ARTICLES DE PRESSE – F.C. NANTES (1990/1995)


SAISON 1989/1990

logo_lequipe23 août 1990

Lekipe230890L’atout Loko

Depuis le début de la saison, ils sont quelques jeunes à se faire leur place au top. Aujourd’hui, gros plans sur le nantais Loko et le mulhousien Keller.

A quelques décisions près, Patrice Loko ne serait plus au FC Nantes aujourd’hui. Mais prêté à la filiale de La Roche-sur-Yon avec Maufay et Saint-Guily. « Ça ne m’aurait pas gêné, dit-il. Plutôt que de jouer en réserve, je préférais tenter ma chance en division 2. En tout cas, voir autre chose« . Arrivé d’Amilly au centre de formation du FCN en juillet 1985, cet attaquant de dix-neuf ans était alors à mi-chemin de l’équipe première et de l’étage au-dessous. Difficile de prendre une décision à son sujet. Finalement, c’est Miroslav Blazevic qui donnera le feu vert. Après avoir été un des premiers à vouloir s’en débarrasser. « Ce que je voulais, se défend l’entraîneur nantais, c’est le provoquer. Éveiller chez lui un sentiment de révolte pour qu’il ait envie de se battre. On me l’avait décrit comme quelqu’un de craintif, et je n’ai pas besoin de ce genre de joueur. Jusqu’au jour, lors d’un entraînement, où je l’ai vu pousser Deschamps lui-même pour marquer un but. Là, j’ai décidé de le garder dans le groupe.« 

Résultat ? Loko a toujours fait partie des treize depuis le début de ce Championnat (dont trois fois titulaire). A l’évidence, cet international minimes, cadets, juniors, né en février 1970, convoité par Monaco, Auxerre et Saint-Étienne après une pré-sélection interligue à Vichy, n’est pas loin d’être mûr. Celui qui le connaît le mieux, celui qui l’a fait et conduit à ce niveau, Reynald Denoueix, avoue : « C’est quelqu’un qui est sensible et qui prendra donc son temps pour réussir. Mais, Il réussira. Quand il est arrivé, sa maîtrise, sa finesse, son adresse nous avaient impressionnés. Il possède toujours ces qualités, mais ne les expriment pas encore au plus haut niveau. Pourquoi ? Il n’est pas encore totalement prêt. En ce moment, il en est au stade des passes décisives, mais dès qu’il se sentira bien, il finira lui-même le travail. »

Le patron de la D3 à Nantes est catégorique : Loko est intelligent. Et c’est tout, sauf un rêveur. « A l’inverse des joueurs de couleur, il est très respectueux des consignes. » En même temps qu’il marque le coup lorsque Blazevic lui crie dessus. Il est parfaitement réceptif à tout ce que l’entraîneur yougoslave lui raconte. Ce qui lui a permis de retourner en sa faveur l’opinion de ce dernier qui n’était pas forcément positive au départ. Ce qui, à la réflexion, n’est pas évident. Preuve que le garçon a de la qualité. Mais au FCN, que ce soit Gilles Albert, qui s’occupe de la D4, Denouiex ou Suaudeau qui chapeautent la formation, personne n’en a douté une seconde. D’ailleurs, tous les trois sont en train d’en façonner quelques autres façon maison.

Patrick DESSAULT


SAISON 1992/1993

logo_lequipe 3 septembre 1992
(au lendemain de la victoire de Nantes sur Le Havre 5/2)

Leqkipe030992LE JEU ET LES JOUEURS
Loko-Pedros, le ticket choc

Nantes, et on s’y attendait un peu tellement cette équipe est bien dans sa peau, sûre de son jeu et de sa force collective, a de nouveau réalisé une bonne sortie devant un adversaire réputé difficile. Le meilleur verrou de France a en effet explosé à la Beaujoire devant la maestria nantaise, jamais avare de ses efforts. Malgré des conditions délicates, les jaunes nous ont proposé une soirée comme on les aime, pleine de vie, de talent, et surtout, ils ont fait preuve de réalisme, ce qui n’avait jusque là pas été toujours le cas.

