- 23 juillet 2002
Football: Loko signe à
Lorient
Patrice Loko avait porté
le maillot de Lorient de novembre 1998 à juin 1999
L'attaquant Patrice Loko, en fin de contrat à Troyes
(L1), a signé un contrat de deux an en faveur de Lorient,
relégué en L2.
|
|
Le joueur, 32 ans, avait déjà
porté le maillot des "Merlus", alors en L1, marquant
neuf buts de novembre 1998 à juin 1999. Loko, en fin de contrat
avec l'ESTAC, s'entraînait avec Vannes (CFA) ces derniers temps.
"On cherchait un attaquant expérimenté. Le fait qu'il
ait déjà joué à Lorient est un plus, a expliqué,
mardi, le président lorientais André Jégouzo. Son
adaptation s'en trouvera facilitée. Il avait eu un comportement
exemplaire la première fois qu'il était venu chez nous".
Le club du Morbihan attend encore "un gardien, sans doute",
a précisé le dirigeant breton.
Loko avait connu son heure de gloire à Nantes avec un titre de
champion de France en 1995, assorti du rang de meilleur buteur avec
vingt-deux réalisations. Puis il était passé au
Paris SG dans la foulée, en agrémentant ce transfert d'une
nuit parisienne d'excès, médiatisée et restée
dans les mémoires.
Après Lorient, il avait connu des passages à vide à
Montpellier et Lyon avant de rebondir à Troyes, où il
a marqué huit buts la saison passée. Deux autres formations
de L1 françaises étaient sur les rangs pour s'attacher
les services de Loko, dont Guingamp.

- 23 juillet 2002
Patrice
Loko revient au FC Lorient
L'attaquant a signé
hier soir pour une durée de deux ans.
André Jégouzo et Yvon Pouliquen ne cachaient pas
leur souhait d'enrôler un attaquant de haut niveau. C'est
chose faite depuis hier soir, avec la signature de Patrice Loko.
(photo: Vincent MOUCHEL)
|
|
Son passage de six mois sous les
couleurs du FC Lorient lors de la saison 98-99, en première
division, avait laissé un excellent souvenir aux supporters
comme aux dirigeants. Lors de cette courte période, Patrice
Loko avait inscrit 9 buts. Cela n'avait pas été suffisant
pour maintenir le club parmi l'élite. Depuis quelques jours,
Patrice Loko, en fin de contrat avec Troyes avec lequel il a marqué
8 buts la saison dernière, était à la recherche
d'un club. Deux clubs de L 1 étaient sur les rangs dont Guingamp.
Pour ne pas prendre trop de retard sur le plan physique, l'ancien
joueur de Nantes, Paris, Monptellier, s'entraînait avec le Vannes
OC (CFA). Ce que l'on savait moins, c'est que les dirigeants lorientais
oeuvraient pour convaincre Patrice Loko, de revenir sous les couleurs
tango et noir.
Hier soir, le président André Jégouzo a trouvé
un accord avec Patrice Loko et son agent. L'attaquant a signé
un contrat de deux ans et devrait être aligné dès
ce soir, lors de la rencontre amicale contre Guingamp à Tréguier.
Nicolas CARNEC.

- 23 juillet 2002
Loko
et les Merlus, acte II
En fin de contrat avec Troyes, Patrice Loko vient de signer
pour deux ans en faveur de Lorient. L’ancien Nantais reste ainsi
fidèle à sa volonté d’évoluer dans
un club ambitieux de Ligue 2 qui a su lui offrir d’avantage
qu’une pige d’une saison.
La perspective de signer pour un an dans un club
de L1 n’enchantait guère Patrice Loko. A 32 ans, l’ancien
Nantais n’a plus de temps à perdre et il ne cachait pas
sa préférence pour un club de Ligue 2 qui saurait lui
accorder un peu plus de confiance. En contact avec plusieurs clubs
de l’élite (Sedan, Guingamp, Bastia), l’ancien
international a donc finalement opté pour Lorient et la L2.
Un choix réfléchi puisque Loko a également refusé
la proposition de Saint-Etienne, club pas suffisamment ambitieux à
ses yeux. Le côté affectif est également entré
en jeu dans ce transfert puisque le joueur a déjà porté
les couleurs du club lorientais. Et il possède même une
maison à Vannes.
Le dernier passage à Lorient de Patrice Loko s’était
en effet très bien passé. Malgré la descente
des pensionnaires du Moustoir, l’ancien Parisien avait inscrit
neuf buts en six mois. Cette saison, il devrait être associé
à Robson, l’ancien attaquant du Spartak de Moscou. Le
président lorientais, André Jegouzo, recherchait un
joueur expérimenté afin d’épauler sa nouvelle
arme offensive. Et c’est peu dire que Patrice Loko a le profil
idéal. Avec ses deux pointes, les Merlus, vainqueurs de la
Coupe de France la saison dernière, peuvent espérer
faire bonne figure en Coupe d’Europe. Et surtout remonter rapidement
en Ligue 1.
