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Loko dans l'impasse
La situation de l'ex-Nantais ne risque pas de s'arranger puisque les chiffresconfortent les décisions de son coach. Après tout, Loko est resté muet quand il a joué et les Merlus, sans lui, caracolent en tête du classement des attaques avec 27 buts. Ainsi, ses dix buts de la saison passée ne pèsent pas lourd. Ni les 8 en 27 sélections en équipe de France, ni les 22 qui avaient fait de lui le roi des buteurs de la D 1, en 1995 avec Nantes, ni les 12 (dont 4 en Coupe d'Europe) inscrits à Troyes en 2001-2002. Nommé juste avant le début de saison à la place d'Yvon Pouliquen, dont Loko était devenu un relais essentiel, Gourcuff a recruté Antonin Koutouan et Bakary Koné. Les deux jeunes Ivoiriens se sont mis à marquer. Leur compteur cumulé affiche 11 réalisations dont 9 lors des huit dernières journées.
Sa situation embarrasse aussi son président, Marcel Le Mentec : « Patrice a été l'attaquant le plus constant la saison passée. Il est exemplaire. Bien sûr, on souhaiterait qu'il soit sur le terrain et s'il veut me voir, ma porte est ouverte. Cela dit, s'il pense qu'un départ est la meilleure solution, nous ne sommes pas contre si cela le satisfait. » Pourtant, entre un départ de son joueur et un retour sur le terrain, Gourcuff a choisi : « Je ne suis pas opposé à son départ, c'est une question de bon sens. En tout cas, ce serait dommage qu'il termine comme ça. » Après Nantes, le PSG, Montpellier,
Lyon, Troyes et Lorient, une nouvelle aventure attend sans doute Loko.
Amiens (16e attaque de L 2) serait prêt à l'accueillir
au début de l'année 2004. « Honnêtement,
je ne peux rien dire. Je n'ai encore eu aucun entretien avec mes dirigeants.
Il serait prématuré d'envisager quoi que ce soit puisque
c'est à eux de décider. La L 1 ne m'effraie pas. Je
pense pouvoir jouer encore une ou deux saisons. Je cours encore, hein
! »
L'attaquant des Merlus en contacts avec plusieurs
clubs Sous contrat avec le FC Lorient jusqu'en juin 2004, Patrice Loko pourrait donc quitter le Morbihan lors du Mercato. « Les dirigeants m'ont expliqué que si je trouvais un club, ils ne seraient pas opposés à mon départ. À condition que je trouve une opportunité intéressante. » Pour l'heure, deux clubs de Ligue 2, Amiens et Nancy, semblent intéressés par l'attaquant lorientais. « Pour l'instant, il n'y a rien de très officiel, souligne Patrice Loko. Mais j'ai encore les jambes et une grosse envie de jouer. Je me tiens prêt pour le FC Lorient, où le challenge de la montée en Ligue 1 reste passionnant. Mais si j'ai une opportunité en Ligue 2 ou même en Ligue 1, je partirai. » Nicolas CARNEC.
Empêtré dans ses problèmes offensifs, l'AC Ajaccio (actuellement 16 e ) a en effet choisi de jeter son dévolu sur l'ex-Nantais et Parisien pour épauler le Malien Bagayoko à la pointe de son attaque. « Excellente opportunité » Et si, hier soir, rien n'était encore signé
entre les trois parties intéressées, l'accord de principe
avait été trouvé. Marcel Le Mentec, le président
lorientais, confirmait « des contacts bien avancés »,
alors que l'agent du joueur, Patrice Liguistin, travaillait aux derniers
détails d'une opération qu'il jugeait « bonne
pour tout le monde ».
« C'est un choix de l'entraîneur,
qui ne le faisait plus trop jouer. Ce départ à Ajaccio,
c'est très bien. Il va pouvoir rejouer et marquer des buts
en Ligue 1. Et peut-être qu'il sera meilleur à ce niveau-là
». Patrice Liguistin se satisfaisait de la possibilité
offerte à Patrice Loko de rejouer parmi l'élite et d'exploiter
ainsi, si possible, les dernières années qu'il pourrait
lui rester au plus haut niveau. Laurent Aquilo « Tant que mes jambes me porteront... » - Patrice Loko, on vous sent soulagé...
