ARTICLES DE PRESSE – F.C. LORIENT (2002/2004)


SAISON 2002/2003

logo_Telegramme23 juillet 2002

lorientloko02Football: Loko signe à Lorient
Patrice Loko avait porté le maillot de Lorient de novembre 1998 à juin 1999
L’attaquant Patrice Loko, en fin de contrat à Troyes (L1), a signé un contrat de deux an en faveur de Lorient, relégué en L2.

Le joueur, 32 ans, avait déjà porté le maillot des « Merlus », alors en L1, marquant neuf buts de novembre 1998 à juin 1999. Loko, en fin de contrat avec l’ESTAC, s’entraînait avec Vannes (CFA) ces derniers temps.
« On cherchait un attaquant expérimenté. Le fait qu’il ait déjà joué à Lorient est un plus, a expliqué, mardi, le président lorientais André Jégouzo. Son adaptation s’en trouvera facilitée. Il avait eu un comportement exemplaire la première fois qu’il était venu chez nous« . Le club du Morbihan attend encore « un gardien, sans doute », a précisé le dirigeant breton.
Loko avait connu son heure de gloire à Nantes avec un titre de champion de France en 1995, assorti du rang de meilleur buteur avec vingt-deux réalisations. Puis il était passé au Paris SG dans la foulée, en agrémentant ce transfert d’une nuit parisienne d’excès, médiatisée et restée dans les mémoires.
Après Lorient, il avait connu des passages à vide à Montpellier et Lyon avant de rebondir à Troyes, où il a marqué huit buts la saison passée. Deux autres formations de L1 françaises étaient sur les rangs pour s’attacher les services de Loko, dont Guingamp.


logo_OuestFrance23 juillet 2002

lorientloko03Patrice Loko revient au FC Lorient
L’attaquant a signé hier soir pour une durée de deux ans.
André Jégouzo et Yvon Pouliquen ne cachaient pas leur souhait d’enrôler un attaquant de haut niveau. C’est chose faite depuis hier soir, avec la signature de Patrice Loko.
(photo: Vincent MOUCHEL)

Son passage de six mois sous les couleurs du FC Lorient lors de la saison 98-99, en première division, avait laissé un excellent souvenir aux supporters comme aux dirigeants. Lors de cette courte période, Patrice Loko avait inscrit 9 buts. Cela n’avait pas été suffisant pour maintenir le club parmi l’élite. Depuis quelques jours, Patrice Loko, en fin de contrat avec Troyes avec lequel il a marqué 8 buts la saison dernière, était à la recherche d’un club. Deux clubs de L 1 étaient sur les rangs dont Guingamp. Pour ne pas prendre trop de retard sur le plan physique, l’ancien joueur de Nantes, Paris, Monptellier, s’entraînait avec le Vannes OC (CFA). Ce que l’on savait moins, c’est que les dirigeants lorientais oeuvraient pour convaincre Patrice Loko, de revenir sous les couleurs tango et noir.
Hier soir, le président André Jégouzo a trouvé un accord avec Patrice Loko et son agent. L’attaquant a signé un contrat de deux ans et devrait être aligné dès ce soir, lors de la rencontre amicale contre Guingamp à Tréguier.

Nicolas CARNEC.


logo_foot36523 juillet 2002

Loko et les Merlus, acte II

En fin de contrat avec Troyes, Patrice Loko vient de signer pour deux ans en faveur de Lorient. L’ancien Nantais reste ainsi fidèle à sa volonté d’évoluer dans un club ambitieux de Ligue 2 qui a su lui offrir d’avantage qu’une pige d’une saison.

La perspective de signer pour un an dans un club de L1 n’enchantait guère Patrice Loko. A 32 ans, l’ancien Nantais n’a plus de temps à perdre et il ne cachait pas sa préférence pour un club de Ligue 2 qui saurait lui accorder un peu plus de confiance. En contact avec plusieurs clubs de l’élite (Sedan, Guingamp, Bastia), l’ancien international a donc finalement opté pour Lorient et la L2. Un choix réfléchi puisque Loko a également refusé la proposition de Saint-Etienne, club pas suffisamment ambitieux à ses yeux. Le côté affectif est également entré en jeu dans ce transfert puisque le joueur a déjà porté les couleurs du club lorientais. Et il possède même une maison à Vannes.
Le dernier passage à Lorient de Patrice Loko s’était en effet très bien passé. Malgré la descente des pensionnaires du Moustoir, l’ancien Parisien avait inscrit neuf buts en six mois. Cette saison, il devrait être associé à Robson, l’ancien attaquant du Spartak de Moscou. Le président lorientais, André Jegouzo, recherchait un joueur expérimenté afin d’épauler sa nouvelle arme offensive. Et c’est peu dire que Patrice Loko a le profil idéal. Avec ses deux pointes, les Merlus, vainqueurs de la Coupe de France la saison dernière, peuvent espérer faire bonne figure en Coupe d’Europe. Et surtout remonter rapidement en Ligue 1.
Pour Loko, le challenge est excitant. Agé de 32 ans, l’attaquant, plusieurs fois international (26 sélections), a connu son heure de gloire à Nantes et au PSG. En 1995, il a remporté le titre de champion de France et de meilleur buteur avec Nantes. Il a ensuite joué deux finales de Coupe des Coupes dont une victorieuse avec le club de la capitale. Mais son passage au club parisien reste marqué par les difficultés d’adaptation après un transfert difficile. Sa carrière s’est poursuivie à Lorient, Montpellier, Lyon et donc Troyes. Et son retour en Bretagne n’a rien d’un ultime jubilé. Loko entend bien le prouver rapidement.

Georges Ghika


logo_Reuters23 juillet 2002

Football: Patrice Loko revient à Lorient, club de 2e division

PARIS (Reuters) – L’ancien avant-centre international Patrice Loko annonce sur son site internet qu’il a signé un contrat de deux ans avec le FC Lorient, club de deuxième division.
Loko qui évoluait la saison dernière à Troyes, en première division, précise qu’il a choisi de descendre d’un cran parce qu’il gardé « un excellent souvenir de son passage à Lorient » de novembre 1998 à juin 1999.

« J’avais des contacts très avancés avec Sedan et à un degré moindre avec Guingamp et Bastia mais il me fallait attendre encore et toujours« , précise-t-il. « J’ai donc accepté avec beaucoup d’enthousiasme et je suis vraiment très heureux de revenir chez les Merlus« .


Logo_FCLnet24 juillet 2002

« Parce que c’est le FCL … ! »

C’est un Patrice Loko très sympa et content d’être là qui vous accordé cette interview sur le chemin de Tréguier (22) où il allait disputer son premier match en tant que Merlu 2002-2003 contre Guingamp.
Il aime Lorient et il vous le montre !