Pour Loko, le challenge est excitant. Agé de 32 ans, l’attaquant,
plusieurs fois international (26 sélections), a connu son heure
de gloire à Nantes et au PSG. En 1995, il a remporté
le titre de champion de France et de meilleur buteur avec Nantes.
Il a ensuite joué deux finales de Coupe des Coupes dont une
victorieuse avec le club de la capitale. Mais son passage au club
parisien reste marqué par les difficultés d’adaptation
après un transfert difficile. Sa carrière s’est
poursuivie à Lorient, Montpellier, Lyon et donc Troyes. Et
son retour en Bretagne n’a rien d’un ultime jubilé.
Loko entend bien le prouver rapidement.
Georges Ghika

- 23 juillet 2002
Football:
Patrice Loko revient à Lorient, club de 2e division
PARIS (Reuters) - L'ancien avant-centre international
Patrice Loko annonce sur son site internet qu'il a signé un
contrat de deux ans avec le FC Lorient, club de deuxième division.
Loko qui évoluait la saison dernière à Troyes,
en première division, précise qu'il a choisi de descendre
d'un cran parce qu'il gardé "un excellent souvenir
de son passage à Lorient" de novembre 1998 à
juin 1999.
"J'avais des contacts très avancés avec Sedan
et à un degré moindre avec Guingamp et Bastia mais il
me fallait attendre encore et toujours", précise-t-il.
"J'ai donc accepté avec beaucoup d'enthousiasme et
je suis vraiment très heureux de revenir chez les Merlus".

- 24 juillet 2002
"Parce
que c'est le FCL ... !"
C'est un Patrice Loko très
sympa et content d'être là qui vous accordé cette
interview sur le chemin de Tréguier (22) où il allait
disputer son premier match en tant que Merlu 2002-2003 contre Guingamp.
Il aime Lorient et il vous le montre !
Cesman : Quels souvenirs
gardes-tu de ta saison avec les Merlus en 99 ??
P. Loko : J'avais été très bien accueilli il
y a trois ans, et j'en garde encore de très bons souvenirs.
J'ai gardé d'excellents contacts avec les dirigeants et avec
les joueurs qui étaient déjà là à
l'époque.
Pourquoi avoir choisi Lorient ???
Et bien j'ai été contacté par Guingamp, Sedan,
Bastia …., et ils ne m'ont rien proposé de concret. J'ai
patienté et je n'ai rien vu venir à part des contrats
d'un an. J'avais envie de me poser dans un club, et de ceux là
je n'avais pas de propositions fermes.
J'ai été contacté par Lorient il y a quelques
jours et j'ai accepté très rapidement de venir. Ils
m'avaient déjà approché l'an dernier en vue du
maintien mais à cause de la descente nous avions suspendu nos
relations.
Je ne suis pas là pour remplacer Robson. En fait avant de venir
je ne connaissais pas le nouveau groupe. Je ne connaissais pas Luis
(Robson), j'ai su après qu'il était bléssé.
De plus le challenge de la remontée m'intéresse, et
puis c'est le FCL !
Justement penses-tu que ce challenge
est relevable en une seule saison ?
Oui, il est plus que possible. Je vois une équipe de D1 autour
de moi, c'est un très bon groupe qui se doit de remonter.
Qui seront à ton avis nos challengers
dans cette épreuve ?
Je vois Saint-Etienne.
Peux-tu me parler de la saison que
tu as fais à Troyes l'an dernier ?
J'ai été recruté par eux pour un an car j'étais
libre à l'époque. Je m'entraînais déjà
à Vannes au VOC pour me préparer. Je juge cette saison
assez bonne, j'ai marqué des buts et j'étais aussi entouré
d'un bon groupe. Avec eux j'ai joué l'intertoto et de tours
en Coupe d'Europe. Ca s'est très très bien passé.
Je trouve que ce club ressemble à Lorient : du beau jeu, jouer
le ballon et de l'avant.
Le fait que le FCL joue l'UEFA, a-t-il
été une motivation supplémentaire pour venir
à Lorient ?
Non, pas vraiment. C'est surtout le fait de retrouver la Bretagne
qui m'a fait revenir ici. Mais c'est vrai que c'est un plus.
C'est dommage à dire mais j'ai pris l'habitude des grands matchs.
L'autre jour, j'ai remarqué que dans tous les clubs où
je suis passé j'ai joué la coupe d'Europe !
son site internet: http://patriceloko.org
Cesman

- 27 juillet 2002
Dernier
tour pour Loko
Las de déménager chaque
été, le nouvel attaquant de Lorient veut définitivement
se fixer.
À TRENTE-DEUX ANS et après
309 rencontres de D 1, Patrice Loko va goûter à l’échelon
inférieur, la L 2, qu’il avait simplement fréquentée
le temps d’une rencontre, fin 2000, sous le maillot de Montpellier.
Il se serait bien passé de cette découverte tardive.
En début de semaine, il s’est engagé pour deux
saisons en faveur de Lorient. « J’avais des contacts en
L 1 (Guingamp, Strasbourg) mais les choses ont traîné.