Patrice Loko, 34 ans, va retrouver
la Ligue 1, quinze ans après y avoir fait ses débuts
avec le FC Nantes, en avril 1989. Et après une saison et demi
passée sous le maillot lorientais. Un contrat de six mois Revenu en terre morbihannaise, la saison dernière, il aura réalisé une superbe saison même si l'objectif fixé n'a pu être atteint. Pour preuve, Patrice Loko, malgré ses 33 ans, avait disputé les 38 rencontres de championnat avec une moyenne faramineuse de 88 minutes. Au-delà de ces statistiques, l'ancien international avait également inscrit 10 buts, juste derrière Eli Kroupi (12 buts). « J'ai vraiment apprécié la confiance que m'ont accordée les dirigeants, la saison dernière, soulignait, hier soir, l'attaquant lorientais. Quand je suis revenu à Lorient, c'était pour retrouver la Ligue 1, dès la fin de saison. Malgré une bonne saison, nous n'y sommes pas parvenus, c'est dommage ». Cette saison en revanche, les données chiffrées ne plaident pas en faveur de l'attaquant lorientais. Titularisé à sept reprises seulement, il a participé à treize rencontres (coupes et championnat confondus). Soit un total de 475 minutes au cours desquelles il n'a pas inscrit le moindre but. Il faut reconnaître que Patrice Loko a dû faire face à une rude concurrence avec les arrivées successives de Bakari Koné et d'Antonin Koutouan. Les deux jeunes ivoiriens ayant plus de qualités d'explosivité que l'ancien international. Dès lors, Christian Gourcuff a souvent retenu Patrice Loko dans son groupe de seize joueurs en l'utilisant comme joker. Très professionnel, l'ancien international a accepté la situation et a continué à travailler. « Je n'ai jamais discuté les choix d'un entraîneur, et ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer. Je tourne la page sereinement et je suis heureux de rejoindre Ajaccio même pour six mois. » Dans les prochaines heures, Patrice Loko, laissé libre par le FC Lorient, va signer un contrat de six mois avec le club corse. « Il n'y a pas d'option contractuelle pour la saison prochaine. Je vais tout donner pour décrocher le maintien afin de peut-être pouvoir faire durer le plaisir, un an de plus. » Une bonne nouvelle pour Patrice Loko mais qui devrait en décevoir plus d'un du côté de la préfecture morbihannaise. En effet, les dirigeants du Vannes OC, avec qui l'ancien international a d'excellentes relations, espéraient le voir un jour s'installer à La Rabine. Hier soir, Patrice Loko s'en amusait : « Il faudra qu'ils patientent encore un petit peu ».
JOURNAL DES TRANSFERTS
Il aurait pu être champion du monde... Révélé au FC Nantes où il a été formé au côté des Pedros, Karembeu, Ouédec qui formaient la génération dorée des Canaris champions de France en 1995, Patrice Loko n'a sans doute pas eu la carrière que ses débuts transcendants laissaient espérer. Intégré au groupe professionnel au début de la saison 1991-92, le natif de Sully-sur-Loire se fait vite remarquer sur les terrains de D1 (ancienne L1) par son explosivité et sa fougue qui désarçonnent nombre de défenseurs adverses. Et trois saisons plus tard, il ajoute une nouvelle corde à son arc: l'efficacité. L'année du titre en 1994-95 le voit en effet terminer meilleur buteur avec un total de 22 réalisations. Loko est alors à son sommet, membre à part entière de l'équipe de France d'Aimé Jacquet et promis à un avenir florissant. Convoité par de nombreux clubs, il choisit de quitter le calme des bords de l'Erdre pour l'effervescence de la capitale où il se brûle très vite les ailes. Perturbé par la longueur des négociations, fatigué après une longue saison, il dérape dans la nuit parisienne, ce qui lui vaut un passage prolongé au poste de police puis dans une maison de repos de la banlieue ouest. Bien entouré par ses proches et son club, l'ex-attaquant nantais parviendra à remonter la pente, enchaînant deux bonnes saisons avec le PSG, au point de remporter en 1996 la Coupe des coupes face au Rapid de Vienne, puis, un an plus tard de marquer 15 buts et de frôler l'égalisation en finale de cette même Coupe des Coupes face à Barcelone, son tir croisé échouant sur le poteau catalan. Revenu à son meilleur niveau, Loko a réintégré l'équipe de France, avec laquelle il dispute en juin 1997 le Tournoi de France, répétition générale de la Coupe du monde. $ "J'ai toujours le niveau de L1" Ce sera pourtant sa dernière apparition en bleu, la suite de la carrière de celui qui n'avait jusqu'ici connu que deux clubs subissant de nombreux soubresauts. Entre blessures et nouveaux coups de blues, il vivra deux dernières années au PSG sans beaucoup jouer, avec toutefois