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- 8 août 2000

(un an après un début de saison très prometteur, FF revient sur le cas des anciens nantais de Montpellier : Raynald Pedros, Nicolas Ouédec, Eric Decroix, Patrice Loko et de leur entraineur de l'époque, Jean-Louis Gasset. Tous les cinq vivent un début de saison en pointillé...)

(...)
Patrice Loko (30 ans).
C'est sans doute lui qui s'en est le mieux tiré, celui qui a le mieux digéré le départ du cocon nantais, entre deux bonnes premières saisons au PSG (23 buts avant une année blanche dans la capitale), puis une demi saison consistante à Lorient (9 buts) il y a deux ans. D'ailleurs, hors du contexte, son expérience montpelliéraine a été relativement correcte: 8 buts et 2 passes décisives en 28 rencontres. "J'ai pas mal marqué aussi en Intertoto. Dans une équipe dernière du classement, mon bilan n'est pas trop mauvais. Cela dit, d'un point de vue collectif, j'avais d'autres ambitions en venant ici." Il était arrivé dans le sillage des copains, "pour effectuer un parcours dans la continuité de son passage à Lorient". Surtout, il voyait très haut pour la « canari connection ». La désillusion n'en est que plus grande, même si Loko trouve quelques excuses à cet échec, constatant qu'il n'a "jamais été possible de nous aligner en même temps". "A présent, on dit que les Nantais ne sont pas exportables. Mais il n'y a qu'à regarder Desailly, Deschamps ou Karembeu ! ". Ou même Loko, seul titulaire régulier des quatre compères, à Montpellier et ailleurs. S'il a été privé de la fin du Championnat, ce n'est que parce que le club préparait déjà la prochaine saison et qu'il craignait la blessure.
Car Patrice peut espérer rebondir. Ailleurs. Sans bruit, les demandes sont tombées régulièrement sur le fax du Montpellier-Hérault, souvent envoyés par des équipes de D1 plutôt modestes, en quête de la bonne affaire. Un Loko pas cher, bien relancé, ça peut prendre des allures de bingo. Alors, Bastia, Lille, Metz ou Toulouse se sont mis sur les rangs. L'intéressé confirme, mais le Championnat a redémarré et il ne porte le maillot d'aucun de ces clubs. "Il me reste un an de contrat et Montpellier veut gagner un peu d'argent, c'est normal. Je n'ai pas toutes les cartes en main, alors je patiente.". Egalement en contact avec le club anglais de Charlton, promu en D 1, Patrice Loko étudie toutes les pistes, françaises comme étrangères. " Je n'ai pas de priorité. Ce n'est donc pas le salaire qui bloque."

L'ancien meilleur buteur de la D 1 (22 buts en 1994-95, l'année du titre avec Nantes) aurait préféré avoir quinze jours de préparation avec son nouveau club. Il en est quitte pour prendre son mal en patience. "Mais je trouve le temps long. J'ai une famille. On aimerait bien se poser quelque part. Maintenant, j'espère que cela va se faire rapidement. " (...)

correspondance : Pierre DUPERRON

 

- 26 janvier 2001

LYON, 26 jan (AFP) - Le défenseur central brésilien de l'Atletico Mineiro (D1 brésilienne) Claudio Roberto Da Silva "Caçapa" et l'attaquant français Patrice Loko de Montpellier (D2) ont signé vendredi en faveur de l'Olympique lyonnais (D1), a annoncé le club de football rhodanien.
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Loko, 31 ans, qui a résilié son contrat avec le Montpellier Hérault SC, a signé un contrat jusqu'au 30 juin 2001 avec une option de reconduction d'un an.
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De son côté, Patrice Loko déclare arriver à Lyon "avec l'ambition de retrouver ses qualités". "Intégrer un groupe comme celui de l'OL est quelque chose de formidable pour moi. Je connais le jeu des trois attaquants déjà présents dans l'effectif et je pense pouvoir m'intégrer très bien avec eux", a ajouté l'ancien international (26 sélections).
"Je me suis toujours bien comporté au stade de Gerland avec les différents clubs pour lesquels j'ai joué et j'espère que cela va continuer maintenant que je suis à l'OL", a-t-il poursuivi, assurant "qu'il ne craignait pas la concurrence". "J'ai l'habitude de cela", a-t-il conclu.
"Nous avons choisi ces joueurs car nous avions la possibilité de bénéficier de prêt mais aussi parce qu'ils sont qualifiés pour la Ligue des champions", a justifié pour sa part Jean-Michel Aulas, rappelant que "l'OL devait trouver des éléments de qualité, dotés d'une expérience internationale afin de pouvoir entrer dans le schéma du club"."

