement prêt. En ce moment, il en est au stade des passes décisives, mais dès qu'il se sentira bien, il finira lui-même le travail." Le patron de la D3 à Nantes est catégorique : Loko est intelligent. Et c'est tout, sauf un rêveur. "A l'inverse des joueurs de couleur, il est très respectueux des consignes." En même temps qu'il marque le coup lorsque Blazevic lui crie dessus. Il est parfaitement réceptif à tout ce que l'entraîneur yougoslave lui raconte. Ce qui lui a permis de retourner en sa faveur l'opinion de ce dernier qui n'était pas forcément positive au départ. Ce qui, à la réflexion, n'est pas évident. Preuve que le garçon a de la qualité. Mais au FCN, que ce soit Gilles Albert, qui s'occupe de la D4, Denouiex ou Suaudeau qui chapotent la formation, personne n'en a douté une seconde. D'ailleurs, tous les trois sont en train d'en façonner quelques autres façon maison. Patrick DESSAULT
(au lendemain de la victoire de Nantes sur Le Havre 5/2) LE JEU ET LES JOUEURS Nantes, et on s'y attendait un peu tellement cette équipe est bien dans sa peau, sûre de son jeu et de sa force collective, a de nouveau réalisé une bonne sortie devant un adversaire réputé difficile. Le meilleur verrou de France a en effet explosé à la Beaujoire devant la maestria nantaise, jamais avare de ses efforts. Malgré des conditions délicates, les jaunes nous ont proposé une soirée comme on les aime, pleine de vie, de talent, et surtout, ils ont fait preuve de réalisme, ce qui n'avait jusque là pas été toujours le cas. A Nantes, c'est encore une fois le groupe tout entier qui est à ressortir. Mais nous donnerons une mention spéciale à VULIC, encore, patron des lignes arrières et meilleur buteur actuel du club. Avec lui, CAPRON et LE DIZET ont réalisé un match solide, le premier étant par ailleurs très présent en attaque. Enfin, LOKO, qui a finalement trouvé la récompense de ses efforts, et PEDROS, qui est la classe à l'état pur, sont également à ressortir... Au Havre, on ne voir guère que BERTIN, et encore, qui ait réussi à surnager. Patrick DESSAULT
L'orchestre jaune Nantes a séduit tous les observateurs depuis le début du Championnat. Il le doit surtout à ses jeunes. Revue des troupes. Patrice LOKO Attaquant
Dakar, c'est tout bon L'équipe de France A' n'est pas venue pour rien à Dakar. Contre le Sénégal, elle a gagné tout en se montrant convaincante. L'Afrique aura offert à Gerard Houillier de beaux sujets de satisfactions. SENEGAL - FRANCE A' : 1-3 (0-2) [...]D'ailleurs, dès la 9e minute, les hommes de Gérard Houillier ouvrent le score sur leur première véritable occasion. Au départ, un centre court de Karembeu qui a parfaitement utilisé son couloir droit. A premier poteau, Loko a parfaitement senti le coup et devance Cissé pour battre de près Faye d'une reprise du droit croisée. Un action estampillée F.C. Nantes. (...) Ce qui n'est pas le cas du contre français emmené par Gava à droite. Son centre pour Loko, totalement oublié au point de penalty, est malheureusement mal exploité par le nantais qui rate son contrôle de la poitrine. Faye a le temps de venir au contre mais le ballon échoue dans les pieds de Prunier qui a suivi, et l'auxerrois, sur la ligne de but, n'a plus qu'à catapulter le ballon dans les buts vides. A la reprise, Djorkaeff remplace N'Gotty, ce qui implique une sérieuse réorganisation tactique chez les bleus. Sur l'in de ses premiers ballons, le Monegasque, grâce à un centre aerien parfait, offre sur un plateau le but du 3/0 à Loko, qui, d'une tête croisée, trouve la lucarne droite du but de Faye (63e) [...].
