ARTICLES DE PRESSE – A.C. AJACCIO (2004)


logo_Telegramme9 janvier 2004

article_telegramme_090104L’ATTAQUANT LORIENTAIS VA ÊTRE PRÊTÉ SIX MOIS À L’AC AJACCIO
Patrice Loko rebondit… en Ligue 1
Très peu utilisé par Christian Gourcuff, Patrice Loko va rejoindre, sous forme de prêt, l’AC Ajaccio jusqu’à la fin de saison. A bientôt 34 ans, et dix-huit mois depuis son retour à Lorient, l’ancien international se voit ainsi offrir l’opportunité de retrouver les terrains de Ligue 1. Pour le club morbihannais, l’économie salariale réalisée devrait accélérer l’engagement d’un milieu de terrain.

Le ballon tourne très vite dans le milieu professionnel. Et s’offre parfois des rebonds capricieux. Ainsi, Patrice Loko, qui n’était plus ces derniers mois que le cinquième attaquant lorientais par ordre de priorité, pourrait très bien se retrouver titulaire dès les jours prochains en Ligue 1.
Empêtré dans ses problèmes offensifs, l’AC Ajaccio (actuellement 16e) a en effet choisi de jeter son dévolu sur l’ex-Nantais et Parisien pour épauler le Malien Bagayoko à la pointe de son attaque.

« Excellente opportunité »

Et si, hier soir, rien n’était encore signé entre les trois parties intéressées, l’accord de principe avait été trouvé. Marcel Le Mentec, le président lorientais, confirmait « des contacts bien avancés », alors que l’agent du joueur, Patrice Liguistin, travaillait aux derniers détails d’une opération qu’il jugeait « bonne pour tout le monde ».
Ce prêt, c’est d’abord une excellente opportunité pour un joueur qui aura marqué de son empreinte ses deux passages dans le Morbihan. Tout d’abord lors d’un premier séjour de six mois, en 1999, où son arrivée avait très largement contribué à relancer l’espoir de maintien en Ligue 1. Puis l’an passé, où sa science du jeu collectif et sa générosité dans l’effort lui avaient valu la reconnaissance d’un public qui l’a toujours apprécié.
Cette saison pourtant, la donne a rapidement changé. Titularisé en début de saison, l’ancien international a lentement glissé vers le bout du banc lorientais. Avant d’être écarté du groupe de seize, sur choix de l’entraîneur, en novembre dernier.

Un milieu dans le viseur

« C’est un choix de l’entraîneur, qui ne le faisait plus trop jouer. Ce départ à Ajaccio, c’est très bien. Il va pouvoir rejouer et marquer des buts en Ligue 1. Et peut-être qu’il sera meilleur à ce niveau-là ». Patrice Liguistin se satisfaisait de la possibilité offerte à Patrice Loko de rejouer parmi l’élite et d’exploiter ainsi, si possible, les dernières années qu’il pourrait lui rester au plus haut niveau.
Si le joueur et son futur club d’accueil sont ravis de l’opération, la remarque est également valable pour le FC Lorient. Le club morbihannais, qui a annoncé qu’il ne recruterait pas sans départ préalable, va pouvoir, grâce à l’économie salariale réalisée, activer la recherche d’un milieu de terrain axial créatif. Un profil certainement plus utile au FC Lorient dans sa course à la remontée que celui de Patrice Loko au sein d’un effectif où, en attaque, d’autres priorités ont été clairement affichées.

Laurent Aquilo

 

logo_Telegramme9 janvier 2004

« Tant que mes jambes me porteront… »

Patrice Loko, on vous sent soulagé…
Content de pouvoir enfin rejouer au haut niveau, de retrouver une équipe qui me fait confiance. J’avais envie de retrouver la L1 avec Lorient, ce sera avec Ajaccio.