Je pouvais attendre, mais je ne voulais pas prendre de risques. J’ai
également eu Bruno Metsu au téléphone, il souhaitait
m’emmener avec lui, à Dubaï. Et puis, Lorient s’est
manifesté. »
La semaine dernière, André Jégouzo, le président
des Merlus, a appelé Patrice Liguistin, l’agent du joueur.
Ensemble, ils ont évoqué les conditions de Loko, son
salaire (environ 30 000 euros) et la durée de l’éventuel
contrat. « Je voulais absolument signer deux ans, j’en
avais un peu marre de déménager tous les mois de juin.
J’étais un peu las de ces voyages. J’avais envie
de stabilité mais les clubs de L 1 intéressés
ne me proposaient qu’une année de contrat. Lorient, qui
m’a déjà contacté en fin de saison, n’a
pas hésité une seconde. J’en ai parlé avec
ma femme et nous avons fini par accepter l’offre de Lorient…
»
Une ville, un club qu’il connaît bien et qu’il apprécie
pour y être passé en 1998-1999. « J’en garde
un souvenir exceptionnel : grâce à ce club qui a beaucoup
changé au niveau des infrastructures, je suis parvenu à
relancer ma carrière. Le challenge est à nouveau très
intéressant. Lorient veut remonter au plus vite et si possible
passer quelques tours en Coupe de l’UEFA. » Et Loko devra,
si possible, faire oublier dans les plus brefs délais le génial
Darcheville, désormais girondin. Quelques heures après
sa signature, l’ancien Troyen enfilait le maillot orange de
Lorient. « Yvon Pouliquen voulait connaîtremonétat
physique. J’ai disputé une mi-temps, mardi contre Guingamp.
Je manque encore un peu de rythme mais ça va venir. »
En fin de contrat avec Troyes, Loko a entamé sa préparation,comme
la saison dernière, à Vannes. « Le VOC, club local
entraîné par Denis Goavec, m’accueille volontiers.
C’est plus agréable de s’entraîner en groupe.
»
Ce soir, face à Lyon, il ne jouera très certainement
que quarante-cinq minutes. « Je ne sais pas encore à
qui je serai associé. Depuis la reprise, les joueurs m’ont
expliqué que l’entraîneur ne cessait de modifier
le schéma tactique. C’est le moment idéal de faire
des essais. Mais ce match contre Lyon, ce n’est pas une rencontre
amicale. Pouliquen nous a dit que la préparation était
terminée et que nous entrions de plain-pied dans la compétition.
Pour mon retour, j’aimerais bien gagner ce trophée. »
Guillaume DUFY

- 3 août 2002
Patrice
Loko : « Un maximum de réussite »
Un but, une passe décisive
: Patrice Loko n'a pas manqué sa première sortie
en Ligue 2 avec Lorient. Et son association avec Kroupi prend
le bon chemin. Le nouvel attaquant lorientais dresse évidemment
un bilan positif de cette première sortie, même
s'il ne s'estime pas encore à 100 % de ses capacités. |
|
Patrice Loko,
cette première victoire est plutôt rassurante ?
Remporter ce premier match à l'extérieur, c'était
important. Mais on va surtout retenir le résultat. Tout n'a
pas été parfait dans le jeu, on n'a pas été
assez bons, à mon avis, dans la maîtrise du ballon. Par
contre, c'est vrai qu'on a eu un maximum de réussite devant
le but adverse.
Vous donnez
le premier, vous marquez le second, ce sont les débuts dont
vous rêviez ?
Bien sûr, cela fait plaisir de commencer de la sorte. Mais ce
n'est que mon troisième match cette saison. Je sais que j'ai
encore besoin de travailler physiquement. Cela devrait aller de mieux
en mieux au fil des matchs.
Votre entente
avec Kroupi semble presque déjà au point...
C'est vrai qu'on s'est trouvé deux fois au bon moment. Avec
Eli, on essaie de travailler à l'entraînement pour parfaire
cette entente. Il nous reste encore du travail pour être vraiment
au point.
Vous arrivez
à Lorient dans une équipe qui vise la remontée.
Ce premier match vous conforte-t-il dans cette ambition ?
Pour une équipe qui veut jouer la montée, le plus important,
c'était de prendre les trois points ce soir. On a su le faire.
Maintenant, je pense franchement que cette équipe a le niveau
Ligue 1, c'est sûr. Il faut seulement qu'on le montre sur le
terrain à chaque journée.

- 18 septembre 2002
Loko, le plus Européen
des Merlus
32e de finale de la Coupe de l'UEFA : Denizli - Lorient,
jeudi (17 h)
FC Nantes, Paris SG, Lyon, Montpellier,
Troyes... Cinq clubs et autant d'aventures en Coupe de l'UEFA,
Coupe des Coupes ou encore Ligue des Champions pour Patrice
Loko. Jeudi à Denizli, l'attaquant lorientais s'élancera
pour disputer son 47e match européen. Retour sur un parcours
entamé en 1994 et jalonné de 21 buts.
|
|
FC Nantes : 8 matches et 3 buts, saison 1994-1995.