LE JEU ET LES JOUEURS [...] En attaque enfin, LOKO s'est souvent sorti facilement du marquage adverse lâche et a eu le mérite de marquer deux buts. Il devait même en marquer un troisième, mais sa maladresse allait permettre d'offrir un cadeau à Prunier. (note 8/10) [...] Erick BIELDERMAN
Au lendemain des premières selections en équipe de France A' et A de Patrice. La sélection en A ne compte pas comme telle puisqu'il s'agissait d'un match "de gala" des "bleus" contre le Sporting du Portugal, équipe du championnat portugais. Loko, buteur dans le malheur Frappé il y a un mois par un terrible deuil, le nantais s'est raccroché au football. Depuis la reprise, la réussite lui sourit. Même en équipe de France. Les cinq buts inscrits par les équipes de
France A et A' à Dakar et Lisbonne ont un dénominateur
commun : Patrice Loko. Le Nantais, qui débutait doublement à
ce niveau, a en effet réussi une sorte de grand chelem en étant
de tous les bons coups. A Dakar, il a marqué le premier et le
troisième but et raté d'un poil le second, dont Prunier,
finalement, se chargea. « Je dois reprendre le dessus » A vingt-trois ans, on découvre chez lui des qualités que beaucoup ne soupçonnaitent pas. "Le problème, c'est qu'il voulait faire tout trop vite, remarque Suaudeau. Ce qui est souvent le propre des jeunes de talent. Mais je ne connais pas un coach qui n'ait pas besoin d'un élément aussi mobile que lui. qui soit aussi vite en action." On ne saurait mesurer ses mérites actuels
à leur juste valeur si on ne Ies replaçait pas dans le
contexte dramatique qui est le sien. Il y a un mois, Patrice a perdu
son petit garçon de huit mois, Romain, emporté par une
méningite fulgurante. Depuis, il vit et il joue avec ce souvenir
accablant dans la tête. Les yeux dans le vague, la voix douce
et posée, c'est avec une grande pudeur qu'il évoque ces
semaines terribles où le destin, en un rien de temps, s'est fait
meurtrier et souriant. Au Sénégal ou au Portugal, à des milliers de kilomètres de Nantes. les idées noires ne se sont pas évaporées. Mais l'environnement étant différent Patrice a pu, l'espace d'un entraînement ou d'un entretien. mettre son malheur entre parenthèses. "Quand je suis à la maison, c'est très pénible. Tout me rappelle mon petit garçon, qui était heureux. Quand il est né. ça m'a donné une grande confiance en moi, sur le terrain et en dehors. Je ne l'oublierai jamais. Mais je suis jeune, je dois reprendre le dessus. Le Football peut m'aider à apprécier à nouveau l'existence." Didier Deschamps, qui a vu débuter Patrice au centre de formation à Nantes, ne le contredira pas. Il y a cinq ans, lui aussi a vécu semblable tragédie. "J'ai perdu mon frère quelques jours avant Noël. C'est vrai que, dans un premier temps, on s'accroche encore plus sur le terrain. On a envie de tout donner pour compenser. Et puis après. il y a le contrecoup, le moment où on réalise vraiment. Ça peut découler d'un petit problème sportif qui vient se superposer au reste. Mais Patrice est costaud. Il s'en sortira." Tellement costaud qu'il a étonné Jean-Claude Suaudeau : "Il était un peu fragile, mais là je le sens fort. Chacun est intervenu auprès de lui comme il le sentait, sans en rajouter. On n'a pas à se lamenter ensemble. Pat a su assumer. Il a démontré qu'il avait une force de caractère. Et puis Il aime trop son métier pour s'en détacher. Même si pour l'instant, le plaisir est limité." En 1992, la vie a beaucoup pris à Patrice. En 1993, elle lui a déjà donné de petits bonheurs. L'équilibre ne sera jamais rétabli. Mais puisse-t-elle persévérer dans cette voie. Remy LACOMBE