Avez-vous des garanties de jouer davantage ?
J’ai eu le président au téléphone, et je sais que l’entraîneur est très content de m’avoir dans son effectif. A partir du moment où un club m’appelle, c’est parce qu’il pense que je peux lui apporter un plus. Aller à Ajaccio va me permettre de rejouer au haut niveau, et bien sûr de gagner ma place. Je n’ai pas de garantie, mais ce qu’il y a de bien pour un footballeur, c’est d’aller à l’entraînement pour gagner sa place. Ce n’était pas le cas à Lorient.

Il y avait une incompréhension avec Christian Gourcuff, qui ne vous estimait plus compétitif ?
Je n’ai pas trop envie de polémiquer. J’ai toujours respecté les choix de l’entraîneur. Il avait ses raisons, il avait d’autres joueurs. J’ai compris assez vite que je n’entrais plus dans ses plans et je comptais sur le mercato. Il y a encore des clubs et des entraîneurs qui pensent que je peux apporter quelque chose au haut niveau.

Quel bilan tirez-vous de votre deuxième séjour lorientais ?
La première année, on a fait une belle saison, même si on échoue de deux points. Je pensais qu’on avait de grosses qualités pour réussir cette année… Ce sera sans moi. Je continuerai à suivre l’équipe, même si j’ai un autre challenge à relever.

Dans une région que vous avez choisie pour son climat ?
(rires) Non ! J’aime bien le climat breton. Mais c’est vrai que depuis quelques jours, j’étudie le climat de la Corse. Mais je n’y vais pas pour ça, mais pour m’éclater sur un terrain. C’est une équipe collective, qui essaie de bien jouer au ballon, et pour ma part je m’acclimate bien à un groupe. Comme je suis dans le milieu depuis un moment, je connais toujours quelques personnes en arrivant. Ça aide.

Ajaccio sera votre dernier club ?
Depuis trois ans, on me dit ça. Je n’en sais rien. Je jouerai tant que mes jambes me porteront. Au jour d’aujourd’hui je me sens capable de jouer encore. Si je n’avais pas cette sensation-là, je serais resté à Lorient.

 

Ouest France 8 janvier 2004

 

article_ouestfrance_080104Football : Patrice Loko retrouve la L1 à Ajaccio
L2 : laissé libre par le FC Lorient, il s’est engagé hier avec le club corse
Il reste cinq mois à Patrice Loko pour prouver qu’il peut apporter un plus à Ajaccio, quatrième plus mauvaise attaque de L1.
Jérôme Fouquet

Patrice Loko, 34 ans, va retrouver la Ligue 1, quinze ans après y avoir fait ses débuts avec le FC Nantes, en avril 1989. Et après une saison et demi passée sous le maillot lorientais.
Au cours de ses quinze années de carrière professionnelle, Patrice Loko n’aura que très rarement évolué en Ligue 2. La seule exception faite à un parcours exceptionnel fut sa signature en L2 à l’aube de la saison 2002-2003. « Je suis revenu à Lorient pour relever un nouveau challenge », expliquait le joueur quelques heures après sa signature dans la Morbihan. En fait, il s’agissait pour lui d’un retour sous les couleurs lorientaises puisqu’il avait permis aux Merlus d’espérer le maintien en L1 au cours des six derniers mois de la saison 1998-1999.

Un contrat de six mois

Revenu en terre morbihannaise, la saison dernière, il aura réalisé une superbe saison même si l’objectif fixé n’a pu être atteint. Pour preuve, Patrice Loko, malgré ses 33 ans, avait disputé les 38 rencontres de championnat avec une moyenne faramineuse de 88 minutes. Au-delà de ces statistiques, l’ancien international avait également inscrit 10 buts, juste derrière Eli Kroupi (12 buts). « J’ai vraiment apprécié la confiance que m’ont accordée les dirigeants, la saison dernière, soulignait, hier soir, l’attaquant lorientais. Quand je suis revenu à Lorient, c’était pour retrouver la Ligue 1, dès la fin de saison. Malgré une bonne saison, nous n’y sommes pas parvenus, c’est dommage ».