« J'avais 24 ans et c'était ma première expérience
en Coupe d'Europe. Cette année-là, nous avons été
éliminés en quart de finale par le Bayer Leverkusen.
Ce qui m'a marqué le plus à cette époque, ce
sont nos matches en Russie. Dans les stades, il y avait certainement
beaucoup plus de monde que chez nous. Mais l'ambiance était
vraiment particulière. Comme si les spectateurs n'avaient pas
le droit de bouger ou de crier. Ce sentiment était renforcé
par la présence de très nombreux militaires autour et
dans les stades. »
Paris SG : 20 matches et
8 buts entre 1995 et 1998. « La première année
à Paris a été fantastique. On a éliminé
le Celtic Glasgow, Parme et La Corogne avant de s'imposer en finale
face au Rapid de Vienne, un à zéro. Les matches de Coupe
d'Europe ont vraiment soudé le groupe. Jusqu'à la finale,
on a été très solidaires. Dans le bus après
notre victoire, on était vraiment comme des gamins. Heureux
de jouer et de vivre ensemble. Le lendemain à Paris, nous avons
descendu les Champs-Elysées. C'était vraiment magique,
même s'il y avait moins de monde que pour l'équipe de
France.
L'année suivante, toujours en Coupe d'Europe des vainqueurs
de Coupe, on a débuté en Turquie à Galatasaray.
Battu 4-2 à l'aller, on renverse la vapeur à Paris.
Puis en quart, après un 0-0 au Parc, on va gagner 3-0 à
Athènes. Ce jour-là, j'ai marqué les trois buts.
J'avais l'impression qu'à chaque fois que je tirais au but,
je pouvais marquer. Ce triplé m'a fait connaître et reconnaître
au niveau européen.
Un autre bon moment cette année-là, c'est en demi-finale
face à Liverpool. On les a vus arriver au Parc en touristes.
Ils nous prenaient de très haut. Ça nous avait énervés.
Résultat, on les bat 3-0. On était super heureux. Et
au retour, on se qualifie à Anfield Road malgré une
défaite deux à zéro. Malheureusement, on est
battu en finale par le Barça... Avec un but de Ronaldo sur
penalty. »
Lyon : 3 matches en Ligue
des Champions en 2001. « J'étais rarement titulaire,
mais je suis rentré contre Arsenal, le Bayern de Munich et
le Spartak Moscou. La Ligue des Champions, c'est une tout autre intensité.
Les équipes sont plus fortes et plus expérimentées.
C'est un vrai plaisir de jouer à ce niveau. »
Montpellier : 11 matches
et 6 buts saison 1999-2000. « On s'est qualifié pour
l'UEFA en passant par l'Intertoto. Nous avons passé les 32es
face à l'Etoile Rouge de Belrgrade. Mais nous avons été
battus par La Corogne. C'était une belle expérience
même si cela nous a joué des tours en championnat puisque
nous sommes descendus en division 2 à la fin de la saison.
»
Troyes : 4 matches et 4
buts saison 2001-2002. « Le souvenir le plus marquant reste
le match contre Leeds. Battus 4-2 à l'aller, on fait un super
match retour pour la première épopée du club
en Coupe d'Europe. On mène 3-1 lorsque je me procure une occasion
en or. Je veux tellement m'appliquer que je la mets au-dessus de la
barre. C'était la balle de match. Finalement, on revient à
3-2 à cinq minutes de la fin et on est éliminé.
»
Lorient : saison 2002-2003
c'est du 50-50 ! « Denizli, c'est une équipe que personne
ne connaît. C'est du 50-50. Il faut absolument s'appuyer sur
ce que l'on fait de bien en championnat. Comme on peut marquer à
tout moment, nous avons nos chances surtout si on marque là-bas.
Beaucoup de joueurs lorientais vont connaître leur première
expérience européenne. Il faut bien se préparer
et savourer. La Coupe d'Europe, c'est vraiment autre chose. Mais ce
ne sera positif que si cela nous sert à progresser en championnat.
»
Recueilli par Nicolas CARNEC.

- 19 septembre 2002
Suivez le Loko
De Nantes à Lorient, Patrice
Loko a parcouru l'Europe sous six maillots différents.
À PAMUKKALE, à côté de Denizli,
Patrice Loko fait figure de guide. Pas pour visiter les thermes
de ce coin du Sud-Ouest turc où les Lorientais échappent
à leur quotidien morose (11e de L 2) mais pour arpenter
cette Europe qu'ils découvrent. Bien sûr, Martini
(absent), Robson, Bouzin, Guel et Bedrossian ont déjà
goûté aux délices continentaux. Pas un ne
possède cependant le CV de l'ex-international. Loko entame
sa neuvième campagne sous son sixième maillot.
Rappel.
|
|
NANTES (huit matches, 1994-1995)
: « Pour mon premier match (chez le Rotor Volgograd, 2-3), je
me souviens d'un déplacement au fin fond de la Russie, dans
des conditions difficiles : petit hôtel, des lits pas propres...
Le genre de match qu'on a hâte de jouer pour repartir au plus
vite ! Sinon, c'est Leverkusen (en quarts, 1-5, 0-0) qui m'a marqué.