Loko, le chainon marquant... Voilà pour le moins un retour aux petits oignons ! Première occasion, premier but. "Huard me réussit bien", s'est souvenu illico Patrice Loko. L'attaquant nantais ne pouvait réver mieux pour débuter cette année qu'il espère à l'image de la production nantaise de samedi, et à la hauteur de ses espoirs. Lesquels ont été grandement pertubés en 1993 par une blessure au pied qui l'a laissé sur le flanc presque 6 mois, et dans la foulée par une lésion musculaire de la cuisse qui lui a fait craindre le pire. A tel point qu'à l'entame de la trêve d'hiver, et avant qu'il aille consulter le professeur Saillant à Paris qui lui conseilla le repos et une reprise en douceur, on avait envisagé carrément l'opération qui l'aurait éloigné des terrains deux gros mois encore. Autant dire qu'il aurait dû faire une croix sur la saison 93/94. Mais comme tout homme a besoin d'un coin de ciel bleu dans sa vien Loko a reçu cette guérison-miracle et ce but devant Bordeaux. Le premier. Celui qui déride une partie. En même temps qu'il réchauffe le coeur. "L'ambiance, le soutien du public aussi, c'est tellement bon, ça fait tellement de bien." précisait-il, après avoir renoué avec une éfficacité passée qui l'avait propulsé jusque chez les Bleus en janvier 1993. "La dernière fois que j'ai joué à la Beaujoire, se souvenait-il, c'était contre Toulouse (NDLR : le 29 mai dernier)" mais son dernier but remontait à plus loin encore, à Lille exactement en mars 1993. On veut parler d'un match officiel, sinon le plus récent n'est pas si vieux que celà, puisque c'est lui qui a permit à Nantes d'aligner sa première victoire lors des rencontres amicales, contre la selection du Maroc à Casablanca. Patrice Loko est donc de retour ! Et sa soif de
jouer, de vaincre, n'en est que plus évidente "Jusqu'ici,
je n'avais fait que deux matchs, mais à l'exterieur (Le Havre et Saint-Etienne) avant
de me blesser à nouveau, à la cuisse. Je ne ressens d'ailleurs plus
aucune douleur" Patrick DESSAULT
Nantes fait du rab ! LE JEU ET LES JOUEURS LORIENT - A la limite, on a pas vu un vrai affrontement de Coupe avec l'engagement du petit et les doutes du gros. On a assisté à un match qui a gentiment ronronné, sans donner l'impression que l'une ou l'autre équipe pouvait au bout être éliminée. A Nantes, tout le monde est à mettre au même niveau, mais avec une mention à LOKO, qui une nouvelle fois a montré la voie à son club. A Lorient, autour du très bon TRINITA, chacun a rempli son rôle. Danio, bon organisateur se ses lignes arrières, KERHUIEL puissant dans ses montées, les jeunes BOUGER et BOURMAUD se montrant un peu légers au total. Patrice DESSAULT
Honneur au maillot jaune Les Nantais ont mis fin au record d'invincibilité du PSG en marquant trois buts à une équipe parisienne fatiguée. Les jaunes sont toujours dans la course pour l'Europe. [...] LE JEU ET LES JOUEURS Les jeunes attaquants nantais ont fait plier la garde de fer du Paris-SG. Pedros, Loko, Ouédec, le tiercé gagnant des Canaris. (...) Quant à Pedros, si on ne l'avait guère
vu aux avant-postes avant le repos, il devait ensuite être présent
dans tous les bons coups. Auteur du deuxième but, et passeur avisé
sur le troisième, il a fait très mal au PSG. Patrick DESSAULT
Nantes : Loko sur le départ, Pedros peut être Si les regards portés sur les nantais l'an dernier par les gros
portefeuilles de notre championnat reste aussi perçant cette saison,
les données n'ont pas pour autant changé. (..) Patrick Dessault
OUEDEC - LOKO Le tandem de l'été Les chiffres s'enfilent comme des perles autour
du coup d'un championnat qui a déjà les yeux sur eux. Sur des Nantais
productifs et forcément efficaces avec Nicolas Ouédec et Patrice Loko,
meilleures gachettes (3 buts) et Raynald Pédros, passeur de première
(deux services décisifs déjà). En clair, Ouédec marche sur ses propres
traces puisqu'il a terminé l'exercice précédent à la première place
en compagnie de Djorkaeff et Pedros a pris résolument le même chemin
que l'an passé, cloturant ce classement particulier en tête (douze
passes décisives) devant Enzo Scifo (bloqué à 9)