A Nantes, c’est encore une fois le groupe tout entier qui est à ressortir. Mais nous donnerons une mention spéciale à VULIC, encore, patron des lignes arrières et meilleur buteur actuel du club. Avec lui, CAPRON et LE DIZET ont réalisé un match solide, le premier étant par ailleurs très présent en attaque. Enfin, LOKO, qui a finalement trouvé la récompense de ses efforts, et PEDROS, qui est la classe à l’état pur, sont également à ressortir… Au Havre, on ne voir guère que BERTIN, et encore, qui ait réussi à surnager.

Patrick DESSAULT


 

logo_lequipe4 septembre 1992

Lekipe040992L’orchestre jaune
Nantes a séduit tous les observateurs depuis le début du Championnat. Il le doit surtout à ses jeunes. Revue des troupes.
Patrice LOKO
Attaquant
22 ans, 1,78 m, 74 kg
Formé au club (1986)
1er match en D1 : juillet 89 contre Auxerre (Note du site web : avril 1989 contre Bordeaux)
95 matchs en D1
Suaudeau : « Au début, il a rendu trop de services sur les côtés, on le faisait jouer le long de la ligne pour qu’il exprime ses qualités. C’est un joueur de contre-pied, très mobile, plus à l’aise dans l’axe. A défaut d’être toujours précis, même s’il a tendance actuellement à gommer ce défaut, Patrice a du flair. Devant, c’est quelque chose d’essentiel. Il court bien, de mieux en mieux en tout cas. Je dirais qu’avec Ouédec, on a enfin trouvé une paire d’attaquants de poids. Ils ont besoin l’un de l’autre, et pour l’heure, c’est Loko qui en profite. Techniquement, il doit encore progresser et pouvoir mieux se concentrer encore. »


SAISON 1993/1994

logo_lequipe18 janvier 1994

Lekipe180194Loko, le chainon marquant…
…et manquant. Avec lui, Nantes se porte mieux et Nicolas Ouédec aussi.

Voilà pour le moins un retour aux petits oignons ! Première occasion, premier but. « Huard me réussit bien« , s’est souvenu illico Patrice Loko. L’attaquant nantais ne pouvait rêver mieux pour débuter cette année qu’il espère à l’image de la production nantaise de samedi, et à la hauteur de ses espoirs. Lesquels ont été grandement perturbés en 1993 par une blessure au pied qui l’a laissé sur le flanc presque 6 mois, et dans la foulée par une lésion musculaire de la cuisse qui lui a fait craindre le pire. A tel point qu’à l’entame de la trêve d’hiver, et avant qu’il aille consulter le professeur Saillant à Paris qui lui conseilla le repos et une reprise en douceur, on avait envisagé carrément l’opération qui l’aurait éloigné des terrains deux gros mois encore. Autant dire qu’il aurait dû faire une croix sur la saison 93/94. Mais comme tout homme a besoin d’un coin de ciel bleu dans sa vie, Loko a reçu cette guérison-miracle et ce but devant Bordeaux. Le premier. Celui qui déride une partie. En même temps qu’il réchauffe le cœur. « L’ambiance, le soutien du public aussi, c’est tellement bon, ça fait tellement de bien », précisait-il, après avoir renoué avec une efficacité passée qui l’avait propulsé jusque chez les Bleus en janvier 1993. « La dernière fois que j’ai joué à la Beaujoire, se souvenait-il, c’était contre Toulouse (NDLR : le 29 mai dernier) » mais son dernier but remontait à plus loin encore, à Lille exactement en mars 1993. On veut parler d’un match officiel, sinon le plus récent n’est pas si vieux que celà, puisque c’est lui qui a permit à Nantes d’aligner sa première victoire lors des rencontres amicales, contre la sélection du Maroc à Casablanca.

Patrice Loko est donc de retour ! Et sa soif de jouer, de vaincre, n’en est que plus évidente « Jusqu’ici, je n’avais fait que deux matchs, mais à l’extérieur (Le Havre et Saint-Etienne) avant de me blesser à nouveau, à la cuisse. Je ne ressens d’ailleurs plus aucune douleur.« 
Et le nantais est tout disposé à rattraper le temps perdu. Depuis ce vilain pépin contre Rodez, en Coupe, qui n’a constitué qu’une triste suite à son chapelet de malheurs, le sort ne l’avait pas épargné. Le voilà qu’il tourne à nouveau pour lui, ce qui tombe pile pour l’intéressé mais aussi pour Nantes, prêt à boucler une fin de saison de feu, et pour Suaudeau, qui a retrouvé celui qui « symbolise le mieux l’abnégation du joueur, alors que c’est un vrai leader« . Coco est content, autant que son attaquant. « J’ai retrouvé le gagneur qu’il était. Il l’est plus que ses partenaires« . Alors, que demande le peuple ? Juste un peu de chance maintenant !