un ultime éclair en finale de la Coupe de la Ligue 1998 face à Bordeaux, son entrée en jeu s'avérant décisive. Lassé de devoir se contenter d'apparitions de moins en moins fréquentes, il quitte la capitale pour Lorient où il retrouve du tonus et le sens du but (9 buts en 20 matches). Il est transféré dans la foulée à Montpellier avant de faire un passage discret à Lyon puis de changer une nouvelle fois d'air en posant ses valises à Troyes. Sous les ordres d'Alain Perrin, l'efficacité est de retour (8 buts en 27 matches), mais Loko a la bougeotte et ne reste qu'une saison à l'ESTAC pour retourner à Lorient, relégué en L2, où il forme une paire offensive de premier ordre avec Kroupi. L'arrivée de Christian Gourcuff et l'éclosion des Ivoiriens Koutouan et Kone le poussent cependant sur la touche au début de cette saison. Persuadé qu'il peut encore rendre service, Loko aspire à changer d'air, l'AC Ajaccio lui offre l'opportunité, il la saisit avec avidité: "J'ai toujours le niveau de L1. Le fait qu'un club de l'élite ait pensé à moi me stimule au plus haut point, même si à Lorient, au niveau inférieur, on ne comptait pas sur moi car j'étais barré par des joueurs que l'on estimait plus explosifs que moi", déclare-t-il à France Football au moment de revêtir son septième maillot de L1. Diomède: "Grâce à Pat', notre jeu est plus varié" Revanchard, Loko n'a pas tardé à justifier la confiance placée en lui par le staff technique de l'ACA, Dominique Bijotat en tête. Ce dernier ne tarissait ainsi pas d'éloges sur la prestation de son nouveau protégé samedi dernier à l'issue du nul face à l'OGC Nice (1-1): "Ca nous donne des possibilités offensives intéressantes. Avec quelques automatismes en plus, les résultats devraient suivre." Même son de cloche chez un autre revenant, le champion du monde Bernard Diomède: "Avec un deuxième point d'ancrage, c'est plus facile de donner des ballons. Pat' apporte beaucoup, il travaille dos au but, remise bien. Entre lui et Mamadou (Bagayoko, ndlr), on a maintenant plusieurs solutions de passes, notre jeu est plus varié." Un bel unanimisme qui confirme qu'à tout juste 34 ans (il les a fêtés ce vendredi), Loko reste compétitif, ce dont il ne doute visiblement pas: "Si je n'avais pas envie de jouer au plus haut niveau, si j'avais senti que les jambes et le mental ne suivaient pas, je ne me serais pas engagé." Maintenir l'ACA parmi l'élite, tel est l'un des derniers défis de la longue carrière de l'attaquant corse, qui ne pourrait rêver meilleur cadeau d'anniversaire qu'une victoire à Marseille samedi... Axel CAPRON 06/10/2004 - 07:20 radio france sport Football : Retraite: Loko comme Martins Après Corentin martins la semaine dernière, un autre ancien international a choisi de tirer sa révérence. A 34 ans, Patrice Loko, l'ancien attaquant formé à Nantes, passé par le PSG, Lorient, Montpellier, Lyon, Troyes et Ajaccio, libre depuis l'intersaison, a décidé de se retirer de la carrière. Champion de France en 1995 sous le maillot canari, vainqueur de feu la Coupe des Coupes en 1996 et de la Coupe de la Ligue en 1998 avec le Paris SG, Loko aura porté le maillot tricolore à 26 reprises pour un bilan de 7 buts inscrits de 1993 à 1997.
L'equipe06/10/2004
Patrice Loko a confié à L'Equipe qu'il arrêtait sa carrière, n'ayant pu signer de contrat avec un club professionnel au début de la saison en cours. Agé de 34 ans, il a débuté à Nantes, avec qui il fut champion en 1995, et l'a terminée à Ajaccio, au printemps dernier, toujours dans ce rôle d'attaquant de pointe remuant et opportuniste. « J'ai eu de nombreuses touches, venus de National, de L2 et aussi de l'étranger, mais on m'a demandé d'attendre, on m'a dit qu'on allait me rappeler#u, déclare-t-il dans la quotidien, mercredi. J'avais dit à mon agent que si je n'avais rien avant le 30 septembre, je prendrais une décision.#i » Depuis le début de la saison, il s'entraînait avec Vannes pour conserver une bonne forme physique. Il l'estime aujourd'hui parfaite, mais il faudrait plus pour lui donner des regrets. « Je suis complètement détendu, j'ai eu une belle carrière, elle a duré un peu plus de quatorze ans. (...) J'ai rencontré des gens fabuleux. » Le seul regret du joueur, passé par le PSG, Lorient, Montpellier, Lyon, Troyes et donc Ajaccio, est de n'avoir pas fréquenté la sélection plus longtemps. Loko compte 26 sélections en équipe de France, pour 7 buts inscrits entre 1993 et 1997. Il attribue à sa dépression de l'été 1995, marqué par un incident sur la voie publique à Paris, cette histoire inachevée. « Ça a sans doute freiné ma carrière » relève-t-il. |