 

- 26 janvier 2001

interview radio à télécharger (format MP3)

 

- 3 fevrier 2001

Loko, l'ultime défi

Incorporé pour la première fois dans le groupe des dix-sept Lyonnais qui se déplacent à Guingamp, l'ancien international français pourrait relancer sa carrière en D 1 dès ce soir.

Après une longue attente, Patrice Loko a enfin retrouvé une place pour lui dans une enceinte de D1. Depuis le début de la saison, il se trouvait, comme les autres "Nantais", d'ailleurs (Decroix et Ouédec), sevré de compétition à Montpellier (D2). Seul Ouédec a finalement accepté de se voir relancé par Mézy. "Je ne souhaitais pas évoluer en D 2, explique Loko qui, en quatorze ans de carrière, n'a connu que la D 1 (315 matches, 83 buts). D'un commun accord avec mon entraîneur, nous avons dès lors décidé que je m'entraînerais normalement la semaine et que je ne jouerais pas en Championnat le week-end."

C'est donc avec un profond soulagement que samedi dernier il s'est assis dans la tribune d'honneur du stade Gerland. "Où j'ai souvent marqué", se souvient-il. Là, l'ancien champion de France avec les Canaris (en 1995) a, comme une ironie du sort, pu suivre le passionnant Lyon - Nantes (3-1). Ce soir, il pourrait même avancer d'un cran pour prendre place sur le banc, tout près d'un gazon qui lui était devenu maudit.

Depuis son départ du Paris-SG, en novembre 1998, l'ancien Nantais a, en effet, connu deux descentes en D2, avec Lorient (en 1999) et Montpellier (en 2000). À chaque fois, ce trentenaire a refusé de tourner définitivement le dos à son glorieux passé en rejoignant l'étage inférieur où évolue son frère William, attaquant de Wasquehal.

"Lyon ne représente pas un gros challenge"

Son salaire et son âge - il fêtera ses trente et un ans mardi prochain - freinaient l'envie des clubs de l'enrôler. Pas les boulimiques Lyonnais, qui cherchaient une solution de rechange à Vairelles, banni et prêté jusqu a ,w fin de la saison à Bordeaux. Les dirigeants rhodaniens se sont ainsi tournés vers Loko, dont !e contrat avec Montpellier expirait en juin. Le président Nicollin a saisi l'opportunité d alléger sa masse salariale. II a volontiers accepte de résilier son engagement avec un joueur qui se serait de toute façon retrouvé libre en fin de saison et qui refusait de jouer. Après avoir dédommagé Montpellier à hauteur de quelques centaines de milliers de francs, l'OL a, vendredi dernier, fait parapher un contrat de six mois a Loko.

Pour le club, le risque financier est nul. L'ancien international français (25 sélections, 7 buts) n'a, lui non plus, pas grand-chose à perdre. "Venir à Lyon ne représente pas un gros challenge pour moi, acquiesce l'intéressé. Ce club, qui dispose de bonnes installations et d'une très belle équipe, me permet de retrouver la D 1. C'est ce que je souhaitais. C'est donc avec un grand plaisir que je m'apprête à y rejouer. "

Dans dix jours, Lyon pourrait aussi lui offrir de nouvelles joutes européennes. Cet ancien vainqueur de la Coupe des Coupes en 1996 avec le Paris-SG se trouve, en effet, qualifié pour la Ligue des champions. "Le fait de pouvoir rejouer une Coupe d'Europe a constitué un atout supplémentaire dans mon désir de venir à Lyon, reconnaît-il. J'ai l'habitude de disputer ces matches de haut niveau. Ça ne me fait pas peur. J'ai continué à bien m'entraîner et vais essayer de démontrer mes qualités." Après six mois d'inactivité volontaire, Loko a récupéré toute sa motivation. II ne reste plus à cet ancien meilleur buteur de D 1, à l'issue de la saison 1994-1995, (22 buts) qu'à retrouver le chemin des filets. Et son pari sera gagné.