Patrick DESSAULT


 

 logo_lequipe14 février 1994

Lekipe140294Nantes fait du rab !
seizième de finale de la Coupe de France / Lorient – Nantes : 0 – 2 a.p.
LE JEU ET LES JOUEURS
Loko le libérateur
LORIENT – A la limite, on a pas vu un vrai affrontement de Coupe avec l’engagement du petit et les doutes du gros. On a assisté à un match qui a gentiment ronronné, sans donner l’impression que l’une ou l’autre équipe pouvait au bout être éliminée.

A Nantes, tout le monde est à mettre au même niveau, mais avec une mention à LOKO, qui une nouvelle fois a montré la voie à son club. A Lorient, autour du très bon TRINITA, chacun a rempli son rôle. Danio, bon organisateur se ses lignes arrières, KERHUIEL puissant dans ses montées, les jeunes BOUGER et BOURMAUD se montrant un peu légers au total.

Patrice DESSAULT


logo_lequipe6 avril 1994

Lekipe060494Honneur au maillot jaune
Les Nantais ont mis fin au record d’invincibilité du PSG en marquant trois buts à une équipe parisienne fatiguée. Les jaunes sont toujours dans la course pour l’Europe.
[…]
LE JEU ET LES JOUEURS
La menace Loko
Les jeunes attaquants nantais ont fait plier la garde de fer du Paris-SG. Pedros, Loko, Ouédec, le tiercé gagnant des Canaris.
(…) Quant à Pedros, si on ne l’avait guère vu aux avant-postes avant le repos, il devait ensuite être présent dans tous les bons coups. Auteur du deuxième but, et passeur avisé sur le troisième, il a fait très mal au PSG.

C’est également le cas de LOKO qui a énormément pesé sur la défense parisienne tout au long du match. Constamment en mouvement, hargneux, véloce, il s’est débrouillé seul pour marquer le premier but et fut l’un des nantais les plus méritants. OUEDEC, lui, s’est surtout mis en évidence en seconde période. Il a surtout profité des boulevards qui se présentaient pour créer des brèches et inscrire son 17e but. (…)

Patrick DESSAULT


logo_lequipe29 avril 1994

Lekipe290494Nantes : Loko sur le départ, Pedros peut être
Si les regards portés sur les nantais l’an dernier par les gros portefeuilles de notre championnat reste aussi perçant cette saison, les données n’ont pas pour autant changé.
D’un part, Guy Scherrer, s’il maintient qu’il n’y aura pas à Nantes en juin prochain « de départs dont on peut faire des gorges chaudes » ne tient pas non plus à « entraver la carrière d’un joueur qui aura tout à gagner en quittant le FCNA« .
D’autant plus si les discussions entamées n’aboutissent pas comme c’est le cas avec Patrice Loko. Il apparaitrait, chacun restant sur ses positions, que l’attaquant international (qui doit encore un an de contrat à son club car il a joué plus de 130 matchs en D1 en quatre ans) va quitter la Loire-Atlantique très bientôt. En théorie, afin que chacun s’y retrouve, le joueur devrait accepter une prolongation de contrat et partir dans la foulée, imitant ainsi Marcel Desailly en juin 1992. Nantes avait alors empoché 10 MF. Mais en pratique…
A moins que le PSG, qui apprécie beaucoup le talent de Pedros, lequel n’est pas non plus insensible à la région parisienne, fasse des propositions fermes à Nantes pour son gaucher passeur-meneur. Auquel cas, on peut imaginer le deal suivant : Pedros à Paris pour 15 MF, Nantes prolonge le contrat de Loko qui, ce coup-ci, demeure au FCNA. Possible.

(..)