Cesman : Quels souvenirs gardes-tu de ta saison avec les Merlus en 99 ??
P. Loko : J’avais été très bien accueilli il y a trois ans, et j’en garde encore de très bons souvenirs. J’ai gardé d’excellents contacts avec les dirigeants et avec les joueurs qui étaient déjà là à l’époque.

Pourquoi avoir choisi Lorient ?
Et bien j’ai été contacté par Guingamp, Sedan, Bastia …., et ils ne m’ont rien proposé de concret. J’ai patienté et je n’ai rien vu venir à part des contrats d’un an. J’avais envie de me poser dans un club, et de ceux là je n’avais pas de propositions fermes.
J’ai été contacté par Lorient il y a quelques jours et j’ai accepté très rapidement de venir. Ils m’avaient déjà approché l’an dernier en vue du maintien mais à cause de la descente nous avions suspendu nos relations.
Je ne suis pas là pour remplacer Robson. En fait avant de venir je ne connaissais pas le nouveau groupe. Je ne connaissais pas Luis (Robson), j’ai su après qu’il était blessé.
De plus le challenge de la remontée m’intéresse, et puis c’est le FCL !

Justement penses-tu que ce challenge est relevable en une seule saison ?
Oui, il est plus que possible. Je vois une équipe de D1 autour de moi, c’est un très bon groupe qui se doit de remonter.

Qui seront à ton avis nos challengers dans cette épreuve ?
Je vois Saint-Etienne.

Peux-tu me parler de la saison que tu as fais à Troyes l’an dernier ?
J’ai été recruté par eux pour un an car j’étais libre à l’époque. Je m’entraînais déjà à Vannes au VOC pour me préparer. Je juge cette saison assez bonne, j’ai marqué des buts et j’étais aussi entouré d’un bon groupe. Avec eux j’ai joué l’intertoto et de tours en Coupe d’Europe. Ca s’est très très bien passé. Je trouve que ce club ressemble à Lorient : du beau jeu, jouer le ballon et de l’avant.

Le fait que le FCL joue l’UEFA, a-t-il été une motivation supplémentaire pour venir à Lorient ?
Non, pas vraiment. C’est surtout le fait de retrouver la Bretagne qui m’a fait revenir ici. Mais c’est vrai que c’est un plus.
C’est dommage à dire mais j’ai pris l’habitude des grands matchs. L’autre jour, j’ai remarqué que dans tous les clubs où je suis passé j’ai joué la coupe d’Europe !

son site internet

Cesman


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26 juillet 2002

Lorient_1999_ArtFFLoko, l’heureux Merlu
STAR. Après le brésilien Robson, Lorient a fait encore plus fort en recrutant l’international Patrice Loko, dont le retour sur les terres bretonnes s’annonce tonitruant. Lyon, l’un de ses anciens clubs, ferait bien de s’en méfier samedi…

Si les habitués ont encore du mal à intégrer l’appellation « Ligue 2 », Patrice Loko, lui, a d’emblée acquis le réflexe : « Mon agent me l’a fait remarquer : ça m’a tout de suite paru naturel de dire « Ligue 2 ». Ça prouve que je suis déjà dans le coup ! » C’est vrai qu’il semble enthousiaste et affûté. Impatient. Mardi, lors d’un match de préparation face à Guingamp (défait 2-3), il a éprouvé un bien fou à courir durant une mi-temps au sein de sa nouvelle équipe. Il brûle de disputer le trophée des champions, face à Lyon, son ancien club, ce samedi à Cannes. Il paraît assoiffé de jeu et d’espace, de buts aussi, bien sûr. Comme lors de son premier passage au pays des Merlus.
C’était il y a trois ans. Lorient et lui étaient vaseux, groggy. Les bretons, pour leur première expédition dans ce qui s’appelait encore la Division 1, naviguaient sans boussole dans les marécages du bas de tableau, rencontrant plus d’icebergs que d’îles aux trésors, plus de défaites que de victoires. Quant à Loko, il ne se plaisait plus au PSG, qui le délaisse après deux excellentes saisons (23 buts au total) et une plus ordinaire, puis un incident extrasportif embarassant. Lorient et Loko ont besoin l’un de l’autre. Là-bas, dans ce club paisible et chaleureux, l’ancien nantais réapprend à sourire. Et à marquer. Et à lui seul,  il sauve presque la tête des Merlus. Il réalise, comme il dit, « une bonne demi-saison qui m’a permis de me relancer« . Il compile neuf buts en vingt rencontres, des souvenirs de jeu rapide, léché, d’une saveur presque nantaise. Belle histoire, moche épilogue : Lorient descend pour un but, rien qu’un, Le Havre est maintenu, Lorient retrouve une D2 dont il ne sortira que l’an dernier à la même époque. Sale conclusion, mais épisode à suivre : Lorient est tombé sous le charme du gentil « HurluMerlu », attaquant charmant, de talent. La réciproque est réelle.

« MA CARRIÈRE EST DERRIÈRE MOI »

Loko garde un coin de Bretagne dans son coeur et se souvient longtemps qu’il s’y est relancé. Après des escales à Montpellier, Lyon et Troyes, il y est donc revenu. Ça ne lui pose pas de problème de quitter cette élite qu’il a toujours connue depuis ses débuts, il y a quatorze ans, à Nantes. Ces sommets qu’il a souvent gravis, sauf à Lorient justement. « J’ai eu la chance d’évoluer dans des clubs bien placés, rarement en fin de tableau. Alors, être dans une équipe qui veut monter, c’est plutôt sympa. Bien sûr, au lieu du Vélodrome ou du Parc des Princes, ce seront des stades plus petits, comme Istres ou Wasquehal. Ce n’est pas grave, ça va me changer. À part ça, mon métier reste le même : il faut toujours courir, marquer. Ça va êtres sympa.« 
Pour son lancement, la Ligue 2 accueille donc un authentique international, 26 sélections, sept buts entre 1993 et 1997, une phase finale de l’Euro 96. Elle a sa star. Il s’en amuse. « Je n’ai pas réfléchi à tout ça. C’est sûr, j’ai toujours marqué en D1 (89 buts en 334 rencontres), alors tout le monde croit que ça va être facile pour moi de marquer en Ligue 2. Mais ça ne sert à rien de marquer dans une équipe qui perd. Et puis, surtout, je sais que ça va être dur. J’ai un certain palmarès, c’est vrai, mais les défenseurs que je vais trouver face à moi, ils ne vont pas s’en soucier. Ils me rentreront dedans, me mettront des coups et ne me feront pas de cadeau. Ça ne va pas être facile.« 
Il sait que son parcours, rare à ce niveau, ne lui garantit pas une avalanche de réussite, des buts à la pelle, de la joie à satiété. Il sera cible, proie, homme à combattre. Il y aura du respect, bien sûr, mais pas de sympathie gratuite. Tant pis, il connaît ce rôle. « Chaque fois qu’on change de club, il faut toujours montrer ses qualités, recommencer de zéro. Les autres attendent toujours beaucoup des nouveaux. Ce sera peut-être un peu différent cette fois, car ce n’est pas le même niveau, mais je suis ravi de découvrir d’autres horizons. » Le soleil se lèvera peut-être moins sur lui en Ligue 2, mais il assure ne pas s’en préoccuper. L’ancien Bleu, champion de France 1995 avec Nantes, vainqueur de la Coupe de la Ligue 1998 avec le PSG, ne craint pas l’obscurité de la deuxième division. Il paraît ravi de la situation, même si Lorient n’est pas un club de L2 comme les autres, puisqu’il participera en septembre à la Coupe de l’UEFA, conséquence de sa victoire en Coupe de France, ce printemps. La Coupe d’Europe, Loko connaît, comme son compère brésilien de l’attaque, Robson, passé par le Spartak Moscou. « Franchement, ça ne me gêne pas qu’on parle trop de moi. Je suis quelqu’un d’assez discret. Je ne recherche pas particulièrement à me faire remarquer. Les années passent, je suis aujourd’hui plus près de la fin que du début. Ma carrière est derrière moi. »