À l'aller, nos deux gardiens étaient blessés.
Jean-Louis Garcia, qui ne jouait plus trop, a dû s'y coller
mais il passe un peu au travers. Plus que la finale perdue contre
Barcelone (0-1) avec le PSG, c'est mon pire souvenir européen.
Avec l'équipe que nous avions, on n'aurait jamais dû
s'arrêter là. »
PARIS-SG (dix-huit matches, 1995-1999) : «
On avait vraiment une belle équipe, soudée et expérimentée
avec Guérin, Rai, Fournier... Je me souviens de mon triplé
à Athènes (3-0 contre l'AEK en 1996-1997 en quart de
finale), un match où tout m'a souri. J'ai aussi parlé
aux gars de l'ambiance, de ce public presque fanatique en Turquie
(Galatasaray en 1996-1997 en huitième) et en Grèce.
On reçoit toutes sortes d'objets sur la tête. Quand il
n'y a pas de piste autour du terrain, mieux vaut ne pas faire les
touches et les corners... Il paraît que ce sera moins chaud
ici, tant mieux !
L'année où on gagne (C 2, 1995-1996), on a ressenti
un grand soulagement à la fin de l'épopée. Je
me souviens de la fête, de la foule, des Champs-Élysées,
un peu comme les champions du monde... L'année suivante, on
perd en finale contre Barcelone (0-1). Une grosse frustration. Je
marque en début de match mais je suis signalé hors jeu
à tort. On perd sur un penalty de Ronaldo. Personne ne s'en
rappelle, pourtant je pense qu'on la méritait plus qu'eux.
Auparavant, on affronte Liverpool (demi-finale : 3-0, 0-2). Quand
on est arrivé au Parc, les Anglais étaient couchés
sur la pelouse, tranquilles avec le walk-man. Ça nous a énervés
et on leur en a mis trois. Mais au retour, quelle ambiance ! Impressionnant
! On devait être attentifs à tout, ne pas se laisser
emporter puisque, à 2-0, on était encore qualifiés.
On avait de l'expérience, on a cassé le rythme mais,
si le match avait duré cinq minutes de plus, je crois qu'on
aurait été éliminés ! »
MONTPELLIER (quatre matches, 1999-2000) : «
De jolies rencontres contre l'Étoile Rouge et La Corogne. Ça
donne confiance quand on retrouve la D 1. Ceci dit, comme on avait
disputé l'Intertoto, on a débuté le Championnat
déjà fatigués. On l'a payé (Montpellier
sera relégué à la fin de la saison). »
LYON (trois matches, 2000-2001) : « J'étais
remplaçant mais j'ai découvert avec la Ligue des champions
un niveau encore plus relevé. Les parties sont plus rugueuses,
plus physiques, la tension plus importante. Mais on sent moins le
parfum de la Coupe avec ce système de poule. Sur six matches,
les meilleurs sont toujours à l'arrivée. On ne passe
pas loin de la qualification. On échoue lors du dernier match
face au Spartak (1-1). Le terrain était si dur que certains
avaient joué en baskets. Il nous manque un but. Rageant. »
TROYES (quatre matches, 2001-2002) : « On
pouvait sortir Leeds (2-4, 3-2). On a eu du mal à entrer dans
le match aller. Le manque d'habitude sans doute. Le stade plein, trente
minutes avant le coup de sifflet, nous a un peu paralysés.
Ça ne pardonne pas. Au retour, nous avions battus Leeds, invaincu
à cette époque dans son Championnat. Je marque deux
fois à l'aller mais je mets une belle occase au-dessus au retour.
Si elle est au fond, nous passons. Dommage... »
LORIENT (2002-2003) : « Nous n'irons
pas en finale mais nous allons tout faire pour aller plus loin, jouer
une équipe plus renommée, dans un beau stade puisque
la pelouse n'est pas terrible ici... J'ai toujours envie de revivre
ces moments, de découvrir de nouveaux endroits. Ce rendez-vous
peut nous ressouder, nous redonner plus de volonté, d'envie.
Il doit aussi nous remettre nos objectifs en tête, nous permettre
de retrouver un jeu plus efficace, plus rigoureux avant notre match
très important contre Nancy, dimanche. »

- 12/11/2002
(n°2953)
Les deux font la paire
BUTEURS. Quatre efficaces duo d'attaquants écument le championnat
cette saison. Lorient, Chateauroux, Grenoble et Toulouse mesurent
ainsi que le talent se conjugue au pluriel.
Loko-Kroupi, Les compères
Orphelin de son vieux complice
Jean-Claude Darcheville, parti cet été à Bordeaux, Elie Kroupi n'aura
pas mis bien longtemps
à lui trouver un successeur de qualité. L'avant-centre des Merlus,
qui avait formé avec le guyannais une paire irresistible, contribuant
très largement à la remontée en L1 en mai 2001, s'éclate depuis trois
mois au côté de Patrice Loko. Un aîné qui le fait profiter de sa
longue experience : "Lorient a vraiment fait un recrutement
interessant en le faisant venir ici. C'est un gars qui a un sacré
parcours derrière
lui et, forcément, j'apprends beaucoup à ses côtés".