Patrick DESSAULT


SAISON 1994/1995

logo_lequipe19 août 1994

Lekipe190894OUEDEC – LOKO
Meilleurs buteurs tous les deux du Championnat, les Nantais se régalent, et le public avec.
Le tandem de l’été
Les chiffres s’enfilent comme des perles autour du coup d’un championnat qui a déjà les yeux sur eux. Sur des Nantais productifs et forcément efficaces avec Nicolas Ouédec et Patrice Loko, meilleures gâchettes (3 buts) et Raynald Pédros, passeur de première (deux services décisifs déjà). En clair, Ouédec marche sur ses propres traces puisqu’il a terminé l’exercice précédent à la première place en compagnie de Djorkaeff et Pedros a pris résolument le même chemin que l’an passé, clôturant ce classement particulier en tête (douze passes décisives) devant Enzo Scifo (bloqué à 9)
En fait, la nouveauté vient de la qualité Ouédec/Loko, ce dernier s’était hissé cette fois-ci à la hauteur de son cadet d’un an. Pour cause, le pauvre Patrice avait dû patienter 6 mois avec une blessure au pied à rallonge avant de reprendre.


 

 logo_lequipe28 octobre 1994

Lekipe281094Loko à plein régime
A la fin des années 80, Blazevic l’avait pratiquement condamné à la D2. Mais après dix ans à Nantes et cent cinquante-sept matches de D1, le protégé de Bud est devenu indispensable. Histoire d’un joueur programmé.

Imaginez la scène ! Un Robert Budzinski, rentrant en pleine nuit de Sully-sur-Loire en voiture et filant vers Nantes, obligé de s’arrêter deux ou trois fois sur le bas côté de la route. Embarrassé ? Sérieusement ballonné, oui. « Un truc pas possible » se souvient-il.
C’était en 1985, et Il revenait dare-dare de chez les Loko avec lesquels il avait diné. « Sa maman, d’origine polonaise comme moi, m’avait fait un plat de légumes verts que j’adore, et j’en ai pris, et j’en ai pris tellement c’était bon… » Trop !
Le directeur sportif nantais ne regrette pas aujourd’hui d’avoir été aussi gourmand et barbouillé de sa vie, même si on comprend facilement que sa mémoire ait conservé intacte cette anecdote. Cependant, au-delà de cette anecdote, il lui est facile, presque trop, de parler de ce joueur qu’il a toujours défendu. « Contre le reste du monde à un moment… » Un gars à l’anglaise, à la mentalité impeccable « car il ne calcule pas et ne chipote jamais sur un terrain…« 

En clair, il en donne pour son argent. C’est vrai que personne, ici, à Nantes, ne gardera le souvenir d’un Loko glandeur et fumiste. Et ce n’est pas parce qu’il est aujourd’hui propulsé en tête des buteurs du championnat que son image va soudainement se brouiller. Son altruisme dans le jeu, sa discrétion dans l’existence le conduisent davantage à fréquenter le concret qu’à tutoyer l’éphémère et apprécier le clinquant.

« Je n’aime pas me mettre en avant « 

Lorsqu’il dit : « Je ne veux pas être jugé au nombre de buts que j’inscris, même s’ils me font plaisir, je veux surtout que l’on retienne tout ce que j’entreprends sur un terrain« , c’est à la fois tout lui et tout Nantes. Tout lui, car ce n’est pas quelqu’un « qui aime se mettre en avant » comme il le répète. Tout Nantes, car en Loire-Atlantique on ne conçoit pas un rôle restrictif pour l’attaquant, fût-il meilleur buteur. « La récupération chez nos gars de devant est élevée chez nous à la hauteur d’une institution« , rappelle Budzinski.

Et Loko, qui l’a parfaitement assimilé, fait corps avec cette façon de voir les choses depuis presque dix ans qu’il est là. « Mais je ne voudrais surtout pas que l’on se fasse une fausse idée de moi, qu’on me confonde avec un vrai buteur que je ne suis pas, car je suis moins adroit que d’autres devant le but. J’ai progressé, c’est vrai. Et quand je suis bien physiquement, je pense que je transforme environ quarante pour cent de mes occasions de but. J’ai appris à gérer mes courses, à bien coordonner mes mouvements avec celui des autres attaquants, je me concentre davantage aussi devant le but, ce qui fait que je ne perds plus mon sang-froid aussi facilement qu’avant. Je finis aussi mieux mes matches car je répartis mieux mes efforts. » Fruit de dix années et plus de travail, résultat aussi de cent cinquante sept matchs de Première Division.