Loko à plein régime A la fin des années 80, Blazevic l'avait pratiquement condamné à la D2. Mais après dix ans à Nantes et cent cinquante-sept matches de D1, le protégé de Bud est devenu indispensable. Histoire d'un joueur programmé. Imaginez la scène ! Un Robert Budzinski, rentrant en pleine nuit de Sully-sur-Loire en voiture et filant vers Nantes, obligé de s'arréter deux ou trois fois sur le bas côté de la route. Embarrassé ? Sérieusement ballonné, oui. "Un truc pas possible" se souvient-il. C'était en 1985, et Il revenait dare-dare de chez les Loko avec lesquels il avait diné. "Sa maman, d'origine polonaise comme moi, m'avait fait un plat de légumes verts que j'adore, et j'en ai pris, et j'en ai pris tellement c'était bon..." Trop ! Le directeur sportif nantais ne regrette pas aujourd'hui d'avoir été aussi gourmand et barbouillé de sa vie, même si on comprend facilement que sa mémoire ait conservé intacte cette anecdote. Cependant, au-delà de cette anecdote, il lui est facile, presque trop, de parler de ce joueur qu'il a toujours défendu. "contre le reste du monde à un moment..." Un gars à l'anglaise, à la mentalité impeccable "car il ne calcule pas et ne chipote jamais sur un terrain..." En clair, il en donne pour son argent. C'est vrai que personne, ici, à Nantes, ne gardera le souvenir d'un Loko glandeur et fumiste. Et ce n'est pas parce qu'il est aujourd'hui propulsé en tête des buteurs du championnat que son image va soudainement se brouiller. Son altruisme dans le jeu, sa discrétion dans l'existence le conduisent davantage à fréquenter le concret qu'à tutoyer l'éphémère et apprécier le clinquant. "Je n'aime pas me mettre en avant " Lorsqu'il dit :"Je ne veux pas être jugé au nombre de buts que j'inscris, même s'ils me font plaisir, je veux surtout que l'on retienne tout ce que j'entreprends sur un terrain", c'est à la fois tout lui et tout Nantes. Tout lui, car ce n'est pas quelqu'un "qui aime se mettre en avant" comme il le répète. Tout Nantes, car en Loire-Atlantique on ne conçoit pas un rôle restrictif pour l'attaquant, fût-il meilleur buteur. "La récupération chez nos gars de devant est élevée chez nous à la hauteur d'une institution", rappelle Budzinski. Et Loko, qui l'a parfaitement assimilé, fait corps avec cette façon de voir les choses depuis presque dix ans qu'il est là. "Mais je ne voudrais surtout pas que l'on se fasse une fausse idée de moi, qu'on me confonde avec un vrai buteur que je ne suis pas, car je suis moins adroit que d'autres devant le but. J'ai progressé, c'est vrai. Et quand je suis bien physiquement, je pense que je transforme environ quarante pour cent de mes occasions de but. J'ai appris à gérer mes courses, à bien coordonner mes mouvements avec celui des autres attaquants, je me concentre davantage aussi devant le but, ce qui fait que je ne perds plus mon sang-froid aussi facilement qu'avant. Je finis aussi mieux mes matches car je répartis mieux mes efforts." Fruit de dix années et plus de travail, résultat aussi de cent cinquante sept matchs de Première Division. "Mon objectif, c'était douze buts " Car, en définitive, le parcours de cet international qui file sur ses vingt-cinq ans, a pour ainsi dire, été programmé. Sans à-coup. Quand on exhume de nos archives un avis de Reynald Denoueix datant de septembre 1990, on le comprend mieux encore. "C'est quelqu'un de sensible qui prendra donc son temps pour réussir, mais il réussira. En ce moment, il en est au stade des passes décisives, mais dès qu'il se sentira bien, il finira lui-méme le travail", expliquait l'éducateur nantais. Lequel a bien saisi le profil de son élève. Qui l'admet : "Je ne suis pas quelqu'un qui a grillé les étapes. Tout ce que j'arrive à faire désormais, j'y suis parvenu petit à petit. Dans ma carrière, il y a une continuité que j'apprécie." Tout vient en son temps pour ce jeune homme qui n'est pas monté en graine, un poil plus vieux que ses coéquipiers, plus mûr aussi. Ses dix buts - "Mon objectif était d'en marquer douze cette année, je devrais y arriver." - et son nouveau statut chez les Bleus lui donnent un moral qui I'aide davantage encore à se réaliser sur une pelouse. Un moral qu'Il a bien failli perdre en 1988 quand rien ne collait au FC Nantes, quand il a failli partir dans la filiale vendéenne