Avec déja sept réalisations à son compteur, l'international ivoirien
constitue naturellement le fer de lance de l'attaque morbihannaise,
misant avant tout sur sa force athlétique et une redoutable efficacité
dans la surface de vérité. "Lui c'est un joueur
tout ne puissance, qui aime particulièrement les duels,
témoigne son compère Loko.Il
aime perturber les défenses. Moi au contraire, je demande le ballon
dans les espaces. Mais au niveau de nos courses, on ne fonctionne
pas trop mal."
Pour en arriver à une telle complicité, puisque les deux joueurs
constituent un vrai tandem, associés qu'ils sont depuis le début
de la saison,
Loko et Kroupi travaillent énormément au quotidien : "L'entraîneur
attend de nous que l'on bosse notre complicité à l'entraînement.
Alors on se cherche sur des une-deux, on travaille notre positionnement
sur des coups de pieds arrêtés, des centres" raconte
Loko. A l'arrivée, les automatismes livrent des résultats plutôt
positifs, Kroupi le finisseur n'hésitant pas à faire la dernière
passe à son collègue, comme en début de saison à Metz, par exemple.
Etonnant alliage de puissance, d'experience et de finesse, le partenariat
entre Loko et Kroupi ne peut que progresser, si l'on en croit ce
dernier. " "C'est un sacré partenaire. Ca me change
de Jean-Claude ! Pat a évidemment d'autres qualités que lui. Comme
nous ne sommes
associés que depuis le début du championnat, il faut laisser du temps
au temps". Auteur pour sa part de quatre buts, ce qui porte
le total de ce duo à onze, Patrice Loko ne s'est fixé aucun objectif
sur le plan personnel. Pour lui, seul compte l'interêt du club, et
cette philosophie s'applique également à son collègue : "Nous
ne nous sommes pas mis en tête de claquer pour terminer meilleurs
buteurs.
L'essentiel, c'est de rapporter des points à Lorient. Il n'y a que
la gagne qui nous interesse. Ainsi, on a toujours envie de marquer
les premiers, parce qu'on sait qu'en L2, c'est souvent le premier
à scorer qui prend une option sur la victoire.".
Tout heureux d'avoir retrouvé un Kroupi en pleine possession de ses
moyens, après qu'il eut manqué une partie de la saison passée en
raison de blessures, Lorient et son entraîneur Pouliquen disposent
d'un attelage craint par tout le championnat, et largement taillé
pour aider le club à retrouver sa place parmis l'élité à coup d'exploits...
Franck Simon

- 28/11/2002
Loko: "Je crois très fort à la montée"
A Gueugnon, Lorient ne s’est pratiquement
pas procuré d’occasions. Etant attaquant et buteur,
comment vis-tu ce genre de match ?
On a fait une bonne première mi-temps, nous étions bien
organisés. Au niveau de la finition c’est toujours plus
difficile à l’extérieur à cause du système
de jeu. On court aussi beaucoup pour défendre.
Même si le FCL ne monte pas cette année
compte tu rester à Lorient l’année prochaine
?
Oui, j’ai signé pour deux ans pour aider le club à
monter. J’y crois très fort dès cette saison.
D’après toi qui va monter cette année
?
A mon avis Le Mans car ils sont en tête depuis le début
avec une bonne avance qui devrait leur permettre de finir dans les
trois. Je vois aussi Toulouse. J’aime bien cette équipe
qui joue pas mal. Et Lorient !
Pour Châteauroux je n’y crois pas beaucoup, c’est
une équipe jeune qui va probablement manquer de maturité.
Comment juges-tu l’évolution du club
depuis ton dernier passage lors de la première saison en D1.
Il y a eu des évolutions positives. Au niveau des infrastructures,
à l’époque le vestiaire n’était accessible
que pour les matches. Aujourd’hui nous avons un beau vestiaire
accessible aussi aux entraînements avec une salle de muscu bien
équipée. Les bureaux sont aussi tous regroupés,
maintenant tout le monde travaille ensemble au même endroit.
Après ta superbe carrière, que compte
tu faire ? As-tu déjà des projets ?
Je n’ai pas encore de projets établis, mais ce ne sera
pas obligatoirement dans le foot. De toute façon mon objectif
est de jouer le plus longtemps possible, tant que je pourrais courir
! J’aurais aimé partir à l’étranger,
mais à mon âge c’est difficile !
Quels sont tes loisirs ? Profites-tu
de la proximité de la mer pour faire du bateau ?
Mon beau-frère est marin pécheur donc je vais souvent
avec lui sur l’eau. J’ai mon permis bateau et étant
sur Vannes je visite le golfe au moteur.
Connais-tu le web merlu ?
Je n’ai pas trop le temps de « surfer » car dès
que je vais sur mon PC je m’occupe de répondre aux mails
de mes fans que je reçois depuis mon site officiel (patriceloko.org).