« Mon objectif, c’était douze buts »

Car, en définitive, le parcours de cet international qui file sur ses vingt-cinq ans, a pour ainsi dire, été programmé. Sans à-coup.

Quand on exhume de nos archives un avis de Reynald Denoueix datant de septembre 1990, on le comprend mieux encore. « C’est quelqu’un de sensible qui prendra donc son temps pour réussir, mais il réussira. En ce moment, il en est au stade des passes décisives, mais dès qu’il se sentira bien, il finira lui-même le travail« , expliquait l’éducateur nantais. Lequel a bien saisi le profil de son élève. Qui l’admet : « Je ne suis pas quelqu’un qui a grillé les étapes. Tout ce que j’arrive à faire désormais, j’y suis parvenu petit à petit. Dans ma carrière, il y a une continuité que j’apprécie.« 

Tout vient en son temps pour ce jeune homme qui n’est pas monté en graine, un poil plus vieux que ses coéquipiers, plus mûr aussi. Ses dix buts – « Mon objectif était d’en marquer douze cette année, je devrais y arriver. » – et son nouveau statut chez les Bleus lui donnent un moral qui I’aide davantage encore à se réaliser sur une pelouse.

Un moral qu’Il a bien failli perdre en 1988 quand rien ne collait au FC Nantes, quand il a failli partir dans la filiale vendéenne de l’époque, La Roche-sur-Yon pour s’aiguiser les dents, parait-il.

Curieusement, c’est Miroslav Blazevic qui l’a retenu après avoir été l’un des premiers à souhaiter s’en débarrasser. « Ce que je voulais, nous a expliqué l’entraineur croate, c’était le provoquer. Éveiller chez lui un sentiment de révolte pour qu’il ait envie de se battre. On me l’avait d »écrit comme quelqu’un de craintif et je n’avais pas besoin de ce genre de joueur. Jusqu’au jour, lors d’un entraînement, où le l’ai vu bousculer Deschamps lui-même pour marquer un but. Alors là, je n’ai plus hésité ! « 

On dit aussi que Budzinski a insisté auprès de Blazevic pour reconsidérer, sa première décision. Toujours est-il qu’à partir de ce moment, Patrice Loko a fait ses premières apparitions en Division 1, excentré le plus souvent, sur le flanc droit.

Le pli était pris. Loko, originaire du Loiret, licencié à Amilly, poussé au foot par son père, ancien joueur amateur et éducateur à Orléans, venait d’entrer dans la carrière. « Et je suis certain qu’il va aller loin », conclut Bud, qui se doute bien qu’un jour, l’envie de son joueur le poussera à partir. « J’aurais vécu dix ans dans le même club, confie l’intéressé, et à un moment de votre vie cela devient une nécessité de s’en aller. » En fin de saison ?

Pas sûr, surtout si le FCNA joue l’an prochain en ligue des champions !

Patrick DESSAULT


 

 logo_FF21/03/1995 (n° 2554)

Lekipe210395TRANSFERTS – Les têtes d’affiche
Patrice Loko (Nantes)
Né le 6 février 1970 à Sully sur Loire

Attaquant
Club : Nantes
Matchs : 171
Buts : 37

Sélections : 6
1992-1993 : Nantes, 35 matchs, 6 buts
1993-1994 : Nantes, 17 matchs, 5 buts
1994-1995 : Nantes, 28 matchs, 18 buts
1 an de contrat

Manager : Henri Zambelli
Estimation : 15 MF

De la bande des Nantais, Patrice Loko est le dernier à avoir explosé. Un drame familial l’avait profondément marqué l’année dernière, et on lui reprochait de ne pas assez marquer. Depuis, Patrice a retrouvé son équilibre, il est le meilleur buteur du FCNA et sa place en sélection est indiscutable. Les offres ne manqueront pas d’affluer dans le bureau de Jean-Claude Suaudeau, et on dit même que le PSG souhaite le prendre en même temps que Karembeu…Loko à Paris ? Fernandez en rêve !


 

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