UN CONTRAT DE DEUX ANS

Ce n’est pas un avis de retraite, juste la remarque d’un homme de trente-deux ans, apaisé, tranquille, sûr de sa force et de son raisonnement. Il veut rejouer à l’étage du dessus – lui dit déjà « Ligue 1 », bien sûr – l’an prochain avec Lorient. Il veut « aider le club à remonter« . « J’ai encore les qualités et le physique pour jouer en Ligue 1 (NDLR : il a inscrit huit  buts à Troyes l’an passé). Mais j’ai mis tout ça entre parenthèses.« 
Loko n’a pas rangé à la cave son ambition, il a plutôt choisi d’aérer son quotidien, d’embellir la vie des siens, souvent perturbée par ses changements d’horizon
. « Le choix de revenir à Lorient, c’est pour me faire plaisir à moi et à ma famille. J’ai beaucoup voyagé, je voulais me poser. C’est pour ça que je voulais absolument signer deux ans. Pour me stabiliser. Lorient me l’a proposé, j’en suis heureux.« 

D’autres clubs avec qui il était en contact patinaient sur ce point, il l’avoue. Guingamp et d’autres, plus huppés, le voulaient. Mais il fallait patienter, transiger sur la durée du contrat. Loko en a eu assez de temporiser. « Je m’impatientais. Et puis le président de Lorient m’a rappelé. Je ne m’y attendais pas. On avait eu des contacts à la fin de saison dernière, mais comme Lorient était descendu, je n’y pensais plus. » Le président Jégouzo a pourtant retenté l’affaire et a remporté la décision. « Patrice, on le connaît ici, on sait ce qu’il peut apporter, explique le patron du club breton. C’est un joueur qui se déplace beaucoup, il connaît la maison pour y avoir joué et il a l’état d’esprit qu’on recherchait.« 
Les bons souvenirs que Loko a gardés de son premier séjour à Lorient et son amour pour la Bretagne (il possède une maison à Vannes, ville où il s’entraînait d’ailleurs avec l’équipe de CFA) ont fini de le convaincre. « J’ai sans doute accepté plus facilement cette proposition parce que c’est Lorient. Je sais où je vais. Alors je n’ai pas hésité et j’ai dit banco. » Si Loko est le bon numéro, Lorient remportera la mise.

Arnaud Tulipier


logo_lequipe27 juillet 2002

Lekipe270702Dernier tour pour Loko
Las de déménager chaque été, le nouvel attaquant de Lorient veut définitivement se fixer.

À TRENTE-DEUX ANS et après 309 rencontres de D 1, Patrice Loko va goûter à l’échelon inférieur, la L 2, qu’il avait simplement fréquentée le temps d’une rencontre, fin 2000, sous le maillot de Montpellier. Il se serait bien passé de cette découverte tardive. En début de semaine, il s’est engagé pour deux saisons en faveur de Lorient. « J’avais des contacts en L 1 (Guingamp, Strasbourg) mais les choses ont traîné. Je pouvais attendre, mais je ne voulais pas prendre de risques. J’ai également eu Bruno Metsu au téléphone, il souhaitait m’emmener avec lui, à Dubaï. Et puis, Lorient s’est manifesté. »
La semaine dernière, André Jégouzo, le président des Merlus, a appelé Patrice Liguistin, l’agent du joueur. Ensemble, ils ont évoqué les conditions de Loko, son salaire (environ 30 000 euros) et la durée de l’éventuel contrat. « Je voulais absolument signer deux ans, j’en avais un peu marre de déménager tous les mois de juin. J’étais un peu las de ces voyages. J’avais envie de stabilité mais les clubs de L 1 intéressés ne me proposaient qu’une année de contrat. Lorient, qui m’a déjà contacté en fin de saison, n’a pas hésité une seconde. J’en ai parlé avec ma femme et nous avons fini par accepter l’offre de Lorient… »
Une ville, un club qu’il connaît bien et qu’il apprécie pour y être passé en 1998-1999. « J’en garde un souvenir exceptionnel : grâce à ce club qui a beaucoup changé au niveau des infrastructures, je suis parvenu à relancer ma carrière. Le challenge est à nouveau très intéressant. Lorient veut remonter au plus vite et si possible passer quelques tours en Coupe de l’UEFA. » Et Loko devra, si possible, faire oublier dans les plus brefs délais le génial Darcheville, désormais girondin. Quelques heures après sa signature, l’ancien Troyen enfilait le maillot orange de Lorient. « Yvon Pouliquen voulait connaître mon état physique. J’ai disputé une mi-temps, mardi contre Guingamp. Je manque encore un peu de rythme mais ça va venir. »
En fin de contrat avec Troyes, Loko a entamé sa préparation,comme la saison dernière, à Vannes. « Le VOC, club local entraîné par Denis Goavec, m’accueille volontiers. C’est plus agréable de s’entraîner en groupe. »
Ce soir, face à Lyon, il ne jouera très certainement que quarante-cinq minutes. « Je ne sais pas encore à qui je serai associé. Depuis la reprise, les joueurs m’ont expliqué que l’entraîneur ne cessait de modifier le schéma tactique. C’est le moment idéal de faire des essais. Mais ce match contre Lyon, ce n’est pas une rencontre amicale. Pouliquen nous a dit que la préparation était terminée et que nous entrions de plain-pied dans la compétition. Pour mon retour, j’aimerais bien gagner ce trophée. »

Guillaume DUFY


logo_Telegramme3 août 2002

Patrice Loko : « Un maximum de réussite »

Un but, une passe décisive : Patrice Loko n’a pas manqué sa première sortie en Ligue 2 avec Lorient. Et son association avec Kroupi prend le bon chemin. Le nouvel attaquant lorientais dresse évidemment un bilan positif de cette première sortie, même s’il ne s’estime pas encore à 100 % de ses capacités.