Le webmaster est très sympa et je regrette de ne pas avoir
pu lui accorder plus de temps lorsqu’il est venu me voir au
match de Châteauroux. Là bas ils ne laissent pas les
gens accéder aux joueurs et il pleuvait vraiment très
fort ...
Que penses-tu des supporters Lorientais ?
Je pense que depuis le début de la saison le public vient en
nombre au stade. Mais les encouragements ne viennent malheureusement
qu’à la fin du match. Ils sont présents mais un
peu exigeants.
Quant au groupe qui fait les déplacement, je suis désolé
mais je ne connais pas son nom ... Je sais juste que c’est celui
qui est derrière le but et qu’il est très actif.
Qu'aimais tu dans chaque club dans lequel
tu es passé ?
Nantes: J'ai aimé la formation, On était un groupe de
copains. Puis les trois dernières années au club où
ce même groupe de jeunes a réussi à décrocher
une place européenne chaque année et au final un titre
de champion de France.
PSG: L'organisation du club était d'une grande qualité.
Tout était fait pour oublier les problèmes quotidiens
et se consacrer à 100% aux matches. J'ai aussi beaucoup aimé
la Ville
Montpellier: Le cadre de vie est agréable. C'est un club familial
où règne la bonne humeur. De plus, M.Nicollin est un
homme proche de ses joueurs.
Lyon: Comme à Paris, l'organisation du club est de qualité
et on apprécie de vivre à Lyon. Je n'ai malheureusement
pas beaucoup joué car les deux attaquants titulaires (Anderson
et Govou) étaient vraiment très forts.
Troyes: C'est un club comme Lorient qui débute en L1. Les gens
sont sympas et accueillants. J'ai vraiment passé une bonne
saison là bas.
Quel a été ton plus beau souvenir
dans ta carrière de footballeur ?
Il y en a deux:
Le titre de champion avec Nantes. C'était l'aboutissement d'un
travail de plusieurs années d'un groupe de jeunes.
Je n'oublie pas bien sûr la coupe d'Europe avec le PSG, un moment
merveilleux.
Avec quels joueurs que tu as croisé t’entendais-tu
le mieux ? Et ceux que tu admirais ?
Il y a eu Sonny Anderson à Lyon, il est vraiment bon. Léonardo
aussi à Paris, il est excellent et en plus il est très
sympa, très humain et très simple.
Je n’oublie pas non plus mon pote Ouédec bien connu à
Lorient !
jeudi 28 novembre 2002
Loïc et Cesman

-
24/01/2003
NANTES (L1), DEMAIN (18 H 15) Loko,
le buteur des grands soirs
Les grands rendez-vous se succèdent à un rythme infernal
pour les joueurs du FC Lorient qui, entre une importantissime victoire
contre Metz et un déplacement au Mans, s'offriront un intermède
chatoyant samedi contre Nantes. Un match au parfum exaltant pour l'enfant
de la Jonelière, pour le buteur des grands soirs qu'est devenu
Patrice Loko.
Patrice Loko s'attend à « un beau match », demain,
entre Lorient et Nantes. (Photo Bertrand Le Floch) (cliquez sur la
photo pour l'agrandir)
Moins vif qu'autrefois, moins bien
entouré et servi aussi qu'il
le fut lors de la saison 94-95, qui le vit cumuler titres de champion
et de meilleur buteur de D1, Patrice Loko n'a plus la même
efficacité
qu'à l'apogée de sa carrière. Faute de quantité
(six buts en 22 matchs), l'attaquant lorientais soigne la qualité
: depuis le début de saison en effet, Loko-le-buteur ne tourne
qu'au super, adversaire prestigieux ou match charnière, essence
ordinaire connait pas.
Amiens aussi
La preuve par le détail des
réalisations de l'ancien international : un but à Reims
pour lancer la saison (1 r e journée), un contre Toulouse pour
fêter son retour au Moustoir (2 e ), un à Saint-Etienne
dans le chaudron vert (6 e ), deux contre Metz (4 e et 22 e ) et un
à Amiens (17 e ). Amiens !!?... Erreur ? Entorse au raisonnement
? Exception qui confirme... Rien de tout cela. Si tout se termine
bien en fin de saison, tout le monde s'accordera en effet à
dater du déplacement au stade de La Licorne le « vrai
départ » d'une équipe lorientaise qui, depuis,
a engrangé seize points sur vingt.
« On avait commencé cette série avant les fêtes
et ça nous a boostés pour ce mois de janvier »,
confirme Loko, pour qui « les joueurs ont pris conscience qu'il
fallait faire encore plus d'efforts ». Capitaine depuis trois
rencontres, l'ancien Nantais n'a plus les mêmes doutes qu'il
y a deux mois. « Avec les individualités qu'on a, on
se doit d'être dans les trois premiers. Depuis deux-trois matchs
on démontre qu'on y a notre place. Maintenant, il faudra absolument
ne pas se relâcher à l'avenir ».
Une mission pour « Super
Loko »
L'avenir tout proche, c'est la rencontre de Coupe
de France contre Nantes demain au Moustoir. « Ce sera un beau
match », pronostique le capitaine lorientais, qui aimerait bien,
pour une fois, briller contre une équipe qui lui a très
peu souri depuis qu'il l'a quittée.