Cette saison en revanche, les données chiffrées ne plaident pas en faveur de l’attaquant lorientais. Titularisé à sept reprises seulement, il a participé à treize rencontres (coupes et championnat confondus). Soit un total de 475 minutes au cours desquelles il n’a pas inscrit le moindre but. Il faut reconnaître que Patrice Loko a dû faire face à une rude concurrence avec les arrivées successives de Bakari Koné et d’Antonin Koutouan. Les deux jeunes ivoiriens ayant plus de qualités d’explosivité que l’ancien international. Dès lors, Christian Gourcuff a souvent retenu Patrice Loko dans son groupe de seize joueurs en l’utilisant comme joker. Très professionnel, l’ancien international a accepté la situation et a continué à travailler. « Je n’ai jamais discuté les choix d’un entraîneur, et ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. Je tourne la page sereinement et je suis heureux de rejoindre Ajaccio même pour six mois. » Dans les prochaines heures, Patrice Loko, laissé libre par le FC Lorient, va signer un contrat de six mois avec le club corse. « Il n’y a pas d’option contractuelle pour la saison prochaine. Je vais tout donner pour décrocher le maintien afin de peut-être pouvoir faire durer le plaisir, un an de plus. »

Une bonne nouvelle pour Patrice Loko mais qui devrait en décevoir plus d’un du côté de la préfecture morbihannaise. En effet, les dirigeants du Vannes OC, avec qui l’ancien international a d’excellentes relations, espéraient le voir un jour s’installer à La Rabine. Hier soir, Patrice Loko s’en amusait : « Il faudra qu’ils patientent encore un petit peu ».

Nicolas CARNEC.

 

logo_lequipe9 janvier 2004

Lekipe090104Loko à Ajaccio

PATRICE LOKO (33 ans), l’attaquant de Lorient (L 2), va s’engager ce matin avec l’AC Ajaccio pour une durée de six mois. « A priori, les trois parties (le joueur, Lorient et l’ACA) sont d’accord, a déclaré le président ajaccien, Michel Moretti. Tout devrait se finaliser dans la matinée. » Cette saison, Loko n’a joué que dix matches. Une résiliation de son contrat semble acquise. Ajaccio n’aura donc pas d’indemnités de transfert à verser aux Bretons. Le fait que le joueur ait peu joué cette saison n’inquiète pas Dominique Bijotat, l’entraîneur ajaccien : « On connaît son profil. Il devrait nous apporter ce dont on a besoin. » – D. D.

 

 logo_sportsfr– 6 fevrier 2004

article_sportsfr_070204Loko court toujours…
On l’avait presque oublié… Relégué sur le banc de touche depuis le début de la saison à Lorient, Patrice Loko a retrouvé les pelouses de L1 en janvier à la faveur de son transfert à Ajaccio, où il s’est engagé jusqu’à la fin de la saison. Celui qui fut international à 26 reprises et champion de France avec Nantes montre toujours la même volonté sur un terrain, pour le plus grand bonheur de son entraîneur Dominique Bijotat, qui se réjouissait la semaine dernière de l’apport de son nouvel attaquant. Reste à concrétiser en terme de points, pourquoi pas samedi au stade Vélodrome ?

Il aurait pu être champion du monde… Révélé au FC Nantes où il a été formé au côté des Pedros, Karembeu, Ouédec qui formaient la génération dorée des Canaris champions de France en 1995, Patrice Loko n’a sans doute pas eu la carrière que ses débuts transcendants laissaient espérer. Intégré au groupe professionnel au début de la saison 1991-92, le natif de Sully-sur-Loire se fait vite remarquer sur les terrains de D1 (ancienne L1) par son explosivité et sa fougue qui désarçonnent nombre de défenseurs adverses.

Et trois saisons plus tard, il ajoute une nouvelle corde à son arc : l’efficacité. L’année du titre en 1994-95 le voit en effet terminer meilleur buteur avec un total de 22 réalisations. Loko est alors à son sommet, membre à part entière de l’équipe de France d’Aimé Jacquet et promis à un avenir florissant. Convoité par de nombreux clubs, il choisit de quitter le calme des bords de l’Erdre pour l’effervescence de la capitale où il se brûle très vite les ailes. Perturbé par la longueur des négociations, fatigué après une longue saison, il dérape dans la nuit parisienne, ce qui lui vaut un passage prolongé au poste de police puis dans une maison de repos de la banlieue ouest.