Bernard LIONS

 

- 1er avril 2001

Loko: "Lyon peut tout gagner"

Arrivé de Montpellier lors du mercato d'hiver, l'ex-international a retrouvé des ambitions et l'envie de jouer. Après une adaptation sans problème, Patrice Loko avoue se sentir bien à l'OL, un club qui a les moyens de ses ambitions. Premier test dimanche, en demi-finale de Coupe de France, face à Strasbourg (20h).

Patrice, où en êtes-vous de votre adaptation?
J'ai intégré un groupe sympathique, travailleur et dynamique. C'est très important lorsque l'on arrive dans un nouveau club et, dans l'ensemble, cela se passe plutôt bien.

Comment vivez-vous vos bons débuts avec Lyon ?
Je suis arrivé dans de bonnes conditions. Lorsque l'on joue avec de très bons joueurs, c'est facile. Montpellier ne voulait pas que je reste. Je ne voulais pas jouer en D2. Nous avons trouvé un compromis. C'est bien de retrouver le haut niveau que j'avais perdu de vue depuis quelques temps. Je le retrouve avec plaisir.

Le style de l'OL semble vous convenir…
C'était assez facile de m'adapter, c'est un jeu qui va de l'avant qui permet aux attaquants d'arriver dans de bonnes conditions devant.

Le club correspond t-il à vos attentes?
J'ai toujours envie de disputer des rencontres de Coupe d'Europe, des matches au sommet... En Championnat, nous sommes encore bien placés. En coupe, également. C'est ce que j'espérais et j'attends de partir avec deux, voire trois titres.

Vous êtes en contrat jusqu'au 30 juin. Qu'en est-il de votre avenir ?
Nous n'en sommes pas encore là. Je joue avec Lyon car j'ai une grande envie. J'ai une année optionnelle pour laquelle l'OL devra me donner une réponse en fin de saison. Depuis que je suis là, je me sens très bien dans ce club et j'aimerais bien rester car le club affiche des ambitions que je recherche. Si ce n'est pas le cas, j'aviserai. Nous verrons bien.

Dans quel état d'esprit abordez-vous cette rencontre face à Strasbourg ?
Jouer à domicile lors des derniers matches d'une saison, c'est toujours mieux. Mais le sort en a voulu autrement. Ce sera forcément difficile. Mais nous avons des atouts pour contrarier ce sort.

En coupe on dit qu'il est plus facile de jouer contre un club de D1 contre une petite équipe. Est-ce votre avis ?
Il est souvent préférable d'affronter un club de D1, car mentalement, nous abordons le match avec un état d'esprit que nous connaissons. Face aux petits, il y a parfois un relâchement naturel.

A votre avis l'arbitre va jouer un rôle important?
Entre deux équipes de D1, ce sera équitable. Face à un adversaire de moindre niveau, l'arbitre est parfois plus conciliant avec lui.

Lyon - De notre correspondant

Lyon : trois questions à… Patrice Loko

Libéré par l'OL, Patrice Loko se retrouve sur le marché des transferts. Contacté par des clubs de Première Division (Ndlr, on parle de Bastia et Lorient), l'ancien Montpelierrain juge sa situation en « bonne voie ».

Patrice Loko, l'OL n'a pas cru bon de lever l'option qu'il avait sur vous et vous voilà de nouveau sans club. Comment prenez-vous la chose ?
L'OL ayant l'intention de recruter des joueurs, je ne voulais pas rester comme attaquant supplémentaire. Je n'ai pas pu me mettre d'accord avec mon club et me voilà libre. Etant donné que j'ai envie de jouer un peu plus que la saison prochaine, je ne me voyais pas continuer à Lyon et être plus souvent remplaçant que titulaire. A Lyon, tout s'est très bien passé mais maintenant, j'aspire à jouer. A moi de trouver une autre destination.

Que retiendrez-vous de votre court passage à Lyon ?
Que des bonnes choses. J'ai eu la chance d'appartenir à un très bon groupe, un très bon club. On a gagné la Coupe de la Ligue en fin de saison. On a réalisé un bon parcours en coupe d'Europe et en championnat. J'aspirais à jouer un peu plus mais le peu que j'ai joué m'a donné une motivation que j'avais perdue en début d'année à Montpellier. C'est très bien. Je suis en pleine forme pour reprendre la prochaine saison. J'ai des contacts avec des clubs français. Je ne sais pas encore où j'irai mais c'est en bonne voie.

En D1 ?
(D'un ton serein). Oui, oui.

Propos recueillis par Romain Coulangeon



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