de l'époque, La Roche-sur-Yon pour s'aiguiser les dents, parait-il. Curieusement, c'est Miroslav Blazevic qui l'a retenu après avoir été l'un des premiers à souhaiter s'en débarrasser. "Ce que jei voulais, nous a expliqué l'entraineur croate, c'était le provoquer. Eveiller chez lui un sentiment de révolte pour qu'il ait envie de se battre. On me l'avait d"écrit comme quelqu'un de craintif et je n'avais pas besoin de ce genre de joueur. Jusqu'au jour, lors d'un entraînement, où le l'ai vu bousculer Deschamps lui-même pour marquer un but. Alors là, je n'ai plus hésité ! " On dit aussi que Budzinski a insisté auprès de Blazevic pour reconsidérer, sa première décision. Toujours est-il qu'à partir de ce moment, Patrice Loko a fait ses premières apparitions en Division 1, excentré le plus souvent, sur le flanc droit. Le pli était pris. Loko, originaire du Loiret, licencié à Amilly, poussé au foot par son père, ancien joueur amateur et éducateur à Orléans, venait d'entrer dans la carrière. "Et je suis certain qu'il va aller loin, conclut Bud, qui se doute bienqu'un jour, l'envie de son joueur le poussera à partir. "J'aurais vécu dix ans dans le même club, confie l'intéressé, et à un moment de votre vie cela devient une necessité de s'en aller." En fin de saison ? Pas sûr, surtout si le FCNA joue l'an prochain en ligue des champions ! Patrick DESSAULT
LOKO : "Je veux gagner" L'équipe de France a une bonne défense mais n'a pas inscrit le moindre but. C'est dans ce secteur qu'Aimé Jacquet cherche des solutions. L'attaquant nantais, meilleur buteur de D1, retrouve une place de titulaire. Patrice Loko était le 17è homme en Slovaquie, puis titulaire devant la Roumanie. Blessé, il n'a pas été appelé pour le déplacement en Pologne. Jacquet lui a fait à nouveau confiance pour affronter I'Azerbaïdjan. Il jouera devant a côté de Jean-Pierre Papin. Son copain de club, Nicolas Ouédec, en fait les frais. Mais pour définitivement convaincre, il faudra marquer mardi soir. En allant jouer à Trabson contre
l'Azerbaïdjan, il n'y a pas d'alternative. Il faut gagner. Il
fallait aller aussi gagner en Pologne il y a un mois. Vous vous doutiez qu'il y aurait
des changements pour ce match contre l'Azerbaïdjan ? Jacquet cite beaucoup l'experience
pour expliquer ses changements. Quand un selectionneur parle
d'une préférence
à l'experience, cela peut passer pour une excuse ou un vrai
argument ? A partir du moment où l'on se doutait
que Jean-Pierre Papin allait être titulaire, vous êtes vous
dit avec Nicolas Ouédec que l'un de vous deux allait rester
sur le banc ? Pensez-vous
que l'on a donné assez de temps au trio offensif nantais
pour montrer ce qu'il sait faire ? L'absence de Martins, un vrai
numéro
10, la regrettez ? Le
président de la F.F.F., M. Simonet, a souhaité que l'on
prenne les joueurs les plus en forme en selection. En cette fin d'année,
c'est le cas ? Pourtant
il y a eu cette accumulation de matchs importants avec les clubs. Justement, certains internationaux
en appellent à une prise de conscience, à une vrai révolte. Il faut prouver à chaque fois Il
pourrait y avoir des joueurs retenus non en raison de leur forme mais
plutôt sur leur rôle complémentaire dans un système
de jeu. Donc
tout le monde est en forme ? Pourtant aujourd'hui, dans le groupe
d'Aimé Jacquet, la défense, efficace, n'est jamais remise
en cause. Si
on résume : aujourd'hui la défense est bonne et l'attaque
n'est pas satisfaisante. propos
recueillis par Etienne BONAMY
TRANSFERTS - Les têtes d'affiche
De la bande des Nantais, Patrice Loko est le dernier à avoir explosé. Un drame familial l'avait profondément marqué l'année dernière, et on lui reprochait de ne pas assez marquer. Depuis, Patrice a retrouvé son équilibre, il est le meilleur buteur du FCNA et sa place en sélection est indiscutable. Les offres ne manqueront pas d'affluer dans le bureau de Jean-Claude Suaudeau, et on dit même que le PSG souhaite le prendre en même temps que Karembeu...Loko à Paris ? Fernandez en rêve ! |