Patrice Loko, cette première victoire est plutôt rassurante ?
Remporter ce premier match à l’extérieur, c’était important. Mais on va surtout retenir le résultat. Tout n’a pas été parfait dans le jeu, on n’a pas été assez bons, à mon avis, dans la maîtrise du ballon. Par contre, c’est vrai qu’on a eu un maximum de réussite devant le but adverse.

Vous donnez le premier, vous marquez le second, ce sont les débuts dont vous rêviez ?
Bien sûr, cela fait plaisir de commencer de la sorte. Mais ce n’est que mon troisième match cette saison. Je sais que j’ai encore besoin de travailler physiquement. Cela devrait aller de mieux en mieux au fil des matchs.

Votre entente avec Kroupi semble presque déjà au point…
C’est vrai qu’on s’est trouvé deux fois au bon moment. Avec Eli, on essaie de travailler à l’entraînement pour parfaire cette entente. Il nous reste encore du travail pour être vraiment au point.

Vous arrivez à Lorient dans une équipe qui vise la remontée. Ce premier match vous conforte-t-il dans cette ambition ?
Pour une équipe qui veut jouer la montée, le plus important, c’était de prendre les trois points ce soir. On a su le faire. Maintenant, je pense franchement que cette équipe a le niveau Ligue 1, c’est sûr. Il faut seulement qu’on le montre sur le terrain à chaque journée.


logo_OuestFrance18 septembre 2002

articleDenil_fclLoko, le plus Européen des Merlus
32e de finale de la Coupe de l’UEFA : Denizli – Lorient, jeudi (17 h)
FC Nantes, Paris SG, Lyon, Montpellier, Troyes… Cinq clubs et autant d’aventures en Coupe de l’UEFA, Coupe des Coupes ou encore Ligue des Champions pour Patrice Loko. Jeudi à Denizli, l’attaquant lorientais s’élancera pour disputer son 47e match européen. Retour sur un parcours entamé en 1994 et jalonné de 21 buts.

­FC Nantes : 8 matches et 3 buts, saison 1994-1995. « J’avais 24 ans et c’était ma première expérience en Coupe d’Europe. Cette année-là, nous avons été éliminés en quart de finale par le Bayer Leverkusen. Ce qui m’a marqué le plus à cette époque, ce sont nos matches en Russie. Dans les stades, il y avait certainement beaucoup plus de monde que chez nous. Mais l’ambiance était vraiment particulière. Comme si les spectateurs n’avaient pas le droit de bouger ou de crier. Ce sentiment était renforcé par la présence de très nombreux militaires autour et dans les stades. »

­Paris SG : 20 matches et 8 buts entre 1995 et 1998. « La première année à Paris a été fantastique. On a éliminé le Celtic Glasgow, Parme et La Corogne avant de s’imposer en finale face au Rapid de Vienne, un à zéro. Les matches de Coupe d’Europe ont vraiment soudé le groupe. Jusqu’à la finale, on a été très solidaires. Dans le bus après notre victoire, on était vraiment comme des gamins. Heureux de jouer et de vivre ensemble. Le lendemain à Paris, nous avons descendu les Champs-Elysées. C’était vraiment magique, même s’il y avait moins de monde que pour l’équipe de France.
L’année suivante, toujours en Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe, on a débuté en Turquie à Galatasaray. Battu 4-2 à l’aller, on renverse la vapeur à Paris. Puis en quart, après un 0-0 au Parc, on va gagner 3-0 à Athènes. Ce jour-là, j’ai marqué les trois buts. J’avais l’impression qu’à chaque fois que je tirais au but, je pouvais marquer. Ce triplé m’a fait connaître et reconnaître au niveau européen.
Un autre bon moment cette année-là, c’est en demi-finale face à Liverpool. On les a vus arriver au Parc en touristes. Ils nous prenaient de très haut. Ça nous avait énervés. Résultat, on les bat 3-0. On était super heureux. Et au retour, on se qualifie à Anfield Road malgré une défaite deux à zéro. Malheureusement, on est battu en finale par le Barça… Avec un but de Ronaldo sur penalty. »

­Lyon : 3 matches en Ligue des Champions en 2001. « J’étais rarement titulaire, mais je suis rentré contre Arsenal, le Bayern de Munich et le Spartak Moscou. La Ligue des Champions, c’est une tout autre intensité. Les équipes sont plus fortes et plus expérimentées. C’est un vrai plaisir de jouer à ce niveau. »

­ Montpellier : 11 matches et 6 buts saison 1999-2000. « On s’est qualifié pour l’UEFA en passant par l’Intertoto. Nous avons passé les 32es face à l’Etoile Rouge de Belrgrade. Mais nous avons été battus par La Corogne. C’était une belle expérience même si cela nous a joué des tours en championnat puisque nous sommes descendus en division 2 à la fin de la saison. »

­Troyes : 4 matches et 4 buts saison 2001-2002. « Le souvenir le plus marquant reste le match contre Leeds. Battus 4-2 à l’aller, on fait un super match retour pour la première épopée du club en Coupe d’Europe. On mène 3-1 lorsque je me procure une occasion en or. Je veux tellement m’appliquer que je la mets au-dessus de la barre. C’était la balle de match. Finalement, on revient à 3-2 à cinq minutes de la fin et on est éliminé. »

­Lorient : saison 2002-2003 c’est du 50-50 ! « Denizli, c’est une équipe que personne ne connaît. C’est du 50-50. Il faut absolument s’appuyer sur ce que l’on fait de bien en championnat. Comme on peut marquer à tout moment, nous avons nos chances surtout si on marque là-bas. Beaucoup de joueurs lorientais vont connaître leur première expérience européenne. Il faut bien se préparer et savourer. La Coupe d’Europe, c’est vraiment autre chose. Mais ce ne sera positif que si cela nous sert à progresser en championnat. »

Recueilli par Nicolas CARNEC.


logo_lequipe19 septembre 2002

articleLEQUIPE_fclSuivez le Loko
De Nantes à Lorient, Patrice Loko a parcouru l’Europe sous six maillots différents.
À PAMUKKALE, à côté de Denizli, Patrice Loko fait figure de guide. Pas pour visiter les thermes de ce coin du Sud-Ouest turc où les Lorientais échappent à leur quotidien morose (11e de L 2) mais pour arpenter cette Europe qu’ils découvrent. Bien sûr, Martini (absent), Robson, Bouzin, Guel et Bedrossian ont déjà goûté aux délices continentaux. Pas un ne possède cependant le CV de l’ex-international. Loko entame sa neuvième campagne sous son sixième maillot. Rappel.