Bien entouré par ses proches et son club, l’ex-attaquant nantais parviendra à remonter la pente, enchaînant deux bonnes saisons avec le PSG, au point de remporter en 1996 la Coupe des coupes face au Rapid de Vienne, puis, un an plus tard de marquer 15 buts et de frôler l’égalisation en finale de cette même Coupe des Coupes face à Barcelone, son tir croisé échouant sur le poteau catalan. Revenu à son meilleur niveau, Loko a réintégré l’équipe de France, avec laquelle il dispute en juin 1997 le Tournoi de France, répétition générale de la Coupe du monde.

« J’ai toujours le niveau de L1 »

Ce sera pourtant sa dernière apparition en bleu, la suite de la carrière de celui qui n’avait jusqu’ici connu que deux clubs subissant de nombreux soubresauts. Entre blessures et nouveaux coups de blues, il vivra deux dernières années au PSG sans beaucoup jouer, avec toutefois un ultime éclair en finale de la Coupe de la Ligue 1998 face à Bordeaux, son entrée en jeu s’avérant décisive. Lassé de devoir se contenter d’apparitions de moins en moins fréquentes, il quitte la capitale pour Lorient où il retrouve du tonus et le sens du but (9 buts en 20 matches). Il est transféré dans la foulée à Montpellier avant de faire un passage discret à Lyon puis de changer une nouvelle fois d’air en posant ses valises à Troyes. Sous les ordres d’Alain Perrin, l’efficacité est de retour (8 buts en 27 matches), mais Loko a la bougeotte et ne reste qu’une saison à l’ESTAC pour retourner à Lorient, relégué en L2, où il forme une paire offensive de premier ordre avec Kroupi.

L’arrivée de Christian Gourcuff et l’éclosion des Ivoiriens Koutouan et Kone le poussent cependant sur la touche au début de cette saison. Persuadé qu’il peut encore rendre service, Loko aspire à changer d’air, l’AC Ajaccio lui offre l’opportunité, il la saisit avec avidité: « J’ai toujours le niveau de L1. Le fait qu’un club de l’élite ait pensé à moi me stimule au plus haut point, même si à Lorient, au niveau inférieur, on ne comptait pas sur moi car j’étais barré par des joueurs que l’on estimait plus explosifs que moi« , déclare-t-il à France Football au moment de revêtir son septième maillot de L1.

Diomède: « Grâce à Pat’, notre jeu est plus varié »

Revanchard, Loko n’a pas tardé à justifier la confiance placée en lui par le staff technique de l’ACA, Dominique Bijotat en tête. Ce dernier ne tarissait ainsi pas d’éloges sur la prestation de son nouveau protégé samedi dernier à l’issue du nul face à l’OGC Nice (1-1): « Ça nous donne des possibilités offensives intéressantes. Avec quelques automatismes en plus, les résultats devraient suivre. » Même son de cloche chez un autre revenant, le champion du monde Bernard Diomède: « Avec un deuxième point d’ancrage, c’est plus facile de donner des ballons. Pat’ apporte beaucoup, il travaille dos au but, remise bien. Entre lui et Mamadou (Bagayoko, ndlr), on a maintenant plusieurs solutions de passes, notre jeu est plus varié.« 

Un bel unanimisme qui confirme qu’à tout juste 34 ans (il les a fêtés ce vendredi), Loko reste compétitif, ce dont il ne doute visiblement pas: « Si je n’avais pas envie de jouer au plus haut niveau, si j’avais senti que les jambes et le mental ne suivaient pas, je ne me serais pas engagé. » Maintenir l’ACA parmi l’élite, tel est l’un des derniers défis de la longue carrière de l’attaquant corse, qui ne pourrait rêver meilleur cadeau d’anniversaire qu’une victoire à Marseille samedi…

Axel CAPRON


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