Nantes au Moustoir, c'est logiquement une mission pour « Super-Loko
», le buteur des grands soirs. Probablement remplaçant,
à trois jours du déplacement au Mans, Patrice n'aura
sans doute que quelques minutes pour la remplir. Le plaisir de se
rappeler au bon souvenir des Nantais n'en serait que plus intense,
quand bien même le capitaine lorientais ne fait aucune fixation
sur ses stats individuelles : « La victoire me suffit ».
Benoit Siohan

-
18/02/2003 (n° 2967)
Quatre mousquetaires en route pour les quarts
COURSE. Ces huitièmes de finale ont été marqués par quelques hommes,
parmi lesquels pointent Loko, buteur providentiel de Lorient, Tatarian,
capitaine exemplaire de Martigues, Frei, nouvel attaquant de Rennes,
et Goursat, entraîneur comblé d'Angoulême. Jusqu'où iront-ils
?
Loko, l'atout des Merlus
L'attaquant de Lorient a marqué et qualifié son équipe face à Lille
(1-0). Une vieille habitude chez cet habitué des buts décisifs.
Contre Nantes, au tour précédent, Patrice
Loko est entré en jeu à la 78e minute. Dix minutes
plus tard, il déviait de
la tête un ballon en or pour Elie Kroupi, qui qualifiait les
Merlus (1/0). Dimanche, contre des lillois décevants, l'ancien
joueur de Nantes et du Paris-SG a lui même terminé le travail à l'issue
d'un match au scénario identique à celui contre les Canaris. A deux
minutes du coup de sifflet final, Loko, qui avait fait son apparition
quelques instants plus tôt, s'est précipité dans la surface sur un
centre à ras de terre d'Esceth N'Zi et a puni Wimbée d'une reprise
à bout portant de l'interieur du gauche. Heureux hasard ? Simple
coïncidence ? Non, évidemment. A trente-deux ans, l'infatigable attaquant
aux 89 buts en L1 sait juste mieux que quiconque où trainer sa "vieille"
carcasse quand s'égrènent les dernières minutes d'une rencontre indécise.
Son experience, son flair et son instinct lui ont appris depuis longtemps
à bien négocier ces fins de match où le moindre but décide du sort
d'une rencontre. "Quand j'ai vu Nicolas partir sur le côté,
j'ai su que c'était bon pour moi. Je savais qu'en arrivant le premier
dans la surface j'avais toutes les chances de finir l'action."
Cette saison, Patrice Loko
a frappé à 7 reprises en Championnat. Il n'a marqué qu'une seule
fois pour du beurre. C'était
à Metz (2-1,
4e j.) en début de saison. Mais Loko, c'est aussi et surtout l'unique
but d'un tête, à la 83e minute de la victoire capitale contre Toulouse
(1-0, 2e j.), le but égalisateur à Saint-Etienne (1-1, 6e j.) ou,
plus recemment, le premier des deux buts des Merlus contre Metz (2-0,
22e j.). A croire que le rusé Merlu choisit ses matchs. Et que la
Coupe de France, compétition qu'il a déjà gagné avec le PSG en 1998,
attire particulièrement son attention. "La Coupe,
ça transcende,
se justifie-t-il. Lorient, en plus, a gagné ce trophée l'année dernière
et n'a pas envie de le lâcher sans combattre. Moi, je suis
comme les autres, cette compétition me donne des ailes. Contre Lille,
j'ai
pratiquement suivi toute la rencontre du banc. J'ai vu nos adversaires
prendre peu de risques et accuser un léger relâchement en fin de
rencontre. J'avais envie de rentrer car je savais qu'il y avait un
bon coup à jouer."
Qualifié pour les quarts de finale de cette Coupe de
France, cinquième du championnat de L2, à un petit point d'une place
sur le podium, synonyme de remontée en L1, Lorient se retrouve désormais
confronté au traditionnel dilemne des ambitions. Doit-il faire de
cette coupe un réel objectif ? Doit-il se focaliser sur son Championnat
? Loko, lui, a choisi de ne pas choisir : "Quand on se retrouve
à deux matchs du stade de France, on n'a pas le droit de ne pas jouer
le coup à fond. La remontée en L1 reste un objectif primordial, mais
la Coupe de France en est un autre aussi important. Pour Yvon Pouliquen,
qui détient ce trophée depuis deux ans, on doit essayer d'aller au
bout. Pour lui, ce serait beau."
Loko sera donc à l'écoute de Téléfoot,
dimanche prochain pour y découvrir le futur adversaire des Merlus
en Coupe de France. "En quart de finale, tout le monde
est dangereux. Les équipe de National ou de CFA qui se retrouve
à ce stade ont
forcément réussi quelques exploits qu'ils peuvent réediter. L'important
sera donc de recevoir. Personnellement, j'aimerai bien croiser
tôt ou tard la route du PSG. Ce serait un beau petit clin d'oeil
du destin."
Laurent Campistron

|