NANTES (huit matches, 1994-1995) : « Pour mon premier match (chez le Rotor Volgograd, 2-3), je me souviens d’un déplacement au fin fond de la Russie, dans des conditions difficiles : petit hôtel, des lits pas propres… Le genre de match qu’on a hâte de jouer pour repartir au plus vite ! Sinon, c’est Leverkusen (en quarts, 1-5, 0-0) qui m’a marqué. À l’aller, nos deux gardiens étaient blessés. Jean-Louis Garcia, qui ne jouait plus trop, a dû s’y coller mais il passe un peu au travers. Plus que la finale perdue contre Barcelone (0-1) avec le PSG, c’est mon pire souvenir européen. Avec l’équipe que nous avions, on n’aurait jamais dû s’arrêter là. »

PARIS-SG (dix-huit matches, 1995-1999) : « On avait vraiment une belle équipe, soudée et expérimentée avec Guérin, Rai, Fournier… Je me souviens de mon triplé à Athènes (3-0 contre l’AEK en 1996-1997 en quart de finale), un match où tout m’a souri. J’ai aussi parlé aux gars de l’ambiance, de ce public presque fanatique en Turquie (Galatasaray en 1996-1997 en huitième) et en Grèce. On reçoit toutes sortes d’objets sur la tête. Quand il n’y a pas de piste autour du terrain, mieux vaut ne pas faire les touches et les corners… Il paraît que ce sera moins chaud ici, tant mieux !
L’année où on gagne (C 2, 1995-1996), on a ressenti un grand soulagement à la fin de l’épopée. Je me souviens de la fête, de la foule, des Champs-Élysées, un peu comme les champions du monde… L’année suivante, on perd en finale contre Barcelone (0-1). Une grosse frustration. Je marque en début de match mais je suis signalé hors jeu à tort. On perd sur un penalty de Ronaldo. Personne ne s’en rappelle, pourtant je pense qu’on la méritait plus qu’eux.
Auparavant, on affronte Liverpool (demi-finale : 3-0, 0-2). Quand on est arrivé au Parc, les Anglais étaient couchés sur la pelouse, tranquilles avec le walk-man. Ça nous a énervés et on leur en a mis trois. Mais au retour, quelle ambiance ! Impressionnant ! On devait être attentifs à tout, ne pas se laisser emporter puisque, à 2-0, on était encore qualifiés. On avait de l’expérience, on a cassé le rythme mais, si le match avait duré cinq minutes de plus, je crois qu’on aurait été éliminés ! »

MONTPELLIER (quatre matches, 1999-2000) : « De jolies rencontres contre l’Étoile Rouge et La Corogne. Ça donne confiance quand on retrouve la D 1. Ceci dit, comme on avait disputé l’Intertoto, on a débuté le Championnat déjà fatigués. On l’a payé (Montpellier sera relégué à la fin de la saison). »

LYON (trois matches, 2000-2001) : « J’étais remplaçant mais j’ai découvert avec la Ligue des champions un niveau encore plus relevé. Les parties sont plus rugueuses, plus physiques, la tension plus importante. Mais on sent moins le parfum de la Coupe avec ce système de poule. Sur six matches, les meilleurs sont toujours à l’arrivée. On ne passe pas loin de la qualification. On échoue lors du dernier match face au Spartak (1-1). Le terrain était si dur que certains avaient joué en baskets. Il nous manque un but. Rageant. »

TROYES (quatre matches, 2001-2002) : « On pouvait sortir Leeds (2-4, 3-2). On a eu du mal à entrer dans le match aller. Le manque d’habitude sans doute. Le stade plein, trente minutes avant le coup de sifflet, nous a un peu paralysés. Ça ne pardonne pas. Au retour, nous avions battus Leeds, invaincu à cette époque dans son Championnat. Je marque deux fois à l’aller mais je mets une belle occase au-dessus au retour. Si elle est au fond, nous passons. Dommage… »

LORIENT (2002-2003) : « Nous n’irons pas en finale mais nous allons tout faire pour aller plus loin, jouer une équipe plus renommée, dans un beau stade puisque la pelouse n’est pas terrible ici… J’ai toujours envie de revivre ces moments, de découvrir de nouveaux endroits. Ce rendez-vous peut nous ressouder, nous redonner plus de volonté, d’envie. Il doit aussi nous remettre nos objectifs en tête, nous permettre de retrouver un jeu plus efficace, plus rigoureux avant notre match très important contre Nancy, dimanche. »


logo_FF12/11/2002 (n°2953)

Les deux font la paire

BUTEURS. Quatre efficaces duo d’attaquants écument le championnat cette saison. Lorient, Chateauroux, Grenoble et Toulouse mesurent ainsi que le talent se conjugue au pluriel.

Loko-Kroupi, Les compères

Orphelin de son vieux complice Jean-Claude Darcheville, parti cet été à Bordeaux, Elie Kroupi n’aura pas mis bien longtemps à lui trouver un successeur de qualité. L’avant-centre des Merlus, qui avait formé avec le guyannais une paire irresistible, contribuant très largement à la remontée en L1 en mai 2001, s’éclate depuis trois mois au côté de Patrice Loko. Un aîné qui le fait profiter de sa longue experience : « Lorient a vraiment fait un recrutement interessant en le faisant venir ici. C’est un gars qui a un sacré parcours derrière lui et, forcément, j’apprends beaucoup à ses côtés« .
Avec déja sept réalisations à son compteur, l’international ivoirien constitue naturellement le fer de lance de l’attaque morbihannaise, misant avant tout sur sa force athlétique et une redoutable efficacité dans la surface de vérité. « Lui c’est un joueur tout ne puissance, qui aime particulièrement les duels, témoigne son compère Loko.Il aime perturber les défenses. Moi au contraire, je demande le ballon dans les espaces. Mais au niveau de nos courses, on ne fonctionne pas trop mal. »
Pour en arriver à une telle complicité, puisque les deux joueurs constituent un vrai tandem, associés qu’ils sont depuis le début de la saison, Loko et Kroupi travaillent énormément au quotidien : « L’entraîneur attend de nous que l’on bosse notre complicité à l’entraînement. Alors on se cherche sur des une-deux, on travaille notre positionnement sur des coups de pieds arrêtés, des centres » raconte Loko. A l’arrivée, les automatismes livrent des résultats plutôt positifs, Kroupi le finisseur n’hésitant pas à faire la dernière passe à son collègue, comme en début de saison à Metz, par exemple.
Etonnant alliage de puissance, d’experience et de finesse, le partenariat entre Loko et Kroupi ne peut que progresser, si l’on en croit ce dernier.  » « C’est un sacré partenaire. Ca me change de Jean-Claude ! Pat a évidemment d’autres qualités que lui. Comme nous ne sommes associés que depuis le début du championnat, il faut laisser du temps au temps« . Auteur pour sa part de quatre buts, ce qui porte le total de ce duo à onze, Patrice Loko ne s’est fixé aucun objectif sur le plan personnel. Pour lui, seul compte l’interêt du club, et cette philosophie s’applique également à son collègue : « Nous ne nous sommes pas mis en tête de claquer pour terminer meilleurs buteurs. L’essentiel, c’est de rapporter des points à Lorient. Il n’y a que la gagne qui nous interesse. Ainsi, on a toujours envie de marquer les premiers, parce qu’on sait qu’en L2, c’est souvent le premier à scorer qui prend une option sur la victoire.« .
Tout heureux d’avoir retrouvé un Kroupi en pleine possession de ses moyens, après qu’il eut manqué une partie de la saison passée en raison de blessures, Lorient et son entraîneur Pouliquen disposent d’un attelage craint par tout le championnat, et largement taillé pour aider le club à retrouver sa place parmis l’élité à coup d’exploits…

Franck Simon


Logo_FCLnet28/11/2002

Loko: « Je crois très fort à la montée »

A Gueugnon, Lorient ne s’est pratiquement pas procuré d’occasions. Etant attaquant et buteur, comment vis-tu ce genre de match ?
On a fait une bonne première mi-temps, nous étions bien organisés. Au niveau de la finition c’est toujours plus difficile à l’extérieur à cause du système de jeu. On court aussi beaucoup pour défendre.

Même si le FCL ne monte pas cette année compte tu rester à Lorient l’année prochaine ?
Oui, j’ai signé pour deux ans pour aider le club à monter. J’y crois très fort dès cette saison.

D’après toi qui va monter cette année ?
A mon avis Le Mans car ils sont en tête depuis le début avec une bonne avance qui devrait leur permettre de finir dans les trois. Je vois aussi Toulouse. J’aime bien cette équipe qui joue pas mal. Et Lorient !
Pour Châteauroux je n’y crois pas beaucoup, c’est une équipe jeune qui va probablement manquer de maturité.

Comment juges-tu l’évolution du club depuis ton dernier passage lors de la première saison en D1.
Il y a eu des évolutions positives. Au niveau des infrastructures, à l’époque le vestiaire n’était accessible que pour les matches. Aujourd’hui nous avons un beau vestiaire accessible aussi aux entraînements avec une salle de muscu bien équipée. Les bureaux sont aussi tous regroupés, maintenant tout le monde travaille ensemble au même endroit.

Après ta superbe carrière, que compte tu faire ? As-tu déjà des projets ?
Je n’ai pas encore de projets établis, mais ce ne sera pas obligatoirement dans le foot. De toute façon mon objectif est de jouer le plus longtemps possible, tant que je pourrais courir ! J’aurais aimé partir à l’étranger, mais à mon âge c’est difficile !

Quels sont tes loisirs ? Profites-tu de la proximité de la mer pour faire du bateau ?
Mon beau-frère est marin pécheur donc je vais souvent avec lui sur l’eau. J’ai mon permis bateau et étant sur Vannes je visite le golfe au moteur.

Connais-tu le web merlu ?
Je n’ai pas trop le temps de « surfer » car dès que je vais sur mon PC je m’occupe de répondre aux mails de mes fans que je reçois depuis mon site officiel (patriceloko.org). Le webmaster est très sympa et je regrette de ne pas avoir pu lui accorder plus de temps lorsqu’il est venu me voir au match de Châteauroux. Là bas ils ne laissent pas les gens accéder aux joueurs et il pleuvait vraiment très fort …

Que penses-tu des supporters Lorientais ?
Je pense que depuis le début de la saison le public vient en nombre au stade. Mais les encouragements ne viennent malheureusement qu’à la fin du match. Ils sont présents mais un peu exigeants.
Quant au groupe qui fait les déplacement, je suis désolé mais je ne connais pas son nom … Je sais juste que c’est celui qui est derrière le but et qu’il est très actif.

Qu’aimais tu dans chaque club dans lequel tu es passé ?
Nantes: J’ai aimé la formation, On était un groupe de copains. Puis les trois dernières années au club où ce même groupe de jeunes a réussi à décrocher une place européenne chaque année et au final un titre de champion de France.
PSG: L’organisation du club était d’une grande qualité. Tout était fait pour oublier les problèmes quotidiens et se consacrer à 100% aux matches. J’ai aussi beaucoup aimé la Ville
Montpellier: Le cadre de vie est agréable. C’est un club familial où règne la bonne humeur. De plus, M.Nicollin est un homme proche de ses joueurs.
Lyon: Comme à Paris, l’organisation du club est de qualité et on apprécie de vivre à Lyon. Je n’ai malheureusement pas beaucoup joué car les deux attaquants titulaires (Anderson et Govou) étaient vraiment très forts.
Troyes: C’est un club comme Lorient qui débute en L1. Les gens sont sympas et accueillants. J’ai vraiment passé une bonne saison là bas.

Quel a été ton plus beau souvenir dans ta carrière de footballeur ?
Il y en a deux:
Le titre de champion avec Nantes. C’était l’aboutissement d’un travail de plusieurs années d’un groupe de jeunes.
Je n’oublie pas bien sûr la coupe d’Europe avec le PSG, un moment merveilleux.

Avec quels joueurs que tu as croisé t’entendais-tu le mieux ? Et ceux que tu admirais ?
Il y a eu Sonny Anderson à Lyon, il est vraiment bon. Léonardo aussi à Paris, il est excellent et en plus il est très sympa, très humain et très simple.
Je n’oublie pas non plus mon pote Ouédec bien connu à Lorient !

Loïc et Cesman


logo_Telegramme24/01/2003

NANTES (L1), DEMAIN (18 H 15)
Loko, le buteur des grands soirs


Les grands rendez-vous se succèdent à un rythme infernal pour les joueurs du FC Lorient qui, entre une importantissime victoire contre Metz et un déplacement au Mans, s’offriront un intermède chatoyant samedi contre Nantes. Un match au parfum exaltant pour l’enfant de la Jonelière, pour le buteur des grands soirs qu’est devenu Patrice Loko.

Patrice Loko s’attend à « un beau match », demain, entre Lorient et Nantes.

Moins vif qu’autrefois, moins bien entouré et servi aussi qu’il le fut lors de la saison 94-95, qui le vit cumuler titres de champion et de meilleur buteur de D1, Patrice Loko n’a plus la même efficacité qu’à l’apogée de sa carrière. Faute de quantité (six buts en 22 matchs), l’attaquant lorientais soigne la qualité : depuis le début de saison en effet, Loko-le-buteur ne tourne qu’au super, adversaire prestigieux ou match charnière, essence ordinaire connait pas.

Amiens aussi

La preuve par le détail des réalisations de l’ancien international : un but à Reims pour lancer la saison (1ere journée), un contre Toulouse pour fêter son retour au Moustoir (2e), un à Saint-Etienne dans le chaudron vert (6e), deux contre Metz (4e et 22e) et un à Amiens (17e). Amiens !!?… Erreur ? Entorse au raisonnement ? Exception qui confirme… Rien de tout cela. Si tout se termine bien en fin de saison, tout le monde s’accordera en effet à dater du déplacement au stade de La Licorne le « vrai départ » d’une équipe lorientaise qui, depuis, a engrangé seize points sur vingt.
« On avait commencé cette série avant les fêtes et ça nous a boostés pour ce mois de janvier », confirme Loko, pour qui « les joueurs ont pris conscience qu’il fallait faire encore plus d’efforts ». Capitaine depuis trois rencontres, l’ancien Nantais n’a plus les mêmes doutes qu’il y a deux mois. « Avec les individualités qu’on a, on se doit d’être dans les trois premiers. Depuis deux-trois matchs on démontre qu’on y a notre place. Maintenant, il faudra absolument ne pas se relâcher à l’avenir ».

Une mission pour « Super Loko »

L’avenir tout proche, c’est la rencontre de Coupe de France contre Nantes demain au Moustoir. « Ce sera un beau match », pronostique le capitaine lorientais, qui aimerait bien, pour une fois, briller contre une équipe qui lui a très peu souri depuis qu’il l’a quittée.
Nantes au Moustoir, c’est logiquement une mission pour « Super-Loko », le buteur des grands soirs. Probablement remplaçant, à trois jours du déplacement au Mans, Patrice n’aura sans doute que quelques minutes pour la remplir. Le plaisir de se rappeler au bon souvenir des Nantais n’en serait que plus intense, quand bien même le capitaine lorientais ne fait aucune fixation sur ses stats individuelles : « La victoire me suffit ».

Benoit Siohan


logo_FF18/02/2003 (n° 2967)

Quatre mousquetaires en route pour les quarts

COURSE. Ces huitièmes de finale ont été marqués par quelques hommes, parmi lesquels pointent Loko, buteur providentiel de Lorient, Tatarian, capitaine exemplaire de Martigues, Frei, nouvel attaquant de Rennes, et Goursat, entraîneur comblé d’Angoulême. Jusqu’où iront-ils ?

Loko, l’atout des Merlus
L’attaquant de Lorient a marqué et qualifié son équipe face à Lille (1-0). Une vieille habitude chez cet habitué des buts décisifs.

Contre Nantes, au tour précédent, Patrice Loko est entré en jeu à la 78e minute. Dix minutes plus tard, il déviait de la tête un ballon en or pour Elie Kroupi, qui qualifiait les Merlus (1/0). Dimanche, contre des lillois décevants, l’ancien joueur de Nantes et du Paris-SG a lui même terminé le travail à l’issue d’un match au scénario identique à celui contre les Canaris. A deux minutes du coup de sifflet final, Loko, qui avait fait son apparition quelques instants plus tôt, s’est précipité dans la surface sur un centre à ras de terre d’Esceth N’Zi et a puni Wimbée d’une reprise à bout portant de l’interieur du gauche. Heureux hasard ? Simple coïncidence ? Non, évidemment. A trente-deux ans, l’infatigable attaquant aux 89 buts en L1 sait juste mieux que quiconque où trainer sa « vieille » carcasse quand s’égrènent les dernières minutes d’une rencontre indécise. Son experience, son flair et son instinct lui ont appris depuis longtemps à bien négocier ces fins de match où le moindre but décide du sort d’une rencontre. « Quand j’ai vu Nicolas partir sur le côté, j’ai su que c’était bon pour moi. Je savais qu’en arrivant le premier dans la surface j’avais toutes les chances de finir l’action.« 

Cette saison, Patrice Loko a frappé à 7 reprises en Championnat. Il n’a marqué qu’une seule fois pour du beurre. C’était à Metz (2-1, 4e j.) en début de saison. Mais Loko, c’est aussi et surtout l’unique but d’un tête, à la 83e minute de la victoire capitale contre Toulouse (1-0, 2e j.), le but égalisateur à Saint-Etienne (1-1, 6e j.) ou, plus recemment, le premier des deux buts des Merlus contre Metz (2-0, 22e j.). A croire que le rusé Merlu choisit ses matchs. Et que la Coupe de France, compétition qu’il a déjà gagné avec le PSG en 1998, attire particulièrement son attention. « La Coupe, ça transcende, se justifie-t-il. Lorient, en plus, a gagné ce trophée l’année dernière et n’a pas envie de le lâcher sans combattre. Moi, je suis comme les autres, cette compétition me donne des ailes. Contre Lille, j’ai pratiquement suivi toute la rencontre du banc. J’ai vu nos adversaires prendre peu de risques et accuser un léger relâchement en fin de rencontre. J’avais envie de rentrer car je savais qu’il y avait un bon coup à jouer.« 

Qualifié pour les quarts de finale de cette Coupe de France, cinquième du championnat de L2, à un petit point d’une place sur le podium, synonyme de remontée en L1, Lorient se retrouve désormais confronté au traditionnel dilemne des ambitions. Doit-il faire de cette coupe un réel objectif ? Doit-il se focaliser sur son Championnat ? Loko, lui, a choisi de ne pas choisir : « Quand on se retrouve à deux matchs du stade de France, on n’a pas le droit de ne pas jouer le coup à fond. La remontée en L1 reste un objectif primordial, mais la Coupe de France en est un autre aussi important. Pour Yvon Pouliquen, qui détient ce trophée depuis deux ans, on doit essayer d’aller au bout. Pour lui, ce serait beau.« 

Loko sera donc à l’écoute de Téléfoot, dimanche prochain pour y découvrir le futur adversaire des Merlus en Coupe de France. « En quart de finale, tout le monde est dangereux. Les équipe de National ou de CFA qui se retrouve à ce stade ont forcément réussi quelques exploits qu’ils peuvent réediter. L’important sera donc de recevoir. Personnellement, j’aimerai bien croiser tôt ou tard la route du PSG. Ce serait un beau petit clin d’oeil du destin.« 

Laurent Campistron


SAISON 2003/2004

logo_lequipe13 novembre 2003

Lekipe131103Loko dans l’impasse
Deuxième buteur lorientais l’an passé (10 buts, derrière Kroupi, 12), l’ex-international, trente-trois ans, n’est même plus sur le banc.
LES CHIFFRES SONT PARFOIS impitoyables. En l’occurrence, si l’on s’y réfère, le mariage Lorient-Loko devrait vite toucher à sa fin. Au fil des journées, l’attaquant morbihannais, qui aura 34 ans en février, a en effet vu fondre son temps de jeu. Sa dernière apparition sous le maillot tango remonte même à la venue de Valence (3-1, 9e journée), le 20 septembre.
En quatorze matches, Loko n’aura été utilisé que 317 minutes dont 238 lors des trois premières journées, les seules qu’il a disputées comme titulaire. Remplaçant par la suite, il n’est même plus apparu sur le banc ces dernières semaines. « Je m’entraîne et l’entraîneur choisit, constate-t-il. Je suis disponible. Pro et patient. » Trop ? Christian Gourcuff ne semble plus trop compter sur lui : « Dans mon système, j’ai besoin de joueurs explosifs. En 1998, j’avais vraiment souhaité le faire venir du PSG pour jouer en D1. Les années passent et c’est plus difficile pour lui en termes d’exigence. Dans un autre système, il pourrait peut-être jouer. »

La situation de l’ex-Nantais ne risque pas de s’arranger puisque les chiffres confortent les décisions de son coach. Après tout, Loko est resté muet quand il a joué et les Merlus, sans lui, caracolent en tête du classement des attaques avec 27 buts. Ainsi, ses dix buts de la saison passée ne pèsent pas lourd. Ni les 8 en 27 sélections en équipe de France, ni les 22 qui avaient fait de lui le roi des buteurs de la D 1, en 1995 avec Nantes, ni les 12 (dont 4 en Coupe d’Europe) inscrits à Troyes en 2001-2002.

Nommé juste avant le début de saison à la place d’Yvon Pouliquen, dont Loko était devenu un relais essentiel, Gourcuff a recruté Antonin Koutouan et Bakary Koné. Les deux jeunes Ivoiriens se sont mis à marquer. Leur compteur cumulé affiche 11 réalisations dont 9 lors des huit dernières journées.

Gourcuff : « Pas opposé à son départ »

Décevant la saison passée, le Brésilien Robson devait partir mais il est resté et a déjà marqué quatre fois. Kroupi, 12 buts en 2002-2003, vient de rentrer après une longue blessure. Et Abdoulaye Koulibaly, un jeune attaquant guinéen, a signé son premier contrat pro. « L’entraîneur a recruté des joueurs et il s’appuie sur eux, admet Loko qui aimerait être fixé. Le mercato arrive et je n’ai pas les données en mains. Mon idée de départ, c’est Lorient. Mais si je ne peux plus exercer mon métier… Bientôt, il y aura une fin. Mais moi, je souhaite une autre fin. »

Sa situation embarrasse aussi son président, Marcel Le Mentec : « Patrice a été l’attaquant le plus constant la saison passée. Il est exemplaire. Bien sûr, on souhaiterait qu’il soit sur le terrain et s’il veut me voir, ma porte est ouverte. Cela dit, s’il pense qu’un départ est la meilleure solution, nous ne sommes pas contre si cela le satisfait. » Pourtant, entre un départ de son joueur et un retour sur le terrain, Gourcuff a choisi : « Je ne suis pas opposé à son départ, c’est une question de bon sens. En tout cas, ce serait dommage qu’il termine comme ça. »

Après Nantes, le PSG, Montpellier, Lyon, Troyes et Lorient, une nouvelle aventure attend sans doute Loko. Amiens (16e attaque de L 2) serait prêt à l’accueillir au début de l’année 2004. « Honnêtement, je ne peux rien dire. Je n’ai encore eu aucun entretien avec mes dirigeants. Il serait prématuré d’envisager quoi que ce soit puisque c’est à eux de décider. La L 1 ne m’effraie pas. Je pense pouvoir jouer encore une ou deux saisons. Je cours encore, hein ! »

RAPHAËL RAYMOND (avec F. L. D.)


logo_OuestFrance13 novembre 2003

losl04lFootball: FC Lorient : Patrice Loko sur le départ
Très peu utilisé depuis le début de saison, Patrice Loko pourrait quitter Lorient prochainement.
(photo : Béatrice Le Grand)

L’attaquant des Merlus en contacts avec plusieurs clubs
Peu utilisé par Christian Gourcuff depuis le début de saison, l’attaquant lorientais envisage de quitter le Morbihan. Le club du président Le Mentec semble même prêt à le laisser partir si le joueur trouve une équipe.
Avec 10 buts au compteur la saison dernière pour un temps de jeu moyen de 88 minutes sur les trente-huit journées de championnat, les statistiques de Patrice Loko étaient loin de celles d’un préretraité. Cette saison, l’arrivée de nouveaux attaquants comme Koné et Koutouan, ont barré la route de l’ancien international. Ne rentrant pas dans les plans de Christian Gourcuff, Patrice Loko a continué à travailler sans faire de bruit et en attendant son heure. Sauf qu’à 33 ans, les heures défilent plus vite, en tout cas dans le monde du football. « Actuellement, je ne suis pas dans les plans de Christian Gourcuff, commente Patrice Loko. Il fait ses choix et je les respecte. Mais comme je ne peux pas être remplaçant tous les week-ends, la question de mon départ se pose. »

Sous contrat avec le FC Lorient jusqu’en juin 2004, Patrice Loko pourrait donc quitter le Morbihan lors du Mercato. « Les dirigeants m’ont expliqué que si je trouvais un club, ils ne seraient pas opposés à mon départ. À condition que je trouve une opportunité intéressante. » Pour l’heure, deux clubs de Ligue 2, Amiens et Nancy, semblent intéressés par l’attaquant lorientais. « Pour l’instant, il n’y a rien de très officiel, souligne Patrice Loko. Mais j’ai encore les jambes et une grosse envie de jouer. Je me tiens prêt pour le FC Lorient, où le challenge de la montée en Ligue 1 reste passionnant. Mais si j’ai une opportunité en Ligue 2 ou même en Ligue 1, je partirai. »

Nicolas CARNEC.


 

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